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Ubuntu Web App bonne idée ou pas?

Je teste depuis quelques temps une nouveauté qui devrait normalement être disponible dans la prochaine version d’ubuntu les «Ubuntu Web App». Le principe de celles ci est de permettre, via des extensions du navigateur web (pour l’instant Firefox et Chromiun), à différents services web de venir s’intégrer au bureau via Unity. Vous trouverez dans cet article (en anglais) la liste des services supportés pour l’instant. Pour résumer ces services s’intègrent dans le bureau par l’intermédiaire de deux mécanismes : le dock unity et les notifications. Au moment où vous vous rendez sur ce site il vous pose gentiment la question si vous voulez qu’il s’intègre, à vous de répondre oui ou non. La gestion se faisant par l’intermédiaire du service de «comptes en lignes» disponible dans Gnome3 sur lequel s’appuie Unity.

CORRECTION : Ce projet étant en phase de développement très actif tout cela peut changer beaucoup et rapidement.

À l’utilisation

Même si je trouve l’idée générale asse sympathique (malgré quelques réserves que j’exposerais plus tard) il faut bien reconnaître que ce n’est pas si enthousiasmant à l’usage. Avoir des lanceurs spécifiques pour les services web que l’on utilise souvent pourquoi pas mais les avoir dans des onglets épinglés dans Firefox est tout aussi pratique et au moins ils sont ouverts tout le temps. De plus en utilisant ces lanceurs ça ouvre une fenêtre de navigateur supplémentaire au lieu d’un onglet, c’est loin d’être vraiment pratiques.

Deux points sont plus intéressants je trouve : l’affichage des Google docs dans le dash (pour ceux qui l’utilisent ça peut être pratique) et l’intégration dans Shotwell d’une fonctionnalité qui permet d’envoyer plus facilement ses photos sur picassaweb (et Google Plus en même temps)

Tout cela passe par une extension du navigateur donc les notifications ne sont disponibles que si celui-ci est démarré, mais dans ce cas elles  perdent largement de leurs intérêt puisque vous avez les services directement accessible dans un onglet qui se signale quand le contenu a changé. Dans ce contexte m’indiquer le nombre de nouveau tweet alors que j’ai ma page twitter dans l’onglet à coté est peu utile.

Le principe

L’idée de base peut sembler intéressante mais hormis sa réalisation peu attirante elle soulève aussi un problème. On a encore une fois un mécanisme qui participe à la minitelisation d’internet. Ce n’est pas internet avec tout son choix de service que l’on amène sur notre bureau ce sont encore une fois les grands services centralisateurs que l’on nous propose. De plus en faisant le choix de l’extension de navigateur j’ai peur que ce système ne soit pas facilement extensible. J’ai espéré un moment qu’a la manière d’un greasemonkey on puisse ajouter des services via des scripts perso mais je n’ai rien trouvé de tel.

CORRECTION : je viens de tomber sur cette page qui explique comment on peut intégrer n’importe quel site web dans Unity. Ça lève au final pas mal de doutes.

On a donc une idée qui peut sembler séduisante dont la mise en œuvre est loin d’être enthousiasmante et qui n’est pas sans poser des problèmes.

Pour ceux qui voudraient tester il est possible de passer par un ppa pour l’utiliser dans Ubuntu 12.04

sudo add-apt-repository ppa:webapps/preview
sudo apt-get update
sudo apt-get install unity-webapps-preview
sudo apt-get upgrade

Retour sur Ubuntu 11.10

Bon je débarque peut-être après tout le monde mais je préfère prendre le temps d’utiliser quelque chose avant de donner mon avis. J’utilise Ubuntu 11.10 depuis a béta sur un portable de test cela fait donc maintenant suffisamment de temps pour avoir pu me faire une idée. Je tiens à préciser une chose tout de suite, ceux qui me suivent ici ou ailleurs ont compris que je ne supportais pas Unity mais je ne m’étendrais pas sur le sujet ici, il mérite à lui tout seul un autre billet. Ubuntu ne se limite pas à Unity, il y a suffisamment d’autres sujet à aborder pour occuper ce billet.

Du bien

Commençons par les motifs de satisfaction, car il y en a.  D’abord, l’installation est toujours aussi simple et efficace. Un jour j’essaierais de faire faire une installation par un cobaye lambda mais je suis toujours aussi impressionné par la facilité d’usage de l’installeur.

Le choix de Lightdm comme écran de connexion est aussi une bonne idée selon moi. L’aspect visuel est très agréable et son utilisation efficace. L’accès de la session invité des l’invite de connexion la rend plus facile d’accès. et le fait d’avoir un utilisateur déjà sélectionné accélère la connexion puisqu’il suffit d’entrer le mot de passe directement.

Fournir Deja-dup pour les sauvegardes est  une excellente idée. Je l’utilise régulièrement pour faire des sauvegardes sur un disque externe et il se révèle d’une simplicité propre à permettre son usage par le plus grand monde. J’aurai juste apprécié que certain dossier caché soit déjà dans la liste des dossiers à ignorer (le .cache notamment) mais bon, je pinaille. C’est d’ailleurs de manière générale une application à conseiller pour mettre en place facilement une politique de sauvegarde.

Une petite amélioration à signaler qui peut passer pour un détail mais qui est propre à faciliter l’usage d’Ubuntu par le grand public c’est la demande de confirmation à l’usage de la commande « add-apt-repository ». Elle permet d’éviter l’ajout par erreur de dépôts inexistant du à une faute de frappe. Détail simple mais qui, encore une fois, facilite la vie des utilisateurs moins expérimenté.

Je vous passe la litanie des modification internes auxquels pour lesquels vous avez déjà eu droit à de nombreux articles un peu partout sur le web. De tout cela je ne retiendrais qu’une chose : ça fonctionne sans problème particulier.

La nouvelle version de la logithèque est aussi en progrès, je n’en suis pas un grand utilisateur, préférant de loin synaptic, mais elle remplit plutôt assez bien son rôle. Seul reproche c’est le manque de visibilité des licences libres ou propriétaire. L’information y est; mais je trouve qu’elle pourrait être plus visible.

Et du moins bien

Hormis Unity une seule chose me fâche vraiment dans cette version d’Ubuntu et c’est un gros méchant bug. Il est lié à l’utilisation du chiffrement du dossier personnel. Quand vous activez cette option à l’installation le système chiffre aussi la partition swap. C’est assez logique car cela permet de protéger aussi les données personnelles qui peuvent se trouver dessus notamment si utiliser l’hibernation. Malheureusement l’activation de cette fonctionnalité empêche le montage de la partition de swap, plutôt gênant notamment sur un portable or c’est justement avec les portables que cette fonction est la plus importantes. Je ne sais pas si c’est un problème particulier lié à mon matériel ou pas j’avoue ne pas avoir pu me pencher dessus ni savoir vraiment dans quelle direction cherché. Si quelqu’un a des info la dessus je suis preneur.

Un autre problème mais qui ne me parait pas être spécifique à Ubuntu c’est la gestion de l’autonomie. L’estimation de l’autonomie de la batterie tend vers le n’importe quoi et déclenche des mises en hibernation ou des alertes un peu n’importe quand. Il se met à hurler d’un coup que je n’ai plus que quelques minutes d’autonomie alors que ma batterie et à 40%. Si je débranche mon chargeur en cour d’utilisation il hurle comme quoi la charge n’est pas suffisante et déclenche l’hibernation etc. etc. Plutôt emmerdant et c’est loin d’être rassurant pour un utilisateur moyen.

Je trouve aussi toujours énervant le démarrage automatique du gestionnaire de mise à jour, certes ce n’est pas nouveau mais jusqu’à présent il y avait des moyens de contournement mais malheureusement ils ne semblent plus fonctionner. Je comprends que les développeurs aient voulu attirer l’attention des utilisateurs novices vers la nécessité de faire les mises à jour mais ne pas offrir d’autres solution pour les utilisateurs expérimenté est plus gênant.

Du coté de gwibber l’application de micro-blogging, il progresse1 mais c’est loin d’être suffisant. Il ne permet plus d’afficher séparément les flux des différents comptes et ne permet toujours pas l’affichage des conversations. Pour moi ce sont deux fonctionnalités que je trouve indispensable.

En conclusion

Bon comme cela à première vue le tableau paraît bien sombre mais il ne faut pas oublier que j’ai mis en avant des points particulier, comme d’habitude on parle plus des trains qui arrivent en retard que des trains qui arrivent à l’heure. Une fois les critiques mises à part il ne faut pas oublier qu’Ubuntu reste à la base une distribution particulièrement performante et facile à utiliser. Beaucoup de choses fonctionnent correctement «out of the box ». Globalement parlant votre Ubuntu vous l’installez et ça marche point final et c’est agréable. Certes tout n’est pas parfait mais c’est loin d’en empêcher l’usage au quotidien, la preuve je m’en sers encore, certes je n’ai pas gardé Unity mais Ubuntu ne se limite pas à Unity. Quand à développer ce que je reproche à Unity ce sera pour un prochain billet.


  1. et heureusement vu d’où il vient je ne vois pas comment il aurait pu faire autrement 

Petit retour sur Unity

Vous n’avez pas du passer à coté la nouvelle version d’Ubuntu est sortie et avec elle son nouveau bureau made in Canonical Unity.
J’ai toujours été sceptique à propos de ce bureau mais j’ai préféré attendre la sortie de la version finale pour pouvoir la tester avant de m’exprimer car je n’aime pas lancpo des pierres sur des gens pendant qu’ils sont en train de faire le boulot. Que je ne sois pas d’accord avec ce qu’ils font n’est pas une raison. De plus il et difficile de se faire une opinion sur un outil en cours de développement.
D’abord coupons court à la première critique : Non je ne suis pas hostile au changement, bien au contraire, Pas mal de choses ont changé depuis la sortie de Gnome2. Nous sommes passés aux écrans larges, on utilise les GPU pour motoriser les interfaces graphiques, l’utilisation des ordinateurs portable (et parmi eux les netbooks) a remplacé majoritairement l’utilisation de l’ordinateur de bureau. Tout cela peut légitimement nous amener à penser qu’une mise à jour de nos interfaces graphiques pouvait être nécessaire. (Moi aussi j’ai souvent râlé contre les deux panel gnome sur mon netbook). Mais Unity est elle une bonne solution? Même si certains éléments me semble être de bonnes idées l’ensemble ne m’a pas totalement convaincue

De bonnes idées quand même

Commençons d’abord par ce que j’apprécie. L’idée de placer un dock sur le bord gauche de l’écran me semble plutôt bonne en fait. C’est un moyen simple pour exploiter le mieux possible les  écrans larges et ça rend les écrans de taille réduite des portable plus exploitables notamment pour les netbooks.
Ensuite le fonctionnement du dock où les icônes font office à la fois de lanceur et de barre des tâches c’est un peu déroutant au début (je cherche encore ma barre des tâches en bas) mais en fait ça se révèle assez efficace.
Enfin le menu global, j’ai été très sceptique à son propos au début mais depuis que j’utilise un netbook je reconnais apprécier le gain de place. C’est perturbant au début mais on finit par s’y faire plus facilement que je ne l’aurais cru. Par contre je ne pense pas le garder sur mon ordinateur de bureau mais c’est à tester. Petit détail gênant ce système empêche de fermer les fenêtres en arrière plan si elles sont agrandies mais ça reste un inconvénient minime.

Mais quelques problème sur le plan pratique

Maintenant abordons les points qui fâchent et essayons de faire cela sans recourir au troll, c’est à dire en essayant d’argumenter. Ce qui me gène énormément dans Unity c’est l’utilisation des dash. Je ne sais pas si c’est parce que c’est mal utilisé dans Unity ou si c’est le concept en lui même qui est mauvais mais pour l’instant je ne trouve pas cela pratique du tout.

Si vous voulez lancer une application que vous n’utilisez pas souvent il vous faudra jusqu’à 5 clics et naviguer d’un bord à l’autre de l’écran, Je vous dis pas la galère sur un netbook ou n’importe quel portable que vous utilisez au touchpad. Certes il y a des solutions alternatives pour les applications que vous utilisez le plus souvent mais du point de vue logique de conception je trouve ça assez bizarre de faire quelque chose qui de base est peu pratique auquel il faut ajouter quelque chose pour en faciliter l’utilisation.
Je n’arrive vraiment pas à trouver ce cela apporte de plus en terme de facilité d’utilisation, et d’efficacité que le menu application de Gnome21.

Le deuxième point qui me gêne est le mélange entre les applications classiques et tout ce que relève de la configuration des préférences et du système2. Certes tous les outils sont disponible dans leur propre catégorie mais vu comment il est intuitif d’accéder aux différentes catégories c’est loin d’éclaircir les choses. Et si vous avez le malheur de déplier la liste compête des applications disponibles sur le dash des applications tout y est mélangé, franchement comme modèle de clarté on fait mieux. Et donc, de la même manière que précédemment, pour « simplifier » le problème on a mis un accès à un simili panneau de configuration3 dans le menu de déconnexion! Quelqu’un peut me dire en quoi il est logique de le mettre à cette endroit là ? Qui irait chercher les outils de configuration dans le menu dédié à l’arrêt du système?4 Encore une fois on a une mauvaise solution du à une mauvais idée de base ou une mauvaise exploitation de celle-ci. Je voudrais troller, je dirais que ça me fait penser à l’outil de défragmentation du disque fourni avec Windows 95.

Autre chose d’ennuyeux aussi c’est le positionnement des deux icône de lancement des dash d’application ou de gestion des fichiers. Ils sont situé dans le bas du dash après les lanceurs et les applications ouvertes. Résultat, selon le nombre d’application que vous avez lancé, ils ne sont pas toujours au même endroit. Je veux bien que l’on ne passe pas son temps à lancer des applications mais quand même à l’usage c’est loin d’être pratique et j’ai peur du résultat sur un l’écran plus grand de mon desktop.

Le point suivant qui me gène c’est l’affichage des applications à installer. Je comprend l’envie qu’a eu Canonical de mettre en avant la simplicité d’installer des application et la richesse du catalogue disponible dans les dépôts mais je trouve vraiment que ça n’est pas pratique. D’une part l’utilisateur avancé est au courant et n’en a pas besoin, et d’autre part l’utilisateur lambda risque d’être submergé par des informations dont il ne sait que faire. Pour peu qu’il ne voit pas la mention « Applications à installer » il risque de cliquer sur des icônes qui l’amèneront directement vers la logithèque sans comprendre de quoi il s’agit. Un lien vers la logithèque indiquant le nombre d’application disponible dans la catégorie aurait été tout aussi efficace, tout aussi visible et moins source d’erreur. De plus sur l’écran d’un netbook c’est une perte de place très désagréable. Si encore on pouvait désactiver cette affichage mais ce n’est pas possible.

Quelques idées d’amélioration :

Ce n’est pas tout de critiquer, c’est bien mieux si on peut proposer quelque chose,  voici donc quelques idées en vrac pour améliorer Unity.

  • Déplacer les boutons Applications et Dossiers vers la haut du dock. et placer les icône de la barre des tâches en dessous.
  • Rendre les catégories plus utilisable dans le dash application. Présenter une liste des catégories sur la gauche sensible au survol de la souris pour n’afficher que les applications d’une catégorie serait une solution à creuser. Ça permettrait aussi de régler le problème de l’affichage des applications d’administration et des préférences utilisateurs en les regroupant dans leurs propre catégories.
  • Afficher uniquement le nombre d’application installable par catégorie sous forme d’un lien vers la logithèque dans le bas du dash plutôt qu’une liste d’application.

En conclusion

Après cette assassinat en règle essayons quand même de relativiser tout ça. Il ne faut pas dramatiser; mes propos peuvent paraître durs mais il n’en reste pas moins que Unity est largement utilisable. Elle a ses défauts, comme toutes interfaces graphiques peut en avoir, mais ensuite c’est à vous de voir en fonction de votre utilisation. N’hésitez pas à la tester avant de vous faire votre propre opinion, et surtout prenez du temps pour le faire, c’est un sujet où nos habitudes nous empêche souvent de percevoir les avantages de tel ou tel système.

Pour comparer j’ai voulu tester EasyPeasy, c’est une distribution basé sur Ubuntu qui se veut optimisé pour les netbooks. Elle propose pour cela un lanceur d’application spécifique et simple qui prend tout le bureau mais est très efficace. La version actuellement disponible (la 1.6) est basé sur Ubuntu 10.04 et la prochaine est censé être basé sur la 11.O4. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire de Unity mais un mélange entre le dock et leur lanceur spécifique peut se révéler sympathique. Quand à la comparaison avec gnome-shell, je dirai à première vue que je ferais le même genre de critiques mais je ne l’ai pas assez testé pour l’instant pour être totalement affirmatif.


  1. et sur ce point on pourrait faire le même reproche à Gnome-shell mais ce sera pour un autre billet 

  2. et je ne parle même pas de séparer préférences et administration visiblement c’est une idée totalement enterré 

  3. avec tout les défauts que cela implique 

  4. Ça me fait penser à la blague à propos de Windows où pour arrêter l’ordinateur il faut cliquer sur le bouton démarrer 

Corrigez l’affichage de Plymouth si vous utilisez burg

L’affichage de Plymouth (l’écran de démarrage d’Ubuntu/Linux) pose problème quand on utilise les drivers propriétaire Nvidia (à ce qu’il parait c’est aussi le cas pour ATI mais je n’ai pas testé). Les tutoriels pour résoudre ce problème se sont multiplié sur le Net, il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin mais ils sont fait pour le gestionnaire de démarrage par défaut d’Ubuntu : grub. Si comme moi vous utilisez burg en plus pour avoir un joli écran de choix plutôt que l’horrible menu texte de grub il vous faut une version adapté c’est ce que je propose ici.
Au passage merci à Clapico pour la version originale de ce tuto que je me suis contenté d’adapter pour burg.

Commencer par installer le paquet v86d
sudo apt-get install v86d
Ouvrir le fichier /etc/default/burg avec les droits administrateur :
sudo gedit /etc/default/burg
Modifiez la ligne
GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"
pour qu’elle ressemble à ça :
GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash nomodeset video=uvesafb:mode_option=1024x768-24,mtrr=3,scroll=ywrap"

Veillez à remplacer l’indication 1024×768 par la résolution qui va bien en fonction des caractéristiques de votre écran bien sur.

et ensuite dé-commentez la ligne (en enlevant le # au début)
#GRUB_GFXMODE=800x600 et modifiez la résolution avec celle que vous voulez, prenez garde bien sur à bien indiquer la même que dans l’étape précédente.

Ouvrez le fichier /etc/initramfs-tools/modules avec les droits administrateur et ajoutez-y cette ligne
uvesafb mode_option=1024x768-24 mtrr=3 scroll=ywrap
Ensuite modifiez le fichier /etc/initramfs-tools/conf.d/splash toujours avec les droits d’administrateur et ajoutez-y
FRAMEBUFFER=y
Mettez à jour la configuration de burg avec la commande
sudo update-burg
Ainsi que celle de initramfs avec cette commande :
sudo update-initramfs -u

Et voila il ne vous reste plus qu’à redémarrer votre ordinateur pour profiter d’un écran de démarrage correct.

Suggestion de quelques PPA

L’un des avantages de la distribution Gnu/Linux Ubuntu est l’existence de PPA qui permettent d’ajouter facilement des dépôts contenant des versions plus à jour des logiciels ou d’autres logiciels non présent dans les dépôts existant.

Voici quelques PPA que j’utilise et pourquoi :

Comment ajouter ces dépôts à votre système :C’est très simple vous vous rendez sur la page que j’indique dans le paragraphe « Adding this PPA to your system » vous repérez son l’adresse exact indiqué en gras (du style ppa:blabla/truc) et vous l’utilisez dans la commande suivante :

sudo add-apt-repository ppa:blabla/truc

ensuit mettez à jour la liste de paquets et installez les paquets voulu comme vous procédez habituellement. Pour ceux qui préfèrent la méthode graphique vous pouvez aussi ajouter directement l’adresse du PPA dans la boite de dialogue de synaptic là où il demande « la ligne APT »

Précautions d’usage : Je tiens à préciser qu’il vaut mieux faire attention aux PPA que vous utilisez. Je n’utilise que des PPA recommandé par des sources reconnues et/ou des dépôt adossés à un projet (comme le dépôt claws-mail par exemple). En général ça me permet d’avoir des versions récentes de logiciel sans pour autant me retrouver avec des applis totalement instables.

Et vous vous recommanderiez lesquels?

Correction : Mes plus plates excuses j’avais fait l’énorme erreur en ces temps de sortie de Firefox 4 de vous indiquer les PPA firefox-stable et firefox-next.

 

Unity dans Ubuntu 11.04 : Essayons de réflechir sans troller.

L’annonce de Mark Shuttleworth à propos de l’utilisation de Unity comme interface principale pour la version 11.04 d’Ubuntu a déclenché une vague de troll en tout genre dans l’univers Ubuntu ce qui a laissé peu de place à la réflexion et l’analyse.

Essayons de réfléchir un peu avant de se faire une opinion ça nous évitera la multiplication inutiles des copains d’Hébus.

Premier point : Qu’est ce que Unity et à quoi sert-il?
Unity ne remplacera pas Gnome mais uniquement Gnome-shell c’est à dire certain composant constituant uniquement l’interface graphique de Gnome.  Limiter Gnome à son interface est un raccourcis qui frise l’insulte pour bon nombre des développeurs qui contribuent à ce projet. Tout le reste de Gnome continuera à être présent sur Ubuntu et ce n’est pas rien, cela intègre un nombre non négligeable de librairies et d’application. Dire que Ubuntu tourne le dos à Gnome est donc totalement faux.
Deuxième Point : Pourquoi rejeter Gnome-shell?
Donc Mark Shuttleworth, en fait, ne veut pas de Gnome-shell. Interface prévue pour Gnome3 qui se veut changer radicalement l’usage de Gnome. Bon pourquoi pas… Le problème est que Gnome-Shell a été lancé en réaction à la sortie de KDE4 qui apportait un réel changement à par rapport à KDE3 ce qui a lancé une vague de réaction dans le style «Regardez KDE ils ont lancé plein de nouveauté de la mort qui tue et les développeurs de Gnome ils ne proposent toujours rien qu’est ce qu’ils foutent ces fainéants?» Le résultat un projet qui part sans savoir à quoi il sert ni ou il va, en général ça ne mène pas loin. Je ne pense pas que ceux qui critique le choix d’Unity ait vraiment testé Gnome-Shell. Honnêtement même si je pense que c’est une interface qui contient de bonnes idées je ne pense pas qu’elle soit vraiment utilisable par le grand public, or c’est quand même la cible d’Ubuntu. Franchement j’imagine très bien la réaction du windowsien migrateur face à Gnome-Shell avec la main sur la souris : «Elle est où la barre des tâches?» «Et mes programmes ? ils sont où?» Certes il est facile de les trouver mais ça ne tombe pas sous la main tout seul contrairement à ce que l’on peut penser… Il ne faut pas oublier que beaucoup d’utilisateur capable de faire preuve d’une vivacité d’esprit par ailleurs sont complétement bloqué face à un ordinateur. C’est un mécanisme très étrange et difficilement compréhensible le l’avoue mais ça existe, c’est comme l’ail pour les vampires on ne sait pas pourquoi c’est comme ça mais c’est le cas. Personnellement je trouve Gnome-Shell hyper efficace mais à condition de t’en servir au clavier, le coup de l’interface graphique à utiliser au clavier franchement ça va être dur à faire avaler à beaucoup. De plus j’ai eu souvent l’occasion de lire que les développeurs de Gnome-Shell étaient assez fermé aux contribution extérieurs en terme de conception de l’interface. Mark Shuttleworth voulant justement bousculer les choses du point de vue de l’interface la scission était peut-être finalement difficilement évitable.
Troisième point : Prendre l’Unity actuelle comme référence n’a pas de sens.
Pour évaluer l’intérêt de Unity pour le desktop tout le monde se base sur la version actuelle utilisé dans la version pour Notebook d’Ubuntu. Or en fouillant un peu on comprends vite que la version desktop ne sera pas la même, certain composant et principes de base vont rester bien sur mais pas tous. Il faut bien comprendre que l’un des critères important dans la conception de la version actuelle, à savoir la faible taille des écrans de notebook, n’existe plus pour la version desktop. Il ne faut pas se tromper ça fait une différence énormes en termes de cahier des charges. De la à se dire que la version finale comportera de grandes différences il n’y a pas un grand pas à faire. Le fait est que l’on a très peu d’information la dessus c’est vrai et c’est probablement le plus regrettable dans l’affaire.
Quatrième point : Posons les questions au lieu de troller ça permettra d’avancer.
On peut résumer tout cela assez simplement en fait : Unity-desktop sera une nouvelle interface dont on ne connait que peu de chose qui remplacera une autre nouvelle interface dont le peu que l’on sait c’est qu’elle sera difficilement exploitable par le grand public. C’est plutôt assez peu pour se faire une opinion ferme sur le sujet et clouer MS au pilori non? Certes cela soulève beaucoup de question, mais tout le monde trolle et personnes ne les pose. Par exemple Unity-desktop utilisera compiz, pourquoi pas, mais dans ce cas quid des problèmes de performance de compiz avec les pilotes libres? Personnellement quand j’active Compiz avec ma radeon 9200 au bout d’un moment ma machine se met à swapper comme une folle. comment je fais avec unity? C’est à cela que j’aimerais avoir des réponse pas besoin d’une foule qui hurle soit à l’abomination soit au génie. Les gens qui réfléchissent avanceront toujours plus que ceux qui hurlent…
Cinquième point : vous pourrez toujours virer Unity.
C’est à croire que même les Linuxiens avertis continuent à penser comme s’ils étaient encore sous Windows. Hé les mecs faut vous réveiller, vous êtes sous Gnu/Linux, un système totalement modulaire, composé d’une multitude de brique en tout genre que vous pouvez aisément remplacer par un autre. Ce n’est pas parce que l’éditeur de votre distribution fait des choix que vous êtes obligé de les suivre. Vous n’êtes plus sous Windows… Vous ne voulez pas de Unity-desktop, dans ce cas vous installerez gnome-shell et puis c’est tout. Et Mark Shuttleworth n’est pas idiot, s’il se rend compte qu’une majorité des utilisateur vire Unity il fera marche arrière, c’est tout. C’est ce qui fait la puissance du logiciel libre, utilisons là au lieu de troller.

Que conclure de tout ça : Je pense que le plus urgent est d’attendre. Attendre en essayant d’en savoir plus dans un premier temps puis essayer de participer de manière constructive au sujet. Pas forcément besoin d’être développeur pour contribuer au libre : En voila un très bon moyen. Au moins ça obligera les trolleurs en tout genre à réfléchir à une argumentation ça nous changer.

Retrouver Pino et Twitter dans Ubuntu 10.10

Cumul de deux problèmes cette semaine : Pino l’excellent client pour twitter et identi.ca n’arrivait plus à se connecter à twitter et en plus il n’existe pas de version disponible dans son ppa pour Ubuntu maverick que j’utilise depuis que la béta est sortie.

J’ai essayé de réutiliser gwibber mais franchement c’est une horreur ce soft. Il s’est bien amélioré par rapport à la version disponible sous Lucid je dois bien le reconnaître mais ça ne le rend pas pour autant utilisable au quotidien à mon goût.

Donc d’abord trouver comme permettra à Pino de se connecter à Twitter : La solution est d’ utiliser supertweet. Vous trouverez là : les explications pour l’utiliser

Mais pour avoir un Pino qui tourne sous Ubuntu Maverick il va falloir se lancer dans une compilation manuelle après avoir très légèrement modifié les sources.1. J’en profite donc pour faire un petit guide de la compilation pour débutants.

Version courte pour habitué

Pour les habitués de la manœuvre qui cherchent simplement à savoir comment compiler Pino voici la version courte :

Télécharger les sources de la version 0.2.11 sur google code et modifiez les fichiers account_action.vala et more_window.vala.
Remplacez
name = "AccountAct"; par GLib.Object(name : "AccountAct");
et type = WindowType.POPUP; par GLib.Object(type : WindowType.POPUP);

Pour la suite toutes les infos de compilation sont comme il se doit dans le fichier INSTALL.

Pour les autres voici la version détaillé

Rendez vous sur cette page et y téléchargez l’archive correspondant à la version 0.2.11

Décompressez cette archive dans un coin de votre disque dur puis allez dans le répertoire pino-0.2.10/src/

Là il vous faut modifier deux fichiers

Dans le fichier account_action.vala
Remplacez la ligne 41 qui contient name = "AccountAct"; par GLib.Object(name : "AccountAct");((Faites attention à la syntaxe, recopiez exactement ce qui est indiqué sans oublier les « ; »))
Il est recommandé de commenter la ligne en question plutôt et d’en ajouter une ça vous permettra de revenir en arrière en cas de problèmes.

Dans le fichier more_window.vala
il faut remplacer type = WindowType.POPUP; de la ligne 31 par GLib.Object(type : WindowType.POPUP);

Enregistrez ces deux fichiers et fermez les nous n’en avons plus besoin.

Attaquons maintenant l’étape compilation en prenant les choses dans l’ordre.

Ouvrez le le fichier INSTALL situé dans le répertoire pino-0.2.10 c’est lui qui nous servira de guide.

Il commence par indiquer une liste de librairie qui sont nécessaire pour compiler Pino mais attention comme il s’agit de compiler et non d’installer ce sont les paquets dont le nom contient la mention «-dev» à la fin dont nous avons besoin. Cette étape peut parfois paraitre nébuleuse au non initié car il peut arriver que les noms d’usage des librairies et les noms des paquet diffèrent assez mais là ce n’est pas le cas.

Lancez donc Synaptic et installez les paquets suivants

  • valac
  • gcc
  • intltool
  • gettext
  • libgtk2.0-dev
  • libgee-dev
  • libglib-dev
  • libnotify-dev
  • libsoup2.4-dev
  • libxml2-dev
  • libwebkit-dev
  • libunique-dev
  • libgtkspell-dev
  • libindicate-dev

Une fois les paquets installé ouvrez un terminal dans le répertoire pino-0.2.10 et tapez la commande :
./waf configure --prefix=/usr
À ce stade le script va vérifier que toutes les librairies nécessaires sont bien présentes. Si l’une d’elles manquent vous aurez un message vous avertissant. Si c’est le cas pas de panique retournez dans synaptic faites une recherche avec le nom de la librairie qui vous est indiqué installez le paquet correspondant dont le non contient «-dev» et relancez la commande précédente jusqu’à ce que vous n’ayez plus de messages d’erreur.

Une fois ceci fait on lance la compilation proprement dite avec la commande
./waf build

Si cette étape se termine avec un message d’erreur il est probable que vous ayez fait une erreur dans l’une des étapes précédentes reprenez les tranquillement une par une et vérifiez que vous n’avez rien oublié.

Une fois cette étape finie il ne vous reste plus qu’a l’installer, ça se fait avec la commande :
sudo ./waf install

Si ultérieurement vous désirez désinstaller Pino il vous faudra utiliser la  commande
sudo ./waf uninstall

Voila avec cela vous retrouvez l’un des meilleurs client twitter/identi.ca du monde libre sur votre Ubuntu.


  1. Normalement si vous suivez bien les explications vous ne devriez pas finir comme goose 

Synchroniser un Palm avec JPilot sous Ubuntu 10.04

La synchronisation d’un Palm sous GNU/Linux n’a jamais été évidente et l’est encore moins actuellement car le support de ce genre de matériel plutôt ancien n’attire pas vraiment l’attention des développeurs. Après quelques tests j’ai fini par trouver le moyen de faire fonctionner mon matériel, je vous en fais donc profiter ça peut dépanner.

Le matériel en question est un Palm de marque Sony plus précisément un CLIÉ SJ30. Je cherche à le synchroniser avec JPilot pour deux raisons essentielles : JPilot me permet de retrouver mon carnet d’adresse dans Claws-Mail, redoutable client mail s’il en est, et me permet aussi de gérer une sauvegarde de mes mots de passe qui est synchronisé sur le Palm. Ça me permet de toujours les retrouver facilment même en déplacement et je les retrouve facilement quand je suis sur le PC. Je précise cette manipulation marche sur Ubuntu 10.04 Lucid Lynx. Je ne l’ai pas testé avec d’autres distribution ni sous d’autres versions d’Ubuntu. Normalement les grandes lignes devraient être les mêmes, si vous arrivez à le faire sur d’autres plates-formes dites le en commentaire je l’ajouterai au billet.

Pour synchroniser tout cela on va commencer par faire un petit tour par la ligne de commande :
sudo modprobe visor
On charge le module visor à la main pour cette fois si tout marche on fera en sorte de le charger automatiquement au démarrage.
Il faut ensuite installer jpilot, Je vous laisse le choix de la méthode (synaptic ou ligne de commande vous êtes assez grand non?).
Une fois ceci fait, lancer J-Pilot et allez dans les préférences

  • sur l’onglet «Réglages» mettez la valeur de l’option « port série » sur « /dev/ttyUSB1 ».
  • Dans l’onglet «Conduits» pensez à désactiver celle nommé «Expense 1.1» l’application correspondance n’étant pas fournie sur ce modèle.

Et voila normalement tout est prêt. Branchez votre CLIÉ, Lancez la synchronisation puis cliquez dans la foulé sur le bouton de synchronisation de J-Pilot vous devriez entendre la petite musique familière.

Maintenant que cela marche il faut faire en sorte de charger le module visor au démarrage. pour cela il suffit de l’ajouter à la fin du fichier «/etc/modules» qu’il vous faudra éditer avec les droits root bien sur.

Et voila à vous de jouer.

Cacher certaines partitions de Gnome grace à udev

Allez pour une fois un petit article technique sur ce blog ça faisait longtemps.
Tout dépend bien sur de la façon dont vous utilisez votre ordinateur mais il est probable que vous ayez sur vos disques dur des partitions que vous n’utilisez pas quand vous êtes sous GNU/Linux. Ce peut être la partition Windows que vous n’utilisez que pour jouer, ou la partition de restauration de Windows mis en place par le fabricant de votre ordinateur etc etc…
Si ces partitions ne vous intéressent pas fort logiquement vous ne les montez pas au démarrage mais cela ne les empêche pas d’apparaitre dans Gnome, via les raccourcis et le poste de travail. La question est donc de trouver le moyen de cacher totalement ces partitions à Gnome pour qu’il ne les affiche pas.
C’est grace à ce thread du forum officiel Ubuntu que j’ai fini par trouver la solution. La méthode n’est pas très difficile même si comme pour toutes manipulations des partitions il faut faire attention où on met les doigts.

  1. Repérer le nom de périphérique de la partition que vous voulez masquer (quelque chose du genre sda ou sdb suivi d’un chiffre)1 . Je l’ai fait avec gparted mais il y a peut-être plus simple et déjà disponible en ligne de commande si vous ne l’avez pas installé.
  2. Créer un fichier hide-partitions.rules dans le répertoire /etc/udev/rules.d
    sudo gedit /etc/udev/rules.d/hide-partitions.rules
  3. Dans ce fichier mettre ceci :
    # we only care about block devices
    ACTION!="add|change", GOTO="hide_partitions_end"
    SUBSYSTEM!="block", GOTO="hide_partitions_end"
    KERNEL=="loop*|ram*", GOTO="hide_partitions_end"
    ################################################## ############################
    # Partitions which desktops should not display
    KERNEL=="sda1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    KERNEL=="fd0", ENV{ID_DRIVE_FLOPPY}="1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    ################################################## ############################
    LABEL="hide_partitions_end"

    Bien sur il vous faut adapter les mentiions « sda1 » et « fd0 » par le nom de la partition qui vous intéresse. Dans mon cas je cherchais à masquer une partition de restauration de Windows et mon lecteur de disquette 2 .

Et voila vous n’avez plus qu’a redémarrer votre machine pour que ces partitions n’apparaissent plus, Simple et efficace.

Un avantage de cette méthode est que ces partitions restent accessible malgré tout. Certes il faudra les monter en utilisant la ligne de commande mais elles ne sont pas totalement inaccessible.
C’est à mon avis à utiliser pour des partitions qui sont utilisé pour des scripts de sauvegarde de plus en les montant ailleurs que dans /media (/mnt par exemple) elles n’apparaitront jamais même pendant qu’elles sont montées.

Je pense d’ailleurs que ce mécanisme doit pouvoir être exploité pour faire bien plus que cela les courageux peuvent se plonger dans les pages man de udev et DeviceKit-disks pour avoir plus d’information sur le contenu de ce fichier. À mon avis il doit y avoir plein de choses à faire.


  1. il est possible d’utiliser d’autres moyens mais celui ci me semble le plus simple 

  2. oui j’en ai encore un qui traine même s’il ne me sert plus à grand chose je dois bien le reconnaître