Interrogations sur l’utilisation du microbloging

Ami lecteurs je fais faire appel dans ce billet à votre collaboration… Je suis en train de réfléchir à une application (libre bien sur) pour réseau type twitter un peu inhabituelle dans son fonctionnement mais pour ça j’ai besoin de savoir si elle peut coller à des usages ou habitudes autres que les miennes.

D’où quelques questions auxquelles je vous demanderais de répondre dans les commentaires.

J’appellerais le flux de message timeline quelque soit son origine, l’exemple typique est celui d’un flux twitter mais ça peut aussi s’appliquer à identi.ca ou facebook (beurk).

  • Vous suivez votre timeline principalement sur votre ordinateur ou un terminal mobile?
  • Vous la suivez chez vous? au boulot (lycée/école/fac)?
  • Vous suivez votre timeline en permanence ou vous la consultez «en pointillés»
  • Vous ne pouvez pas suivre votre timeline pendant une journée c’est grave, Inconcevable ou simplement gênant?
  • À la fin de cette journée vous vous contentez des nouveaux qui arrivent ou vous essayez de lire tout ce que vous avez raté?
  • Qu’est ce qui vous intéresse le plus dans votre timeline photos, vidéos, liens ou simplement les messages eux-même?

Merci d’avance à ceux qui répondront, je vous donnerai des nouvelle de ce projet bientôt.

La Quadrature du net ou l’ACTA de quoi voulons nous la fin?

La question est simple en fait : De qui voulons nous la fin? Celle de la quadrature du net ou celle de ACTA, LOPPSI ou autres HADOPI? Si vous avez déjà la réponse vous savez ce qu’il faut faire c’est par là que ça se passe : http://soutien.laquadrature.net.

ACTA et consorts

Pour ceux qui hésiteraient je vous passe la nouvelle du jour : Orange confirme la mise en place d’un mécanisme de filtrage conformément à la loi LOPPSI2. Et ça n’est que le début. Voila ce qui a été annoncé il y a quelques jours : le conseil de l’Union Européenne veut faciliter les mesure de blocage de sites internet toujours bien sur sous prétexte de lutte contre la diffusion contenu pédopornographique bien entendu. Alors vous voulez quoi : http://soutien.laquadrature.net

Autre chose, si vous avez suivi un peu les dossiers récemment, ne croyez pas que l’ACTA soit mort. Les commissions qui ont voté pour son rejet n’avaient dans le processus qu’un rôle mineur. La commission INTA (commerce international), celle pleinement en charge d’ACTA, doit voter le 21 juin. Et cela sera suivi par le vote en séance plénière aux alentours du 3 ou 4 juillet. C’est là ou les lobbyistes vont se déchaîner. Je vois le truc gros comme une maison d’une étude quelconque totalement vide de sens mais avec un gros titre dans le genre «Piracy cost jobs» qui va aterrir sur le bureau des députés. Ce n’est donc pas fini. Il faut continuer, il est impératif que les députés entendent un autre sons de cloche que celui des lobbyistes dans les jours qui vont précéder le vote.

Et pourquoi je parlais de fin au début de ce billet? Tout simplement parce que l’on en n’est pas loin : L’ACTA que l’on croyait inévitable il y a quelques années la quadrature (et bien d’autres mais je les connais moins) ont presque réussi à le dégager. Le boulot qui a été fait est énorme mine de rien, un traité international rejeté par la puissance de la mobilisation des citoyens ça n’est pas une petite anecdote. Largement de quoi comprendre pourquoi Internet leur fait peur après tout… Mais ce n’est pas fini pour autant. Il y a encore du boulot pour achever ACTA, mais aussi pour tout ce qui va arriver par la suite. De mémoire je citerais IPRED2 (directive sur le droit d’auteur) ainsi qu’une autre concernant la lutte contre la diffusion en ligne des abus sexuel sur mineurs. Prétexte bien commode pour faire peur et justifier n’importe quoi. Mais on n’est pas loin aussi d’une autre fin qui elle serait bien plus grave :

La fin de la quadrature?

Ben oui faut pas se tromper ; passer des heures entre Paris, Bruxelles et Strasbourg ça coûte cher. Les heures au téléphone avec les députés européens ça coûte cher. Décortiquer les déclarations des uns et des autres pour pouvoir y répondre intelligemment ça demande du temps donc ça coûte cher. Dégonfler les arguments bidons des lobbyistes en tout genre c’est pareil, ça prend du temps et ça coûte cher. Et les compte de la quadrature malheureusement il n’y a pas de grande multinationales pour les remplir et ces comptes se creusent.

Le constat est simple : Avec le fonctionnement actuel le budget tient jusque août. Avec un peu de chance en serrant les budgets (notamment les salaires des permanents) ça peut marcher sur trois pattes jusqu’à la fin de l’année. Encore une fois on n’a jamais été aussi près de gagner et on pourrait perdre dans la dernière ligne droite… Perdre tout ça pour une simple histoire de sous ça ferait quand même sacrément chier.

donc en gros, au cas où tu n’aurais pas compris : Tu me sors ta carte bleue, ton compte paypal, tes bitcoins tout ce que tu veux ou as et tu vas la : http://soutien.laquadrature.net

Bon allez d’accord disons que t’as pas un radis et que tu préfère acheter un kilo de pâtes pour tes gosses, je te comprends les mômes ça passe avant, alors dans ce cas tu prends ton facebook, ton twitter, ton blog, tout ce que tu as sous la main et tu me diffuse ça : http://soutien.laquadrature.net

Et si tu pouvais en plus faire les deux ça serait l’idéal. Ben oui quoi! racontes nous un peu pourquoi tu soutiens la quadrature!

Soutenez La Quadrature du Net contre ACTA et au-delà !

Clavier Typematrix rêve éveillé de bépoéte.

Je ne reviendrais pas sur la disposition de clavier appelé bépo, ce n’est pas la première fois que j’en parle ici. Si vous voulez plus de détails aller voir là : http://www.bepo.fr . Je vais vous parler de l’arme de demain ultime pour bépoéte1 le clavier typematrix Voici ce que donnes la bête une fois recouverte d’une peau en silicone bépo noire.

 

Clavier Typematrix avec une peau bépo

Petit retour sur les différents avantages :

La disposition orthogonale : la disposition des touches en quinconce est une survivance des claviers de machines à écrire que plus rien ne justifie actuellement mais qui reste par la force de l’habitude. la disposition orthogonale est pourtant bien plus pratique, elle correspond bien mieux au capacités des articulations des doigts. Toutes les touches tombent naturellement sous les doigts et il est très facile de s’y habituer. Ça a demandé un peu plus de temps pour les touches à, x et y mais c’est parce que j’avais pris de mauvaises habitudes avec mon clavier azerty bépoisé.

Les touches centrales : Cette organisation peut paraitre surprenante mais elle est, en réalité, terriblement efficace. Les touche «entrée», «del» et «suppr» au milieux sont bien plus facile à trouver et utilisable des deux mains. En même temps ça libère le petit doigt qui bien que étant l’un des moins mobiles se trouvent être celui qui, sur les claviers classiques, doit utiliser le plus grand nombre de touches différentes. C’est, il faut bien l’avouer, un peu déroutant au début mais on s’y fait très vite. J’avoue avoir lancé la calculatrice à chaque fois que je voulais effacer pendant quelques temps mais l’habitude vient. Je me demande me si on ne pourrait pas pousser la logique encore plus loin en coupant la barre d’espace en deux et en glissant une autre touches particulière entre les deux.

Les touche majuscules verticales : alors ça c’est vraiment génial! ces touches sont de ce fait beaucoup plus accessible par le petit doigt et cela rend la frappe tout de suite plus confortable.

L’accessibilité de la rangée supérieur : L’agencement en colonne ainsi que les touches de tailles légèrement plus petite que les claviers classiques (mais sans être gênant pour autant) rendent l’accès à la rangé supérieur du clavier bien plus facile. Nul besoin de forcer ou de bouger la main pour y accéder il suffit juste de déplier les doigts un peu plus pour y accéder. Et je ne parle pas du décalage vers la droite de la touche @… les twitteurs fous apprécieront grandement je vous le garantis.

Le format compact : Certes ça demande un peu plus de temps pour s’y faire, on a l’habitude d’une certaine amplitude de mouvement pour aller chercher les flèches ou autres touches particulières et comme on les utilise moins la prise d’habitude est plus longue, mais on finit rapidement  par apprécier d’avoir la souris à moins de dix centimètres de la main droite et de pouvoir facilement passer de l’un à l’autre.2.

Présentation à plat : Ça risque de perturber vos habitudes mais ce clavier ne dispose pas de pied pour en sur-élever l’arrière. Dans les faits ça n’est absolument pas un problème. D’abord au vu de la taille du clavier ça serait vraiment incongru ; mais surtout cette habitude d’incliner le clavier est une erreur ergonomique monumentale. Elle oblige à casser les poignets là ou passe tout les tendons qui nous permettent de bouger les doigts (canal carpien). À la longue ça crée un risque supplémentaire de fatigue des tendons et augmente le risque de TMS. Pensez-y des maintenant ou quand vos tendons vous le rappelleront il sera trop tard.

Avec quelques détails appréciables en plus :

  • Les touche multimédia gérées nativement sous Ubuntu 12.04
  • Touches dédiées pour les raccourcis clavier d’édition parfaitement gérées elles aussi sous Ubuntu.
  • Et même chose pour les touches d’arrêt et de mise en veille
  • pavé numérique facilement accessible. Oui contrairement à ce que l’on pourrai croire il est même plus facile d’accès puisqu’il n’est pas nécessaire de déplacer la main pour y accéder.

Et bien sur vous avez toujours les avantages inénarrable de la disposition bépo…

Quelques inconvénients?

Remarquez bien que je pose plus la question que je n’y apporte de  réponse. Beaucoup de ces inconvénients viennent à mon sens de nos habitudes. Il ne faut pas confondre ergonomie et confort de l’habitude.

J’avais pris l’habitude d’utiliser les raccourcis Maj+Inser et Alt+Inser au lieu du Ctrl+C et Ctrl+V pas forcément facile à réaliser en bépo. Vu comment on accède à cette touche ici ce n’est évidemment plus utilisable heureusement il existe des touches dédié pour ces raccourcis mais les habitudes ont la vie dures.

Un autre inconvénient est sa (relative) épaisseur. Bien qu’il soit plus fin qu’une grande majorité de clavier disponible sur le marché j’ai eu l’occasion d’en utiliser des plus fins, suffisamment pour permettre de les utiliser avec les poignets reposant sur le bureau. Ici ce n’est plus possible, le clavier est légèrement trop épais pour le faire. J’envisage donc l’achat d’un repose poignet mais en trouver un d’une taille adapté ne va pas être évident je le crains.

Pour l’instant le point auquel j’ai le plus de mal à m’y faire est le positionnement des touches fléchés,  franchement ça pourrait être plus grave…

Le seul petit défaut que j’arrive à trouver est le maque de visibilité des leds de verrouillages (numérique et majuscule) avec une peau noire.

Quelques photos pour la route

Clavier Typematrix nu en disposition qwerty
Clavier typematrix nu.
Clavier typematrix recouvert d'une skin bépo noire.
Le clavier une fois recouvert de la peau bépo noire
Typematrix en bépo avec ma main
Avec une mai au dessus qui vous ayez une idée de la taille.
Partie gauche du clavier
Partie gauche du clavier avec les raccourcis d’édition et les touches « windows »
Photo de la partie droite du clavier
Partie droite du clavier qui fait aussi clavier numérique.

  1. oui je préfère bépoéte à bépoiste ça fait plus poétique justement 

  2. rien que grâce à ça je me sers bien plus de la recherche du dash unity alors que ça m’a toujours gonflé jusqu’à présent 

Webspotting : Adresse inconnu…

Je me suis intéressé ce week-end à Webspotting, un magazine vidéo destiné à présenter des nouvelles du web et de l’Internet… Je ne reviendrais pas sur le contenu que je vous laisse libre de jugerai ni sur le format de la vidéo que je trouve totalement inadapté au web (trouvez moi un lien hypertexte dans une vidéo…), j’aborderais le mode de diffusion de ce magazine.

Ce magazine est ni plus ni moins SAIF (Sans Adresse Internet Fixe). Il est présent sur une multitude de réseau sociaux (Google+, Facebook, twitter principalement), diffusé via Youtube mais si vous cherchez un site web webspotting vous ne trouverez rien… Je voudrais le faire je ne sais même pas vers quelle page faire un lien… C’est une façon de faire qui me surprend. Se placer dans une telle situation de dépendance vis à vis de société commerciale dont rien ne garantit que les intérêts commerciaux coïncideront toujours avec ceux de leurs visiteurs et des fournisseurs de contenu c’est prendre un risque non négligeable…

C’est la grande force de l’Internet : permettre à n’importe qui de diffuser facilement sa propre production sans être dépendant de qui que ce soit… Se placer volontairement dans la situation inverse est une attitude que je n’arrive pas à comprendre surtout que derrière webspotting on trouve quand même Korben qui est loin d’être un manchot de l’Internet.

J’espère que cet exemple n’est pas révélateur d’une tendance plus générale. Certes c’est déjà le cas pour beaucoup de particulier cette évolution vers le minitel mais de ce point du vue la démarche reste plus compréhensible, l’utilisation de ce genre de service apportant une facilité d’usage loin d’être négligeable, mais si on se place dans une démarche moins individuelle et plus «professionnelle» ça le devient beaucoup moins. Si on se veut vraiment producteur de contenu avec la liberté éditoriale qui va avec il faut savoir se rendre autonome.

J’espère juste que dans le cas de webspotting ce n’est que temporaire le temps que le magazine atteigne un certain succès.

Retour sur Ubuntu 11.10

Bon je débarque peut-être après tout le monde mais je préfère prendre le temps d’utiliser quelque chose avant de donner mon avis. J’utilise Ubuntu 11.10 depuis a béta sur un portable de test cela fait donc maintenant suffisamment de temps pour avoir pu me faire une idée. Je tiens à préciser une chose tout de suite, ceux qui me suivent ici ou ailleurs ont compris que je ne supportais pas Unity mais je ne m’étendrais pas sur le sujet ici, il mérite à lui tout seul un autre billet. Ubuntu ne se limite pas à Unity, il y a suffisamment d’autres sujet à aborder pour occuper ce billet.

Du bien

Commençons par les motifs de satisfaction, car il y en a.  D’abord, l’installation est toujours aussi simple et efficace. Un jour j’essaierais de faire faire une installation par un cobaye lambda mais je suis toujours aussi impressionné par la facilité d’usage de l’installeur.

Le choix de Lightdm comme écran de connexion est aussi une bonne idée selon moi. L’aspect visuel est très agréable et son utilisation efficace. L’accès de la session invité des l’invite de connexion la rend plus facile d’accès. et le fait d’avoir un utilisateur déjà sélectionné accélère la connexion puisqu’il suffit d’entrer le mot de passe directement.

Fournir Deja-dup pour les sauvegardes est  une excellente idée. Je l’utilise régulièrement pour faire des sauvegardes sur un disque externe et il se révèle d’une simplicité propre à permettre son usage par le plus grand monde. J’aurai juste apprécié que certain dossier caché soit déjà dans la liste des dossiers à ignorer (le .cache notamment) mais bon, je pinaille. C’est d’ailleurs de manière générale une application à conseiller pour mettre en place facilement une politique de sauvegarde.

Une petite amélioration à signaler qui peut passer pour un détail mais qui est propre à faciliter l’usage d’Ubuntu par le grand public c’est la demande de confirmation à l’usage de la commande « add-apt-repository ». Elle permet d’éviter l’ajout par erreur de dépôts inexistant du à une faute de frappe. Détail simple mais qui, encore une fois, facilite la vie des utilisateurs moins expérimenté.

Je vous passe la litanie des modification internes auxquels pour lesquels vous avez déjà eu droit à de nombreux articles un peu partout sur le web. De tout cela je ne retiendrais qu’une chose : ça fonctionne sans problème particulier.

La nouvelle version de la logithèque est aussi en progrès, je n’en suis pas un grand utilisateur, préférant de loin synaptic, mais elle remplit plutôt assez bien son rôle. Seul reproche c’est le manque de visibilité des licences libres ou propriétaire. L’information y est; mais je trouve qu’elle pourrait être plus visible.

Et du moins bien

Hormis Unity une seule chose me fâche vraiment dans cette version d’Ubuntu et c’est un gros méchant bug. Il est lié à l’utilisation du chiffrement du dossier personnel. Quand vous activez cette option à l’installation le système chiffre aussi la partition swap. C’est assez logique car cela permet de protéger aussi les données personnelles qui peuvent se trouver dessus notamment si utiliser l’hibernation. Malheureusement l’activation de cette fonctionnalité empêche le montage de la partition de swap, plutôt gênant notamment sur un portable or c’est justement avec les portables que cette fonction est la plus importantes. Je ne sais pas si c’est un problème particulier lié à mon matériel ou pas j’avoue ne pas avoir pu me pencher dessus ni savoir vraiment dans quelle direction cherché. Si quelqu’un a des info la dessus je suis preneur.

Un autre problème mais qui ne me parait pas être spécifique à Ubuntu c’est la gestion de l’autonomie. L’estimation de l’autonomie de la batterie tend vers le n’importe quoi et déclenche des mises en hibernation ou des alertes un peu n’importe quand. Il se met à hurler d’un coup que je n’ai plus que quelques minutes d’autonomie alors que ma batterie et à 40%. Si je débranche mon chargeur en cour d’utilisation il hurle comme quoi la charge n’est pas suffisante et déclenche l’hibernation etc. etc. Plutôt emmerdant et c’est loin d’être rassurant pour un utilisateur moyen.

Je trouve aussi toujours énervant le démarrage automatique du gestionnaire de mise à jour, certes ce n’est pas nouveau mais jusqu’à présent il y avait des moyens de contournement mais malheureusement ils ne semblent plus fonctionner. Je comprends que les développeurs aient voulu attirer l’attention des utilisateurs novices vers la nécessité de faire les mises à jour mais ne pas offrir d’autres solution pour les utilisateurs expérimenté est plus gênant.

Du coté de gwibber l’application de micro-blogging, il progresse1 mais c’est loin d’être suffisant. Il ne permet plus d’afficher séparément les flux des différents comptes et ne permet toujours pas l’affichage des conversations. Pour moi ce sont deux fonctionnalités que je trouve indispensable.

En conclusion

Bon comme cela à première vue le tableau paraît bien sombre mais il ne faut pas oublier que j’ai mis en avant des points particulier, comme d’habitude on parle plus des trains qui arrivent en retard que des trains qui arrivent à l’heure. Une fois les critiques mises à part il ne faut pas oublier qu’Ubuntu reste à la base une distribution particulièrement performante et facile à utiliser. Beaucoup de choses fonctionnent correctement «out of the box ». Globalement parlant votre Ubuntu vous l’installez et ça marche point final et c’est agréable. Certes tout n’est pas parfait mais c’est loin d’en empêcher l’usage au quotidien, la preuve je m’en sers encore, certes je n’ai pas gardé Unity mais Ubuntu ne se limite pas à Unity. Quand à développer ce que je reproche à Unity ce sera pour un prochain billet.


  1. et heureusement vu d’où il vient je ne vois pas comment il aurait pu faire autrement 

Publier des liens sur identi.ca et Google+ directement à partir de Google Reader

Une des fonctionnalités pratique de Google Reader est de permettre de facilement publier des liens vers les articles que vous appréciez sur une multitude de services web en tout genre. L’onglet « Envoyer à » des options permet de choisir quels services vous voulez faire apparaître dans le menu envoyer à en bas de chaque article mais identi.ca et Google+ ne figurent pas dans les choix possibles. Heureusement il existe un moyen simple d’ajouter des des services personnalisé, le tout est de connaître les urls à utiliser.

Dans cet onglet « Envoyer à »  cliquez sur le lien « Créer un lien personnalisé » en bas de la page. Cela fait apparaître trois zone de saisie pour pouvoir entrer le nom du service, l’url à utiliser pour publier le lien et l’url de l’icône du service.

Pour publier sur identi.ca utilisez l’url : http://identi.ca//index.php?action=newnotice&status_textarea=${title} from ${source} (${url}) et http://identi.ca/favicon.ico comme url de l’icône.

Pour publier sur Google+ il faut utiliser : https://plusone.google.com/_/+1/confirm?hl=fr&url=${url} et https://ssl.gstatic.com/s2/oz/images/favicon.ico

Les éléments ${xx} seront remplacé par l’élément correspondant de chaque article.

Voila une petite astuce bien pratique à connaître.

Bien sur si vous connaissez d’autres services à ajouter n’hésitez pas à les signaler en commentaires.

Un moyen pour avoir un bloc-note multi-plateforme synchronisé.

Trouver une solution pour pouvoir avoir à porté de clavier un moyen de prendre des notes facilement n’est pas forcément évident. Si en plus on veut pouvoir retrouver ces notes sur plusieurs ordinateurs voir y travailler à plusieurs et qui permet aussi d’avoir une mise en forme un peu plus évolué que ce que permet un simple format texte la ça devient tout de suite encore plus ardu.
Je vais vous présenter la solution que j’ai mis en place, ce n’et probablement pas la meilleure mais elle a le mérite d’être assez simple à mettre en œuvre.

D’abord j’utilise pour faire la prise de note une application assez peu connu mais qui gagnerait à l’être davantage  Zim qui se définit elle même comme un wiki de bureau. La formule à l’avantage d’être clair. Une syntaxe de mise en forme classique type Wiki1, associé à une organisation des pages en arborescence avec possibilité de créer des liens entre elles. Voila rapidement présenté les principes de fonctionnement. Si à cela on ajoute une multitude plugin en tout genre on obtient au final un outil léger et performant qui permet de rapidement écrire des textes sans sacrifier les moyens de mise en page.
Cerise sur le gâteau Zim stocke toutes les pages dans des fichiers textes dans une arborescence de dossier reproduisant celle de vos pages. Pour qui veut faire mumuse après, pour extraire ces textes et les manipuler à sa guise nul besoin de se fader un format de fichier incompréhensible et non documenté.

Après reste le problème de la synchronisation. Un bloc-notes zim étant un dossier contenenant un ensemble de fichier texte il vous suffit d’utiliser n’importe quel service d’hébergement et de synchronisation de données. Moi j’utilise UbuntOne, mais libre à vous d’utiliser le système que vous voulez. En fonction de votre niveau de geekitude c’est à vous de choisir. De plus zim sachant gérer plusierus bloc-notes vous n’être pas obligé de tout synchroniser. Et selon le service que vous utilisez il doit même être possible d’exclure de la synchro certaines page d’un bloc-notes à priori synchronisé.

Petite précision par contre il faut penser dans zim à reconstruire l’index. Il ne détecte pas quand de nouveaux fichiers ont été ajouté via l’extérieur dans le bloc note.

Pour les plus geeek d’entre vous il y a aussi moyen de recourir au gestionnaire de version bzr. zim propose un plugin qui, en utilisant bzr, permet de faire de la gestion de version. Vous pouvez donc à ce moment gérer la réplications es pages grâce à bzr. J’avoue que ça me semble être la façon de faire la plus élégante mais elle n’est pas forcément accessible au pus grand nombre.

Et pour ne rien gâcher Zim est multi-plateforme, il existe en version Gnu/Linux, MAC et Windows. Pas de version mobile donc mais techniquement ce ne doit pas être infaisable non? (au moins en lecture). Si parmi vous il y a un développeur androïd en mal d’inspiration un petit soft capable de lire des pages utilisant  une syntaxe Wiki ça peut être un projet intéressant non?

Certes il y a certainement une multitude d’autre solution mais ce que j’apprécie dans celle ci c’est le fait de séparer les deux fonctionnalités de prise de note et de synchronisation. Ça me permet d’être indépendant du prestataire choisie. Si demain je ne suis plus d’accord avec les conditions d’utilisation d’UbuntuOne je pourrais facilement remettre cela en place en passant par un autre.


  1. assez proche de celle de Dokuwiki d’ailleurs pour ceux qui connaissent 

Invitations Google Plus…

Bon si jamais il y a, parmi la bande de libriste qui me lit, quelques uns  intéressés par une invitation Google + j’en ai 150 à votre disposition.

Pour en profiter faut cliquer ici

 

D’ailleurs j’ai aussi des invitations pour Google Music, je n’en ai que quatre mais si vous en voulez il faut que vous me donniez votre adresse mail.

 

 

Chromium ou Firefox? Firefox ou Chromium? Dilemme libriste.

C’est l’un des dilemme du moment pour tout utilisateur de logiciel libre. L’inévitable Firefox a un concurrent de plus en plus significatif en la personne de Chromium. Migrer ou pas j’en suis encore à me poser la question voici quelques pistes de réflexion.

Je précise bien que je parle ici de Chromium la base libre qui est utilisé par Google pour faire son navigateur Google Chrome. Il est hors de question pour moi d’utiliser Chrome.

Les avantages de chromium :

D’abord et loin devant son concurrent la vitesse, Chromium est bien plus rapide que Firefox et ce à tout les points de vue. Démarrage, affichage des pages tout va bien plus vite. Firefox a fait de gros progrès récemment mais il reste encore un ton en dessous de ce point de vue c’est indéniable. Utilisant un ordinateur qui n’est plus de première jeunesse j’apprécie particulièrement la différence. Même les vidéos sur youtube passent correctement là où il m’arrive d’avoir quelques saccades.

Autre avantage, je me suis aperçu récemment que Chromium enregistrait les mots de passe dans le gestionnaire de Gnome… C’est clairement le point qui pourrait me faire basculer, depuis le temps que j’attends ça de Firefox ça rend Chromium bien tentant.

Autre point : je ne sais pas exactement à quoi c’est du mais le script de rafraichissement automatique du site http://identi.ca marche très bien sous Chromium et pas sous Firefox, probablement une fonctionnalité javascript géré differemment entre les deux navigateurs je n’en sais rien, ce que je vois c’est que le site est bien plus utilisable avec Chromium1.

La barre de favoris qui ne s’affiche intégré sur la page d’accueil. Alors ça c’est excellent. Comment gagner de la place en n’affichant pas de barre de favoris tout en permettant de l’avoir sous la main quand on en a besoin…

Les avantages de Firefox,

Parce qu’il en a le vénérable ancêtre, d’abord ses extensions, certes Chromium en possède lui aussi mais je n’ai pas encore réussi à trouver leurs équivalent respectif, notamment pour celles qui concernent la protection de la vie privée.

il me manque des équivalent à :

  • Better Privacy
  • Beef taco
  • share me not

Pour l’instant j’ai réussi à trouver ghostery qui existe aussi pour Chromium et KB SSL enforcer qui peut remplacer Https Everywhere. C’est mieux que rien mais est-ce suffisant ? Pour l’instant je n’en sais trop rien, si vous avez des suggestion d’extensions intéressantes sur le sujet j’accueillerais avec plaisir vos propositions.

Un avantage indéniable qui reste à Firefox et sur lequel il est imbattable c’est la confiance. La Fondation Mozilla on la connait… Ils ont des valeurs là ou Google a des actionnaires. Chromium a beau être libre, on ne sait pas quel est la marge de manœuvre que les développeurs peuvent avoir par rapport à Googgle. Combien de contributeurs sont des salariés de Google? Combien n’en sont pas? On a malheureusement aucune information la dessus. Quels sont leurs objectif et leur ambition? Aucune idée alors que de son coté la fondation Mozilla a son manifeste. Ça fait quand même une sacré différence.

Bref moi qui était resté fidèle à Firefox malgré la tentation je dois bien avouer que je me laisserais bien tenter… Je crois que je vais au moins tester Chromium pendant pas mal de temps et prendre le temps de trouver ce qui pourrait me manquer notamment pour les extensions.


  1. on peut aussi se demander si les dev d’identi.ca ont testé leur site avec Firefox et si non pourquoi? 

Le terroriste, les jeux vidéo et le grand méchant Internet.

Ça n’a pas manqué… Comme à chaque fois on y a eu droit. À peine les élucubrations et les rapprochements faciles entre le massacre d’Oslo et les arabes intégristes musulmans terminé, on a eu droit au discours sur le grand méchant internet et les dangereux jeux vidéo. Avec comme à chaque fois les mêmes approximation, la même vision déformé et le même objectif politique : désigner un coupable sur qui taper plutôt que de réfléchir.

Premier coupable : Internet, le cinglé en question aurait eu accès à des textes politiques sur Internet et ce serait construit un idéologie à partir de ceux ci… Quel crime! Quel abominable crime! Permettre à n’importe qui de se construire une vision politique de la société est absolument un crime impardonnable n’est-ce pas? C’est surprenant comment en changeant légèrement l’angle de vision de sujet le problème change radicalement de signification. Certes les doctrines et actes promus par ce genre d’écrit sont fondamentalement abject et innommable mais en quoi il faudrait y voir la responsabilité d’Internet? Le danger vient-il d’Internet ou des gens? Qu’il y ait des cinglés qui professent des insanités sur Internet c’est exact mais en présentant Internet comme coupable ou rate complétement le problème. Le problème n’est pas qu’il y ait un outil qui permette d’y avoir accès. Le problème est que des gens les écrivent, que d’autres les lisent et les gobent. Le problème ce sont les personnes qui sont au bout pas le moyen. On est en train de confondre l’outil et la cause, c’est totalement absurde et ça témoigne d’une capacité d’analyse plutôt limité. Car on peut pousser ce raisonnement plus loin aussi. Après tout ça fait des siècles que les livres permettent au plus grand monde d’avoir accès à des écrits monstrueux (de mémoire je citerais Mein Kampf par exemple). Alors qu’est-ce qu’il faut faire? Surveiller, contrôler, filtrer tout ce qui concerne l’écriture et la lecture des livres? C’est dans une certaine mesure effectivement le cas; On peut, relativement, facilement faire interdire un livre, c’est exact. Mais cette procédure s’attaque justement à la source, à l’écrit lui-même, qu’un juge indépendant aura déclaré contraire à la loi. Elle ne s’attaque pas au moyen d’accès, elle ne s’attaque pas à l’ensemble du système qui permettent à un citoyen d’accéder au livre qu’il veut quand il le veut. C’est une différence énorme.

Deuxième coupable : Les jeux vidéos, alors là on touche vraiment au grand n’importe quoi. «Les jeux vidéos banalisent l’usage de la violence», mais bien sur et la violence quotidienne de notre société elle n’y serait pour rien peut-être? Les étalages caricaturales des pires formes de violence criminelle dans la moindre série policière n’y serait pour rien peut-être? Du grand n’importe quoi! C’est l’intégralité de notre société qui est violente quoi que l’on en dise. Dans ce contexte qu’un cinglé use donc d’une violence extrême n’est en rien surprenant. Surtout que en ce qui concerne la banalisation de la violence certains discours politiques ne sont pas des plus exemplaires, et non je ne parle pas particulièrement de l’extrême droite (je pense notamment à celui ci). Que des gens prononçant ou soutenant ce genre de discours cherchent ensuite à donner des leçons sur la banalisation de la violence je trouve ça d’une honnêteté intellectuelle douteuse. Certes on peut trouver ici ou là des exemples d’addiction ou de déni de la réalité de joueur compulsif mais le problème ici n’est en rien le jeux vidéo, encore une fois ce n’est qu’un moyen par lequel s’exprime un problème particulier. Ils ne sont pas plus responsable que le marteau que votre voisin a utilisé pour défoncer le crâne de sa femme. Un gamin qui cherche à fuir la réalité en se plongeant dans les jeux vidéos a un problème on est d’accord mais pas un problème de jeux vidéos. L’important est de chercher pourquoi ce besoin de fuir pas de s’attaquer au moyen qu’il utilise.

Le plus inquiétant dans cette histoire c’est ce que ça révèle plus que le contenu lui même. Alors que ce genre d’événement devraient nous amener à nous poser des questions sur la place de la violence dans nos sociétés, sur le rôle que joue la récupération des idées d’extrême droite par une droite adepte du populisme fascisant, on préfère véhiculer l’image facile d’un coupable. Que certains discours politique abuse de cela est déjà en soi inquiétant mais que les médias se fasse le relais d’une telle bêtise est plus inquiétant. Alors que ce sont eux les premiers qui devraient prendre du recul, réfléchir, analyser les problèmes et se poser les questions, les journalistes ne font que relayer  commentaires et petites phrase. C’est une excellente illustration de l’adage : «Là ou la communication progresse, l’information régresse» et l’information pour qu’une démocratie fonctionne est fondamentale. Quand l’information s’enrhume c’est toute la démocratie qui est malade.

 

Informatique, Internet , Logiciels libres, photographie et petites histoires.