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Google+ peut-il remplacer tout les autres outils de publications?

C’est une remarque que j’ai vu ressortir deux ou trois fois depuis quelques jours. Google+ peut il remplacer l’intégralité de tout les outils et sites web de publication déjà existant?

Honnêtement je n’y crois pas, même si techniquement cela peut paraître tout à fait faisable ça ne résiste pas à un deuxième examen approfondi. Les service qui pourraient sembler, à première vue, être le plus remis en question par Google+ sont les services de micro-blogging de type twitter ou identi,ca mais ça n’est pas si simple. Si vous voulez n’utilisez plus que Google+ à leur place il y a une condition importante c’est que vos contacts vous suivent. Beaucoup habitué à un certain format ne le feront pas et pour les utilisateurs d’identi.ca c’est encore pire, caverne de geek libriste bien peu accepteront de vous suivre chez le monstre Google (en parti avec raison d’ailleurs). De plus le format des 140 caractères de twitter est justement ce qui donne son identité à twitter. Certes la suppression de cette limitation peut être considéré comme une liberté pour le rédacteur mais en même temps c’est aussi ce qui donne du sens au réseau. Je me vois mal supporter une time-line aussi active sur Google+ que sur twitter simplement parce que sans la limite des 140 caractères le flot serait trop important. De la même façon je ne pense pas que tout ce que j’écris sur identi.ca et twitter devrait être publier sur Google+, il n’y a pas d’explication évidente à ça c’est une question de ressenti par rapport à l’usage possible.

En ce qui concerne le remplacement d’un blog personnel par Google+ la c’est clairement impossible. Il y a une multitude de chose que l’on peut faire sur son propre blog qui y est impossible. À commencer par le choix de la licence. Ça peut paraître incongrue quand on n’est pas trop versé sur le sujet mais permettre à un auteur de décider librement ce que ses lecteurs peuvent faire de ses écrits me semble être important et Google+ ne le permet pas. Ça n’est pas forcément applicable dans tout les cas, la majorité de ce que l’on poste sur un service de ce genre relève plus, dans la démarche, de la conversation que de la publication. et dans ce contexte se poser la question du droit d’auteur peut paraître superflue mais si on veut l’utiliser aussi pour publier il me semble important de pouvoir associer une licence à ce que l’on écrit. Et encore plus confondant je trouve ce n’est pas possible non plus pour les photos alors qu’il me semble que ça pourrait être l’élément ou la question pourrait se poser le plus facilement et que de multiples services d’hébergement de photo le permettent déjà. Mais un blog ne se résume pas à la publication périodique. Un blog ça peut aussi être une ensemble de page de présentation, des liens vers d’autres sites web, un thème dans lequel on peut intégrer divers éléments d’informations. C’est une liberté de publication que Google+ est loin d’offrir et qui est indispensable. Certes ceux qui utilisent des plates-formes hébergées n’y trouveront pas forcément beaucoup de changement mais à cela je dirai, quitte à changer d’outil hébergez votre propre blog sur un service autonome c’est un poil plus compliqué mais ça vaut le coup.

Dernier point à aborder c’est bien sur la question de la pérennité des données, elle est en train d’émerger en ce moment de par la suppression des comptes alors que certaines d’entre elles semblent plutôt controversé. Cette exemple est d’ailleurs édifiant :  http://www.twitlonger.com/show/bt2p2o C’est un cas extrême bien sur mais il montre bien le risque que l’on prend quand l’on confie ses données à un tiers.

Je tiens d’ailleurs à préciser que je vais faire extrêmement attention à l’attitude de Google en ce domaine. Qu’il y ait quelques tâtonnements au début je trouve cela bien compréhensible et je suis prêt à leur laisser du temps mais si ils perdurent ou si Google pratique la coupure de manière trop systématique je me casse, c’est clair et en faisant clairement savoir pourquoi.

Bref pour résumer, il est pour moi hors de question de penser que Google+ puisse remplacer tout le reste. Ce serait même une erreur grave de le croire.

EDIT :

Bon mea-culpa je viens de m’apercevoir qu’il faut aller dans picassa pour préciser la licence sur les photos. Mais malheureusement on a le choix que des licences creatives commons. C’est un peu limité je trouve.

Bon alors Google+ ça donne quoi?

Comme promis voici un petit retour sur Google+ après quelques jours d’utilisation.

L’interface.

Comme d’habitude avec un produit Google l’interface est plutôt bien faite. Ils maitrisent totalement la technique et ça se voit… Tout n’est pas toujours évident au début mais l’apprentissage est rapide. Le seul point sur lequel je pourrais leur faire un reproche se situe dans la gestion des cercles. En principe l’interface est simple à utiliser mais sur les petits écrans elle risque de poser des problèmes. Utilisateur de netbook je vous souhaite bien du courage pour gérer vos contact. J’ai déjà un peu de mal avec un 17″ 4/3 alors sur un 10″ je n’y pense même pas.

Pour le reste j’en suis assez satisfait. Il est fort probable que certains y trouvent à redire c’est inévitable tout est améliorable en cherchant bien. L’une des demandes que j’ai vu le plus souvent est de pouvoir sélectionner le cercle dont on affichera le flux par défaut en arrivant sur le site. Ayant épinglé un onglet Google+ je n’en ai pas vraiment l’usage mais c’est une remarque qui peut se comprendre.

Les fonctionnalités

N’utilisant pas Facebook je n’ai pas vraiment de point de comparaison pour dire ce qui pourrait me manquer dans Google+. Je ne ressens pas de manque particulier hormis les hashtag, j’arrive à échanger ce que je veux sans problèmes. Hormis une fois peut-être où je voulais citer deux articles dans un même message ce qui n’est pas possible, un peu dommage mais pas irrémédiable. Mais il est vrai que, utilisant beaucoup le micro-blogging, les hashtags me manquent.

Par contre là ou je suis plutôt assez satisfait de ce que propose Google+ c’est  sur les moyens de contrôler la visibilité de ce que l’on publie. Le mécanisme des cercles offre un premier niveau de contrôle plutôt efficace mais en plus on peut facilement empêcher les autres de partager ce que l’on vient de publier c’est pour moi absolument indispensable. Ça peut paraître idiot de vouloir empêcher cela mais si l’on veut pouvoir utiliser Google+ dans un contexte d’échange privé en plus de celui de communication collective (ie. une sorte de microbloging étendu) ça me parait indispensable. Libre à chacun de ne pas l’utiliser mais il est important que ce soit possible pour ceux qui le désire. Et la possibilité de gérer tout ça élément par élément est, pour moi, la meilleure manière de le faire.

J’ai aussi lu ici ou là le reproche que finalement Google+ ne proposait pas grand chose de nouveau par rapport à Facebook, n’ayant pas de compte chez les fesses de caprins je ne peux pas faire de comparaison mais c’est une remarque qui me parait assez peu réfléchie. Un réseau social reste un réseau social, ils tournent tous autour des même concepts il est difficile, même quasiment impossible, de faire dans le radicalement nouveau. Ou alors ce n’est plus un réseaux social c’est autre chose. Ce n’était de toute façon pas l’objectif de Google+.

L’ouverture

Bon c’est clairement l’élément qui pêche le plus pour l’instant. Aucune API n’étant disponible tout possibilité d’intégration ou d’ouverture vers d’autres services est impossible. Elles sont censé arriver prochainement c’est, à mon avis, le gros élément à surveiller. Ce qui sera possible, ou non, de faire donnera une indication claire sur les objectifs de Google en termes d’ouverture de son réseau. Google va-t-il participer à la décentralisation du web où au renforcement du minitel? On en saura beaucoup plus à ce moment là. Personnellement mon opinion es déjà à moitié faite mais comme il est en position de challenger, il peut être intéressant pour lui de jouer l’ouverture.

Toujours des problèmes de vie privée.

Évidemment, difficile de parler de réseaux sociaux sans aborder le sujet du respect de la vie privé; alors si en plus on y associe Google ça devient inévitable. Même si Google laisse un maximum de contrôle sur ce que ses utilisateurs diffusent ça ne lève pas totalement les interrogations à ce sujet. Google continue à utiliser ce que vous publiez, qui vous suivez, etc etc pour constituer un immense profile vous concernant. Et cette fois ci avec votre profil Google+ à disposition plus moyen de faire en sorte que Google ne puisse plus vous retrouver. Votre profil marketing est définitivement attaché à votre personne. Autant ce n’était pas facile avant, c’est encore plus compliqué maintenant.

En conclusion

Finalement Google+ c’est comme tout le reste chez google, c’est très bien fait, c’est agréable à utiliser mais comme pour le reste on adore les détester…

M’enfin mylord… qu’est ce que tu fous sur Google+?

Bon c’est vrai,  ceux qui me lisent régulièrement doivent être quelque peu surpris. Que moi, libriste convaincu, anti-facebook primaire1 , qui n’hésite pas à râler sur Google, son omniprésence et les risques que ça représente pour la vie privé, je finisse par utiliser Google+ c’est effectivement plutôt contradictoire et ça mérite quelques explications.

Précisons d’abord une chose j’y suis certes mais je ne sais pas si je vais y rester. Je n’ai pas abandonné mes doutes concernant Google comme cela du jour au lendemain je les ai toujours à l’esprit je n’hésiterais donc pas à supprimer mon compte si jamais mes hésitations deviennent supérieur à l’intérêt que je pourrais avoir pour le service. C’est d’ailleurs la première chose que j’ai vérifié : on peut facilement récupérer ses données, supprimer son compte et supprimer les données en question (à l’exception des éléments que d’autres auraient repris). C’était pour moi une condition indispensable pour l’utiliser. Au moindre doute concernant la politique de Google ciao bambini je me casse sans laisser de traces2.

Ensuite, deuxième point, il ne me semble pas avoir vu dans les conditions d’utilisation le même genre de saloperie concernant les droits d’auteurs sur  les éléments que l’on publie que ce que peut faire facebook, bon ça sortira peut-être bientôt mais pour l’instant ça n’a pas l’air d’être le cas. C’est bien entendu un élément à surveiller. En ce qui me concerne la moindre magouille en ce qui concerne les CGU comme a pu le faire Facebook et c’est fermeture directe.

Troisième point enfin la gestion de la visibilité de ce que l’on publie est bien plus facile que ce que propose facebook, le mécanisme des cercles dans lesquels on répartit ces contacts et que l’on utilise ensuite pour indiquer élément par élément qui peut voir quoi est assez bien fait et efficace mais il faut le confronter à l’épreuve du temps. Il ne manquerait plus qu’une option dans ce contexte, empêcher que d’autres (y compris ceux à qui je destine le message) ne puisse pas le reprendre. Pour l’instant quand vous reprenez le message de quelqu’un pour le rediffuser Google se contente de vous prévenir si l’auteur initial ne l’a pas publié en mode public, c’est déjà ça mais pas suffisant à mon avis.

De tout cela j’ai l’impression que Google malgré son coté big brother reste plus soucieux de ses utilisateurs et de leur permettre de garder un certain contrôle, ce n’est peut-être qu’une illusion je sais, mais c’est du moins le sentiment que j’en ai pour l’instant. J’ai donc décidé de laisser une chance à ce réseau mais au moindre doute je n’hésiterais pas à aller voir ailleurs. Je me suis passé de compte facebook jusqu’ici je devrais pouvoir faire sans Google+ si cela devient nécessaire.

En ce qui concerne son utilisation je me laisse un peu de temps et je reviendrai en parler3

D’ailleurs je vous conseille de lire cet article, il pose quelques pistes de réflexion intéressantes :

https://plus.google.com/118165493193465533929/posts/JY3UJP7k24E

Et pour ceux qui m’auraient suivi jusqu’ici mon profil google+ est là : https://plus.google.com/108331793917685231514 (Vivement les url personnalisé)


  1. oui oui primaire je revendique et j’assume 

  2. bon c’est vrai c’est plutôt relatif, supprimer tout ce que j’aurais pu y mettre n’est pas forcément suffisant niveau protection de la vie privé, ça ne supprime pas le profilage de google 

  3. comment ça je tease ben oui et alors 🙂  

Pourquoi les sites web concernant le libre ne devrait pas utiliser GoogleAnalytics

Mise à jour du 19 janvier :

J’ai mis la réponse détaillé aux commentaire en fin d’article. Cela apporte quelques précisions intéressante à lire même pour ceux qui découvriraient l’article sur le tard.

Texte d’origine.

J’ai décidé de faire ce billet suite à un échange sur twitter avec @diaspbe après lui avoir fait la remarque à propos de l’utilisation sur diasp.be de GoogleAnalytics. Le format de twitter ne facilitant pas les longues explication je développe mon argumentaire ici.

Le contexte

Petite introduction avec les explications dedans pour ceux qui se demande de quoi on parle, pour les autres passez directement à la suite.

Google Analytics qu’est ce que c’est.

Google Analytics est un outil de calcul de statistiques de fréquentation des sites web fournit par Google. Il permet aux webmestre de suivre la fréquentation de son site, de savoir de quel moteur de recherche viennent les visiteurs, combien sont des visites unique combien de visiteurs reviennent etc etc. Il suffit pour le webmestre de s’enregistrer chez Google puis d’ajouter un petit script dans un endroit de ses pages web, c’est très simple et efficace. Car il faut bien le reconnaître cet outil est, comme souvent chez Google, bien fait et performant. Si vous y ajoutez le fait qu’il est gratuit vous comprendrez vite pourquoi on le retrouve à tout les coins du web.

Quel est le rapport entre statistique et traçage des internautes.

Pour faire ses différents calcul le service de statistique a besoin de vous identifier. En effet pour savoir combien de visiteurs reviennent il faut bien qu’il vous reconnaisse d’une fois sur l’autre ou dans le sens inverse pour calculer le nombre de visiteur unique sure une période il a besoin de savoir si vous êtes déjà venu ou pas. Donc pour assures son fonctionnement le script Google Analytics enregistre dans votre navigateur un cookie, un petit fichier contenant une variable et sa valeur, ici un identifiant unique, qu’il pourra retrouver la prochaine fois que vous venez sur le site. Ce serait très bien si cet identifiant était spécifique au site que vous visitez mais non il est unique pour tout google analytics. Ce qui veut dire que dans tout les sites web utilisant ce service pour leurs statistiques le script va réutiliser le même identifiant pour calculer les statistiques. Et évidemment il est tout à fait possible de remonter dans l’autre sens, à partir de cet identifiant on peut reconstituer une grande partie de vos habitudes de navigation, pour peux qu’a un moment où a un autre vous vous soyez connecté chez Google pour utiliser un de leur service ils peuvent facilement mettre ces données en corrélation avec d’autres le tout associé aux mots clefs que le moteur de recherche a associé aux pages web que vous avez visitez.Le tout bien entendu n’ayant qu’un seul but vous proposer de la publicité personnalisé…

En bref dites moi ce que vous lisez, je vous dirai ce qui vous intéresse et je vous en ferai de la pub.

En quoi cela pose-t-il un problème.

Vu comme ça il est assez aisé de comprendre pourquoi voir Google Analytics sur un site web dont la justification est justement de protéger notre vie privé comme diasp.be me choque.

Mais il n’est pas le seul concerné. De nombreux sites web du monde du libre utilise GA pour leurs statistique. Alors que l’une des idées fondatrice du logiciel libre est de permettre à l’utilisateur de reprendre le contrôle de son outil informatique en toute indépendance des intérêts commerciaux des éditeurs voila que ceux qui les promeuvent participent à la plus grande stratégie de profilage généralisé des internautes! Il y a de quoi trouver cela pour le moins troublant.

Je suis loin de faire parti des libristes les plus intransigeant mais là ça me gêne beaucoup. Je suis bien plus gêné par ça que de savoir qu’il y a des bouts de binaires non libre dans le noyau de ma Ubuntu. Eux au moins ne cherche pas à exploiter quoi que ce soit me concernant dans mon dos. Personnellement j’ai réglé le problème avec l’extension Firefox Ghostery (malheureusement non libre, si quelqu’un connait un équivalent libre, je suis preneur) qui bloque les scripts de statistique et régies publicitaire en tout genre mais ce n’est à mon sens qu’un mauvais palliatif.

Le plus étrange c’est le manque d’écho que je rencontre sur ce sujet de la part d’acteur du libre. J’ai essayé de lancer un gros troll la dessus sur identi.ca et twitter mais il n’a généré quasiment aucune réaction.1  Et celles que j’ai obtenues sont plutôt du genre faiblarde.

C’est  exactement la même inertie que quand on évoque la vente lié avec un windowsien de base. «Ben oui mais c’est compliqué», «J’ai juste besoin d’un truc qui marche», «Oui mais c’est gratuit» etc etc du windowsien pur souche…  Le problème est que ces réactions viennent de personnes à priori au courant et normalement concerné par ce sujet.

Peut on y faire quelque chose?

Une solution serait que chaque site web utilise son propre outil de statistique hébergé sur son propre serveur pour être sur de l’utilisation des données.Mais c’est loin d’être évident. Les solutions de statistique récentes un tant soit peu performantes sont lourdes, une comparaison entre piwik par exemple et son prédécesseur phpmyvisites2 est plutôt révélatrice, ça rend cette solution difficilement réalisable car elle nécessite de ressources pas forcément disponibles.

La parade serait à mon sens de mutualiser les besoins et les ressources. Il ne me parait pas totalement stupide de considérer que plusieurs associations (ou entreprise) du libre pourraient collaborer pour monter un service basé sur une solution libre. Je suis bien conscient que c’est facile à dire assis derrière mon bureau et bien plus difficile à mettre en œuvre mais je pense que l’enjeu est important. Surtout que pour cela il n’est pas nécessaire de mobiliser une énorme communauté.  Quelques administrateur systèmes des associations les plus en vue pourraient suffire même s’il est vrai que ce ne sont pas forcément les plus disponibles.

Je comprends bien que à débarquer comme cela en disant «bouuuu c’est pas bien ce que vous faites» je passe pour le donneur de leçon de service mais ce n’est pas mon intention. J’essaye de soulever ce qui pour moi est un problème et de creuser un peu les solutions possibles.

Si j’étais admin sys je serais bien tenté de lancer quelque chose mais ce n’est malheureusement pas le cas. Je sais faire tourner ma Ubuntu mais c’est tout, prétendre pouvoir en faire plus serait mentir, alors vouloir faire fonctionner de mes petites mains un service de ce genre serait utopique. Mais par contre si une initiative de ce genre vient à être lancé je m’y intéresserais de très très près c’est évident car si je ne peux pas m’occuper de la partie technique il y a d’autres choses à faire.

En espérant que cette contribution puisse faire avancer un tant soit peu les choses.

Réponses aux commentaires :

Quelques point abordé dans les commentaires méritent une réponse détaillé :

Le modèle économique et le problème des coût.

Perso je ne voyais pas du tout la chose sous cette angle, à aucun moment je ne pensais vraiment à un service payant. Ma vision de la chose serait plus dans une collaboration de différents sites pour administrer ensemble un serveur pour leur propres statistiques. Dans ce contexte les coûts seraient géré via un pot commun aux associations concerné. Ce serait certes plus couteux que GoogleAnalytics mais avec suffisamment de participant on peut rendre le coût supportable. L’idée telle que je la vois n’est pas du tout celle d’un service qui serait ouvert à tous du moins dans un premier temps. Ce qui n’exclut pas bien sur qu’il puisse le devenir dans un second temps la participation aux frais pouvant se faire dans ce contexte sous la forme d’une  cotisation à une association.

Pérennité des données :

C’est vrai que je n’ai absolument pas pris ce point en compte mais en même temps si des utilisateurs de GA se plaignent d’être coincé chez Google parce qu’ils ne peuvent pas récupérer leur données j’ai un peu envie de leur dire qu’il fallait y penser avant… Par contre prendre en compte ce problème dans la futur plate-forme (si elle se monte) serait effectivement une bonne chose il reste à voir ce que les outils disponibles actuellement permettent. Et s’ils ne proposent rien après tout un logiciel libre on peut y contribuer non? Mais c’est vrai que ce point ne doit pas être négligé.

L’aspect technique :

Je peux me tromper bien sur mais je ne pense pas qu’un outil de ce genre nécessite forcément un machine très performante. Mis à part le fait que Piwik3 demande des capacités de stockage importantes mais ce n’est pas forcément ce qui coute le plus cher actuellement. Cela réduit d’autant le coût d’une telle solution que la mutualisation rend d’autant plus accessible.


  1. Je ne suis pas un très bon troll non plus je l’admets 

  2. qui a longtemps tourné ici d’ailleurs avant que je me dise que je n’en avais rien à faire des stats 

  3. dans le cas où ce serait la plate-forme retenue 

Google SideWiki : Excellent idée mais…

La dernière nouveauté en date inventé par le géant Google s’appèle Google SideWiki. Pour ceux que ne connaitrait pas l’idée de base est simple : permettre à n’importe qui de publier un commentaire sur n’importe quelle page web que le site d’origine le permette ou non.

De prime abord l’idée peut paraître intéressante mais elle soulève quand même un paquet d’interrogation. Sur le principe je trouve l’idée excellente. Internet est devenue un média interactif cette solution en rajoute encore une couche partout où ce n’était pas le cas. Fini les commentaires accessibles aux seules abonnées plus personne ne pourra dire n’importe quoi sans pouvoir être contredit ça change de certains interviews télévisuels.

Maintenant passons aux points plus négatifs.

  1. Il faut la barre d’outil Google et je n’en veux pas. Ça m’énerve ces paquets où il faut prendre 15 trucs inutiles pour avoir le seul qui m’intéresse.
  2. Il s’agit une fois de plus de l’omniprésent Google qui cherche à récupérer des données et des informations nous concernant. Données qu’il ne se gènera pas pour les croiser avec les sujets que vous abordez dans vos mails, avec les thèmes des sujets que vous suivez dans Google Reader tout cela gentiment tagué par vois soins pour pouvoir s’y retrouver plus facilement… Et pour fournir des liens publicitaire sur lesquelles vous aurez plus de chances de cliquer car ils correspondront à ce qui vous intéresse. Le fait que tout cela soit du domaine privé n’a jamais effleuré l’esprit des concepteurs de Google il est illusoire de croire qu’ils vont changer aujourd’hui. Ça me donne le frisson rien que d’y penser.
  3. Il s’agit encore une fois d’une application totalement fermé, encore une fois chez Google une application qui manipule les données des utilisateurs est sous licence propriétaire. C’est systématique certes Google fait beaucoup pour le logiciel libre mais jamais rien pour les « données libres » et franchement je commence à me demander lequel est le plus important.
  4. À partir du moment où Google (ou d’autres à venir) fournit un service de commentaire ils est logique de penser que des concepteurs de site web vont vouloir les intégrer dans leurs propre site cela permet d’y ajouter de l’interactivité à moindre coût. À cet effet, il est fort probable que Google (ainsi que les autres) fournisse une API qui permettra ce genre d’exploitation. Je ne vous raconte pas la galère pour les concepteurs de site web s’ils veulent intégrer les commentaires à leurs sites avec la multiplication des fournisseurs et des API. Certes c’est un boulet que l’on traine depuis l’émergence du web2.0 mais il va bien falloir y mettre fin car le risque de lasser les utilisateurs est loin d’être négligeable.

Encore une fois Google nous gratifie d’un service très intéressant mais les problèmes de politique de confidentialité, d’exploitation de données personnelles, de licence et de formats fermés viennent sérieusement plomber le sujet. La quintessence des inconvénients du Web 2.0 et des logiciels propriétaires en pleine démonstration.

Google Chrome OS : Attention tout ce qui brille n’est pas or

Il fallait s’y attendre. Après s’être foutu de nous pendant des années en démentant ce genre de projet à chaque fois que des rimeurs en faisait part1 le Google OS est officiellement annoncé il s’appellera Google Chrome OS.

Évidemment tout internet et la communauté du libre en frémit mais en ce qui me concerne je suis un peu plus prudent. Certes sur le papier ça peut sembler joli. Une base Gnu/Linux, un OS libre, une société avec les moyens financiers adéquat et une marque reconnu à même de concurrencer la marque Windows en notoriété.
Mais sur d’autre point la situation est loin d’être aussi idéale. Le monopole de Google dans son domaine est largement comparable à celui de Microsoft dans celui des systèmes d’exploitation et vu l’évolution actuelle et la multiplication des services web en tout genre un monopole dans le domaine est tout aussi risqué pour les utilisateurs.

Je n’ose imaginer le scénario : Les netbooks prennent de plus en plus de place sur le marché et deviennent les principaux outils d’accès au net avec les smartphones sur lesquels tourne aussi un OS Google. Évidemment ces outils utilisent les mêmes méthodes qui ont conduit Microsoft à sa position actuelle et mettent en avant l’ensemble des services web made in Google qui sont de ce fait de plus en plus utilisé. Je vous laisse imaginer au bout de quelques années ce que cela pourrait donner et la quantité de données personnelles que Google a pu récolter… J’en ai des frissons rien que d’y penser.

Franchement passer de Windows à une telle situation j’appelle ça tomber de Charybde en Cilla. À l’heure ou la question de la liberté et du contrôle de nos données personnelle commence à prendre une place aussi importante que celle de la liberté des logiciels il ne faut pas faire en sorte que cette liberté du logiciel ne soit pas utilisé pour nous faire accepter un contrôle accru de nos données par un tiers quelconque.

Bref avant de nous emballer gardons les yeux ouverts et les neurones au frais et n’oublions pas que sous ces atours bien joli Google cherche avant tout à se remplir les poches. Reste à voir ce qu’ils sont prêt à faire pour cela.

Je vois avec plaisir que je ne suis pas le seul à rester méfiant Opinion : Google Chrome OS, le Minitel des années 2000

J’aime bien cet comparaison avec le minitel. Qui revient d’ailleurs de plus en plus souvent serait-ce révélateur?


  1. faudrait pas nous prendre pour des idiots ils vont pas nous sortir ça du jour au lendemain sans que le projet ait passé du temps dans les labos de Google 

Migration vers Tiny RSS : 1er bilan

Dans ma quête désespéré de la liberté informatique j’ai décidé de tenter de migrer de Google reader vers un mon propre service en ligne. J’ai donc installé Tiny Tiny RSS sur un serveur et récupéré tout mes flux qui étaient chez Google.

Après plusieurs jours d’utilisation que penser de Tiny-RSS ?
Fonctionnellement il n’y a pas grand chose à lui reprocher les fonctionnalités que l’on attend de ce genre d’outils sont là et fonctionnent correctement. Le seul point un peu dérangeant est le mécanisme de mise à jour. Sur un serveur mutualisé où on n’a pas forcément accès à tout ce n’est pas évident de le faire fonctionner. Il y a des moyens de le contourner mais ce n’est pas vraiment idéal.

Du point de vue de l’utilisation il n’y a pas vraiment de problème majeur mais on reste loin de l’ergonomie particulièrement simple de Google reader. Attention ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, TT-Rss reste est tout à fait utilisable sans difficulté particulière mais là où chez Google en 3 clics de souris on se sent tout de suite à son aise il m’en a fallut un peu plus cette fois ci mais il faut dire que c’est un domaine où google excelle il faut au moins leur reconnaître ce talent.

En y ajoutant l’extension FireFox Tiny RSS Notifier en remplacement de Grnotifier1 cela fait un duo d’enfer particulièrement efficace totalement satisfaisant.


  1. qui ne fonctionne plus avec la dernière version d’ubuntu 

Le NetPC va-t-il enfin avoir du succés?

Cela fait des années que l’on nous parle régulièrement de ces ordinateurs réduit à leur plus simple expression, de faible puissance et n’utilisant que des applications réseau mais il faut bien reconnaître que le succès est loin d’être la.
Mais depuis la naissance du Web 2.0 et la multiplication des services hébergé en tout genre (qui aurait cru à une application comme Google Docs il y a 10 ans?) cela devient de plus en plus crédible. Notamment par l’apparition de produit qui même s’ils ne portent pas cette étiquette NetPC se placent bien dans ce contexte : Je pense à l’Asus EeePC par exemple mini PC portable ou alors à un équivalent desktop : Le Kpc de Shuttle. Même s’ils sont tout a fait autonomes et peuvent être utilisé tels quels ils se placent quand même bien dans cet esprit d’ordinateur simple de puissance réduite dédié à l’utilisation d’application réseau.
Surtout quand on y associe la distribution Linux assez peu connu mais qui a commencé à se faire un nom en étant intégré au PC à 199$ de Wal-Market1 dénommé : gOs dont la version 2.0 vient de sortir (lire chez cedynamix). Basé sur Ubuntu 7.10 elle propose ni plus ni moins que de remplacer les applications bureautique traditionnelles par les services équivalent de Google.2

Finalement le NetPC conçu à l’origine pour faire du client léger d’entreprise va peut être connaître le succès chez les particulier.

Et tout cela est rendue possible en grande partie grâce aux logiciel libres. Le NetPC pour particulier sera-t-il la pierre angulaire de l’entrée de Linux chez le grand public par la grande porte? Je ne sais pas mais à mon avis c’est une piste qu’il faut absolument garder à l’œil.


  1. Chaîne de grande distribution américaine 

  2. Et se pose avec cela de nouveaux le problème de l’omniprésence de Google je sais 

Google serait-il tenté par le marché des réseaux sociaux?

D’après cette nouvelle de techcrunch-fr ce serait bien possible. Je ne pense pas qu’ils vont directement lancé un service dédié mais ils vont simplement se servir de Gmail et Google talk pour offrir des services comparable. Mais il y aura une différence énorme c’est que cela sera disponible dans des services déjà utilisé par des millions d’utilisateurs dont beaucoup ne connaissent pas forcément Facebook et consors. Combien d’utilisateur Gmail sont dans ce cas? Un bon nombre très certainement qui grâce à ce système vont découvrir les joies (supposées) des réseaux sociaux. Avec la base d’utilisateur dont dispose Google grâce à l’ensemble de ses services cela va faire des dégats sur le marché des réseaux. J’en connais quelques uns qui risquent de se faire des frayeurs.
Par contre comme d’habitude il faudra être prudent en ce qui concerne l’exploitation des données personnelles.

Gmail prochainement disponible via des serveurs IMAP

La rumeur commence à se propager sur le web : Gmail sera bientôt accessible via IMAP
à l’heure actuelle ce n’est pas accessible pour tout les comptes mais en tout cas ça a l’air d’être bien réel puisque ça marche pour certains. J’aurai tendance à qualifier cela de bonne nouvelle Même si l’interface de GMail est un des meilleurs webmail qui existe1 je préfére quand même malgré tout utiliser un véritable client mail notamment sur mon PC. Et donc pouvoir y accéder via IMAP est très interresant surtout vu la capacité de stockage qu’offre GMail.
Par contre je me pose des question par rapport au modèle économique de Google vu que sans interface web plus de publicité possible. mais vu le faible nombre de gens qui connaissent réellement l’intérêt de l’IMAP il est probable que cela ait peu d’impact.

à lire :

Et bien d’autres encore.


  1. qui n’est toujours pas disponible sous licence libre comme par hasard, n’est ce pas Mr Google vous qui faites tant de bien pour le libre