LordPhoenix's Blog

Informatique, Internet , Logiciels libres, photographie et petites histoires.

Jour : 3 août 2011

Chromium ou Firefox? Firefox ou Chromium? Dilemme libriste.

C’est l’un des dilemme du moment pour tout utilisateur de logiciel libre. L’inévitable Firefox a un concurrent de plus en plus significatif en la personne de Chromium. Migrer ou pas j’en suis encore à me poser la question voici quelques pistes de réflexion.

Je précise bien que je parle ici de Chromium la base libre qui est utilisé par Google pour faire son navigateur Google Chrome. Il est hors de question pour moi d’utiliser Chrome.

Les avantages de chromium :

D’abord et loin devant son concurrent la vitesse, Chromium est bien plus rapide que Firefox et ce à tout les points de vue. Démarrage, affichage des pages tout va bien plus vite. Firefox a fait de gros progrès récemment mais il reste encore un ton en dessous de ce point de vue c’est indéniable. Utilisant un ordinateur qui n’est plus de première jeunesse j’apprécie particulièrement la différence. Même les vidéos sur youtube passent correctement là où il m’arrive d’avoir quelques saccades.

Autre avantage, je me suis aperçu récemment que Chromium enregistrait les mots de passe dans le gestionnaire de Gnome… C’est clairement le point qui pourrait me faire basculer, depuis le temps que j’attends ça de Firefox ça rend Chromium bien tentant.

Autre point : je ne sais pas exactement à quoi c’est du mais le script de rafraichissement automatique du site http://identi.ca marche très bien sous Chromium et pas sous Firefox, probablement une fonctionnalité javascript géré differemment entre les deux navigateurs je n’en sais rien, ce que je vois c’est que le site est bien plus utilisable avec Chromium1.

La barre de favoris qui ne s’affiche intégré sur la page d’accueil. Alors ça c’est excellent. Comment gagner de la place en n’affichant pas de barre de favoris tout en permettant de l’avoir sous la main quand on en a besoin…

Les avantages de Firefox,

Parce qu’il en a le vénérable ancêtre, d’abord ses extensions, certes Chromium en possède lui aussi mais je n’ai pas encore réussi à trouver leurs équivalent respectif, notamment pour celles qui concernent la protection de la vie privée.

il me manque des équivalent à :

  • Better Privacy
  • Beef taco
  • share me not

Pour l’instant j’ai réussi à trouver ghostery qui existe aussi pour Chromium et KB SSL enforcer qui peut remplacer Https Everywhere. C’est mieux que rien mais est-ce suffisant ? Pour l’instant je n’en sais trop rien, si vous avez des suggestion d’extensions intéressantes sur le sujet j’accueillerais avec plaisir vos propositions.

Un avantage indéniable qui reste à Firefox et sur lequel il est imbattable c’est la confiance. La Fondation Mozilla on la connait… Ils ont des valeurs là ou Google a des actionnaires. Chromium a beau être libre, on ne sait pas quel est la marge de manœuvre que les développeurs peuvent avoir par rapport à Googgle. Combien de contributeurs sont des salariés de Google? Combien n’en sont pas? On a malheureusement aucune information la dessus. Quels sont leurs objectif et leur ambition? Aucune idée alors que de son coté la fondation Mozilla a son manifeste. Ça fait quand même une sacré différence.

Bref moi qui était resté fidèle à Firefox malgré la tentation je dois bien avouer que je me laisserais bien tenter… Je crois que je vais au moins tester Chromium pendant pas mal de temps et prendre le temps de trouver ce qui pourrait me manquer notamment pour les extensions.


  1. on peut aussi se demander si les dev d’identi.ca ont testé leur site avec Firefox et si non pourquoi? 

Le terroriste, les jeux vidéo et le grand méchant Internet.

Ça n’a pas manqué… Comme à chaque fois on y a eu droit. À peine les élucubrations et les rapprochements faciles entre le massacre d’Oslo et les arabes intégristes musulmans terminé, on a eu droit au discours sur le grand méchant internet et les dangereux jeux vidéo. Avec comme à chaque fois les mêmes approximation, la même vision déformé et le même objectif politique : désigner un coupable sur qui taper plutôt que de réfléchir.

Premier coupable : Internet, le cinglé en question aurait eu accès à des textes politiques sur Internet et ce serait construit un idéologie à partir de ceux ci… Quel crime! Quel abominable crime! Permettre à n’importe qui de se construire une vision politique de la société est absolument un crime impardonnable n’est-ce pas? C’est surprenant comment en changeant légèrement l’angle de vision de sujet le problème change radicalement de signification. Certes les doctrines et actes promus par ce genre d’écrit sont fondamentalement abject et innommable mais en quoi il faudrait y voir la responsabilité d’Internet? Le danger vient-il d’Internet ou des gens? Qu’il y ait des cinglés qui professent des insanités sur Internet c’est exact mais en présentant Internet comme coupable ou rate complétement le problème. Le problème n’est pas qu’il y ait un outil qui permette d’y avoir accès. Le problème est que des gens les écrivent, que d’autres les lisent et les gobent. Le problème ce sont les personnes qui sont au bout pas le moyen. On est en train de confondre l’outil et la cause, c’est totalement absurde et ça témoigne d’une capacité d’analyse plutôt limité. Car on peut pousser ce raisonnement plus loin aussi. Après tout ça fait des siècles que les livres permettent au plus grand monde d’avoir accès à des écrits monstrueux (de mémoire je citerais Mein Kampf par exemple). Alors qu’est-ce qu’il faut faire? Surveiller, contrôler, filtrer tout ce qui concerne l’écriture et la lecture des livres? C’est dans une certaine mesure effectivement le cas; On peut, relativement, facilement faire interdire un livre, c’est exact. Mais cette procédure s’attaque justement à la source, à l’écrit lui-même, qu’un juge indépendant aura déclaré contraire à la loi. Elle ne s’attaque pas au moyen d’accès, elle ne s’attaque pas à l’ensemble du système qui permettent à un citoyen d’accéder au livre qu’il veut quand il le veut. C’est une différence énorme.

Deuxième coupable : Les jeux vidéos, alors là on touche vraiment au grand n’importe quoi. «Les jeux vidéos banalisent l’usage de la violence», mais bien sur et la violence quotidienne de notre société elle n’y serait pour rien peut-être? Les étalages caricaturales des pires formes de violence criminelle dans la moindre série policière n’y serait pour rien peut-être? Du grand n’importe quoi! C’est l’intégralité de notre société qui est violente quoi que l’on en dise. Dans ce contexte qu’un cinglé use donc d’une violence extrême n’est en rien surprenant. Surtout que en ce qui concerne la banalisation de la violence certains discours politiques ne sont pas des plus exemplaires, et non je ne parle pas particulièrement de l’extrême droite (je pense notamment à celui ci). Que des gens prononçant ou soutenant ce genre de discours cherchent ensuite à donner des leçons sur la banalisation de la violence je trouve ça d’une honnêteté intellectuelle douteuse. Certes on peut trouver ici ou là des exemples d’addiction ou de déni de la réalité de joueur compulsif mais le problème ici n’est en rien le jeux vidéo, encore une fois ce n’est qu’un moyen par lequel s’exprime un problème particulier. Ils ne sont pas plus responsable que le marteau que votre voisin a utilisé pour défoncer le crâne de sa femme. Un gamin qui cherche à fuir la réalité en se plongeant dans les jeux vidéos a un problème on est d’accord mais pas un problème de jeux vidéos. L’important est de chercher pourquoi ce besoin de fuir pas de s’attaquer au moyen qu’il utilise.

Le plus inquiétant dans cette histoire c’est ce que ça révèle plus que le contenu lui même. Alors que ce genre d’événement devraient nous amener à nous poser des questions sur la place de la violence dans nos sociétés, sur le rôle que joue la récupération des idées d’extrême droite par une droite adepte du populisme fascisant, on préfère véhiculer l’image facile d’un coupable. Que certains discours politique abuse de cela est déjà en soi inquiétant mais que les médias se fasse le relais d’une telle bêtise est plus inquiétant. Alors que ce sont eux les premiers qui devraient prendre du recul, réfléchir, analyser les problèmes et se poser les questions, les journalistes ne font que relayer  commentaires et petites phrase. C’est une excellente illustration de l’adage : «Là ou la communication progresse, l’information régresse» et l’information pour qu’une démocratie fonctionne est fondamentale. Quand l’information s’enrhume c’est toute la démocratie qui est malade.

 

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