LordPhoenix's Blog

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Catégorie : Logiciels libres (Page 2 of 14)

Mes impressions sur trois filtres anti-spam.

Comme tout le monde j’ai les boites mails envahies par le spam, Heureusement dans le monde Gnu/Linux les distributions fournissent toutes des filtres anti-spam facilement installables (quand il n’y en a pas un déjà installé par défaut). J’en ai testé plusieurs le temps de trouver celui qui me convienne voici un petit retour d’expérience.

J’en ai testé trois : spamassassin, bogofilter et bsfilter. Attention ce ne sont pas des tests académiques c’est une évaluation suite à un usage quotidien, j’ai fait en sorte de les utiliser suffisamment longtemps pour que l’apprentissage soit le plus efficaces possible (c’est à dire jusqu’à ce que je ne remarque plus d’améliorations). Je les ai utilisé avec claws-mail qui dispose de plugin pour chacun d’entre eux ce qui en facilite leur usage. Attention ce n’est qu’une évaluation dans le cadre d’une utilisation desktop, pas du tout dans un contexte serveur, les critères seraient dans ce cas radicalement différent.

Au final je dirai que le plus efficace est spamassassin l’apprentissage est rapide le filtrage est très efficaces avec peu de faux positifs et dans les quelques cas ou c’est arrivé le simple fait de lui avoir précisé une fois que le message n’était pas un spam a suffi pour éviter la répétition de l’erreur. Il y a aussi régulièrement des spams non détecté mais c’est assez inévitable malheureusement et ils sont peu nombreux. S’il est efficace il souffre par contre de deux défauts : En premier il faut aller changer une option dans un fichier de configuration pour qu’il soit activé… Je trouve la démarche un peu bizarre si on l’installe c’est que l’on veut l’utiliser pourquoi dans ce cas devoir l’activer ailleurs? De plus ce n’est pas vraiment user-friendly notamment pour les débutants.1 Le deuxième défaut c’est sa lourdeur, à moins que ce ne soit du au plugin mais claws-mail pédalait complétement dans la choucroute pendant le filtrage des messages, une horreur pour peu que vous utilisiez l’IMAP.

À l’extrême opposé vous avez bogofilter, pas de problème de configuration, apprentissage là aussi très rapide, super léger avec impact quasi nul à l’utilisation mais ceci entrainant peut-être cela bien moins performant. Très peu de faux positifs mais pas mal de spam non détecté.

Au milieu du gué on trouve bsfilter il est plutôt assez efficace, ne pose pas de problèmes de configuration et même s’il est moins discret que bogofilter il n’a pas la lourdeur d’un spamassassin. C’est à mon avis le compromis idéal si votre PC n’est pas un foudre de guerre. Le plus surprenant c’est que ce filtre semble d’origine japonaise est optimisé pour le filtrage de mail utilisant les caractères japonais mais cela ne l’empêche pas d’être efficace avec le vocabulaire et l’alphabet latin.

Pour conclure je dirais que si vous disposez d’une machine suffisamment performante spamassassin est à conseiller, de même dans le cadre d’une utilisation serveur car il me semble plus fait pour mais ce n’est qu’une impression je n’ai pas creusé ce point la n’en ayant pas l’utilité. Mais si spamassassin est trop lourd pour vous bsfilter est certainement la meilleure alternative.


  1. ça peut s’expliquer par sa vocation plus ciblé serveur peut-être 

Menu Gnome : Quelques alternatives au menu par défaut

L’un des rôles principaux d’un gestionnaire de bureau comme l’est gnome c’est de nous proposer un menu pour accéder aux applications, documents et outils divers. À ce titre gnome dans sa configuration par défaut fournit la barre de menu que nous connaissons bien proposant les trois menus : «Applications», «Raccourcis» et «système». Mais ce n’est pas le seul choix possible, il existe des alternatives dont je vous propose de faire le tour ici.

Le menu principal Gnome

Ce menu reste assez peu utilisé mais il n’en présente pas moins quelques avantages. Il regroupe en fait la barre de menu traditionnelle dans un seul et unique menu… Prenez votre menu «Applications» ajoutez-y à la fin un séparateur, un sous menu «Raccourcis» et un sous-menu «Système» et vous y êtes… Solution simple et efficace, méthode gnome tout craché. C’est une solution que est intéressante pour ceux qui ne veulent utiliser qu’un seul panneau sur leur bureau car elle permet de tout avoir dans un seul élément qui prend peu de place sur le panneau, un seul icône suffit. Les utilisateurs de notebook apprécieront les fans de personnalisation avancé passeront leur chemin.

Menu principal de gnome

Le menu principal de Gnome

Et, il ne faut pas l’oublier, c’est, avec la barre de menu par défaut, la solution la plus réactive et légère.

Le menu «Mint»

Il s’agit du menu disponible dans la distribution LinuxMint. Si je ne me trompe c’est une version modifié du «menu principal» fourni avec SuseLinux. Il regroupe tout les éléments dans une seul fenêtre composé de trois panneaux. Un qui regroupe Les raccourcis et l’accès à différents éléments du systéme, un autre qui regroupe l’accès aux applications où l’on peut basculer entre un affichage des applications favorites et l’affichage de toutes les applications organisé de la même manière que dans le menu gnome traditionnel. Le troisième panneau affiche la liste des derniers fichiers ouverts.

MintMenu en mode Applications favorites

Le Menu Mint affichant les applications favorites

Capture du Menu Mint en mode «Applications»

Le menu Mint en mode Applications

Ces différents éléments sont disponibles via un système de plugin ce qui permet de n’afficher que les éléments que vous utilisez vraiment, chacun d’eux étant aisément configurable. Les développeurs ont su éviter l’écueil de la multiplication des options piège dans lequel bon nombre d’application de personnalisation du bureau tombe à pied joints (cf. les options de cairo-dock totalement inutilisable) Ce menu ne présente pas de gros défaut de mon point de vue. Si ce n’est l’inconvénient lié aux principes même de ces menus : L’affichage dans des dimensions fixes. Regrouper tout les éléments dans un seul affichage impose de fixer la taille de la fenêtre ce qui est un peu gênant il faut bien l’admettre quand on affiche toutes les applications. Un ascenseur est alors affiché. Personnellement cela ne me gêne vraiment que pour accéder aux menus «Administration» et «Préférences» pour les autres l’affichage des favoris me suffit la majorité du temps; mais il est vrai que c’est un point qui peut rebuter beaucoup d’utilisateur. Or il est difficile d’y échapper des que l’on veut utiliser ces menus avancés. À noter que dans l’affichage «Applications» la sélection de la catégorie se fait au survol de celle-ci ce qui permet de se rapprocher du comportement d’un menu classique et évite un clic superflu. Option que l’on peut qui plus est désactiver dans les préférences de l’application.

Gnomenu

Gnomenu est un autre menu avancé plus ou moins inspiré dans son organisation de ce qui a été fait pour le menu de KDE 4. Comme le précédent il regroupe l’ensemble des éléments dans une seule fenêtre en regroupant les différents éléments dans des onglets. Typiquement on a les onglets «Favoris», «Applications», «Ordinateur», «Fichiers récent».Certains thèmes proposant un panneau supplémentaire regroupant ou non les commandes d’extinction et/ou certaines applications d’administration. On touche là le principal défaut de ce menu : La confusion entre l’organisation du menu et son apparence. Le thème choisit impose tout : Les éléments affichés et l’apparence du menu. Si vous voulez retrouver facilement l’accès à synaptic par exemple mais que l’apparence des thèmes qui vous le proposent ne vous plaisent pas et bien tant pis pour vous. De plus ces thèmes sont totalement indépendant de celui de votre bureau, pour l’homogénéité on ira voir ailleurs. Par contre certains thèmes permettent l’accès aux marques-pages de Firefox. C’est une excellente idée mais je n’ai aucune idée de la façon dont il gère la présence de plusieurs profils Firefox ainsi que de plusieurs versions. Quelles sont les favoris affiché mystère. De même l’affichage est fait en vrac sans les dossiers et la barre de recherche n’est pas utilisable ici… Dommage, l’idée est bonne mais pas complète, gageons qu’à l’avenir cela va s’améliorer. Autre défaut : pour accéder aux applications d’une catégorie, il faut cliquer sur la catégorie et la liste s’affiche au même endroit ce qui implique que l’on reclique encore pour retrouver la liste. Certes une fois les applications courantes configurées dans les favoris cela devient moins gênant mais personnellement je ne suis pas fan de ce système. A contrario cela permet d’avoir un menu qui prend moins de place sur ce point c’est vraiment une question de préférence personnel. Autre point que m’énerve c’est la nécessité de redémarrer l’applet des que l’on change quelques choses dans les préférences, ce qui nous donne droit à chaque fois à un message de gnome-panel disant que l’applet s’est fermé et nous demandant si on veut le recharger. De plus l’application des préférences ne se fait qu’en refermant l’a boite de dialogue faisant totalement fi des recommandations d’usage des applications gnome…

Unity

Unity est l’interface proposé par canonical pour la version netbook d’Ubuntu. Bien qu’elle ne soit pas forcément prévue pour rien ne l’empêche de l’utiliser sur un ordinateur de bureau. Autant le dire tout de suite les conditions de tests était loin d’être optimales : Unity est prévue pour les écrans larges alors que j’utilise un écran 4/3,1 et Unity n’a pas bien fonctionné sur ma machine, je soupçonne la carte graphique assez ancienne de poser des problèmes à mutter même si ce n’est pas certain. Bon autant être clair Unity sur un PC de bureau n’a aucune utilité… même si pour une fois une application pense à exploiter la largeur que le marketing des fabricants d’écrans nous pousse à accepter; l’apport en terme d’ergonomie a peu d’intérêt sur un PC du bureau dont l’écran est suffisamment grand. En plus le projet est jeune est peut encore être grandement amélioré. Dans le cadre d’un netbook elle peut être intéressante mais je me ferais un avis définitif quand j’aurais l’occasion de l’utiliser dessus. Il y a par contre deux gros défaut à cette interface : Les applications Système apparaissent toutes ensemble, il n’y a plus de séparation préférences/administration. C’est dommage, c’est un point de facilité que je met souvent en avant auprès de ceux qui découvrent Ubuntu : «Là ce sont tes préférences à toi, tu peux bidouiller ça ne cassera rien d’irrémédiable mais là c’est pour l’administration, on te demande ton mot de passe, il faut faire plus attention» Ça a le mérite de la clarté.C’est le même reproche que je fais au gnome-control-center. On retrouve le même problème que le panneau de configuration de Windows (Ouuuh le gros troll ;) ) Autre défaut, en haut de la fenêtre apparait les différentes catégories du menu mais seules les catégories par défaut sont présentes… Je ne sais pas si c’est un bug ou un choix volontaire mais si c’est un choix c’est un bug… Ce qui fait que les applications qui sont dans d’autres catégories (Programmation dans mon cas) n’apparaissent que si vous faites une recherche? Franchement plutôt incongru comme choix Surtout qu’il n’y a pas de gestion d’applications favorites c’est dommage ça résoudrait je pense pas mal de difficulté d’usage, même celles liées au cas particulier du netbook.

Cardapio

Cardapio se présente à l’affichage sous la forme d’un menu sur deux colonnes. La partie gauche regroupe les catégories et la partie droite affiche ce qui correspond à la catégorie sélectionné. C’est assez simple, l’astuce étant d’ajouter des éléments particulier en tant que catégories. Les raccourcis de Nautilus ou les documents récents apparaissant dans une catégorie supplémentaire par exemple.

Capture du menu Cardapio

Cardapion affichant les applications

À noter que la sélection de la catégorie peut se faire au choix au survol ou au clic tout dépend de ce que vous avez indiqué dans les options. Là aussi les options restent simple et compréhensible. La deuxième partie de la colonne de gauche regroupe quelques éléments particulier dont un nommé «centre de contrôle» qui permet de remplacer les catégories du menu par les catégories du gnome-control-center. L’idée n’est pas mauvaise et plutôt original sauf que encore une fois on perd la distinction préférence/administration qui me parait bien plus judicieuse que le tri par catégorie. La grande spécificité de Cardapio réside dans son système de recherche qui est redoutable et justifierai presque son utilisation à lui tout seul. Grâce à un mécanisme de greffon dont une bonne part fourni par la communauté d’utilisateur la recherche se fera non seulement parmi les éléments du menu mais aussi dans :

  • Les applications installés.
  • Les documents indexé par tracker (si celui-ci est installé)
  • Google
  • Les commandes disponible
  • Les notes Tomboy
  • Les vidéos YouTube
  • Les documents récents
  • et bien d’autres…

Une multitude de greffons en tout genre sont fournis par la communauté d’utilisateur ce qui ouvre des perspectives d’utilisation assez sensationnelles. et le résultat s’intègre directement dans le menu avec comme catégorie les différentes origines de ce qui a été trouvé

Cardapion affichant le résultat d'une recherche

Résultat de la recherche de «mon» dans Cardapio

Ce système est assez bluffant je dois bien le reconnaitre

Le menu idéal :

Allez amusons nous maintenant à faire un peu de prospective. Quel serait le menu idéal? moi je propose

  • un affichage dynamique plus proche d’un menu traditionnel.
  • Une gestion de favoris comme le propose MintMenu
  • Accès aux marque-pages du navigateur web (Firefox mais aussi les autres après tout) comme on peut le trouver dans gnomenu
  • un mécanisme de recherche équivalant à celui de Cardapio

Bon il est vrai que le premier point semble à première vue assez incompatible avec les suivants mais bon on peu toujours rêver.Quand à conseiller l’un plutôt que l’autre je ne m’y risquerais pas tout cela relève quand même beaucoup de la préférence personnelle. Je vous encouragerais plutôt à les tester vous-même.

Pour pouvoir les installer sur Ubuntu

Hormis Unity ces menus ne sont pas disponible par défaut dans les dépôts Ubuntu mais ils le sont tous via des ppa.

Pour le MintMenu ajouter ce ppa : ppa:webupd8team/mintmenu
Pour gnomenu ajouter le ppa : ppa:gnomenu-team/ppa
pour Cardapio ajouter le ppa ppa:cardapio-team/unstable

Maintenant à vous de tester et si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à en parler.


  1. Je suis totalement allergique à ces écrans large absolument pas prévue pour un usage informatique d’un ordinateur, un comble quand même 

Retrouver Pino et Twitter dans Ubuntu 10.10

Cumul de deux problèmes cette semaine : Pino l’excellent client pour twitter et identi.ca n’arrivait plus à se connecter à twitter et en plus il n’existe pas de version disponible dans son ppa pour Ubuntu maverick que j’utilise depuis que la béta est sortie.

J’ai essayé de réutiliser gwibber mais franchement c’est une horreur ce soft. Il s’est bien amélioré par rapport à la version disponible sous Lucid je dois bien le reconnaître mais ça ne le rend pas pour autant utilisable au quotidien à mon goût.

Donc d’abord trouver comme permettra à Pino de se connecter à Twitter : La solution est d’ utiliser supertweet. Vous trouverez là : les explications pour l’utiliser

Mais pour avoir un Pino qui tourne sous Ubuntu Maverick il va falloir se lancer dans une compilation manuelle après avoir très légèrement modifié les sources.1. J’en profite donc pour faire un petit guide de la compilation pour débutants.

Version courte pour habitué

Pour les habitués de la manœuvre qui cherchent simplement à savoir comment compiler Pino voici la version courte :

Télécharger les sources de la version 0.2.11 sur google code et modifiez les fichiers account_action.vala et more_window.vala.
Remplacez
name = "AccountAct"; par GLib.Object(name : "AccountAct");
et type = WindowType.POPUP; par GLib.Object(type : WindowType.POPUP);

Pour la suite toutes les infos de compilation sont comme il se doit dans le fichier INSTALL.

Pour les autres voici la version détaillé

Rendez vous sur cette page et y téléchargez l’archive correspondant à la version 0.2.11

Décompressez cette archive dans un coin de votre disque dur puis allez dans le répertoire pino-0.2.10/src/

Là il vous faut modifier deux fichiers

Dans le fichier account_action.vala
Remplacez la ligne 41 qui contient name = "AccountAct"; par GLib.Object(name : "AccountAct");((Faites attention à la syntaxe, recopiez exactement ce qui est indiqué sans oublier les « ; »))
Il est recommandé de commenter la ligne en question plutôt et d’en ajouter une ça vous permettra de revenir en arrière en cas de problèmes.

Dans le fichier more_window.vala
il faut remplacer type = WindowType.POPUP; de la ligne 31 par GLib.Object(type : WindowType.POPUP);

Enregistrez ces deux fichiers et fermez les nous n’en avons plus besoin.

Attaquons maintenant l’étape compilation en prenant les choses dans l’ordre.

Ouvrez le le fichier INSTALL situé dans le répertoire pino-0.2.10 c’est lui qui nous servira de guide.

Il commence par indiquer une liste de librairie qui sont nécessaire pour compiler Pino mais attention comme il s’agit de compiler et non d’installer ce sont les paquets dont le nom contient la mention «-dev» à la fin dont nous avons besoin. Cette étape peut parfois paraitre nébuleuse au non initié car il peut arriver que les noms d’usage des librairies et les noms des paquet diffèrent assez mais là ce n’est pas le cas.

Lancez donc Synaptic et installez les paquets suivants

  • valac
  • gcc
  • intltool
  • gettext
  • libgtk2.0-dev
  • libgee-dev
  • libglib-dev
  • libnotify-dev
  • libsoup2.4-dev
  • libxml2-dev
  • libwebkit-dev
  • libunique-dev
  • libgtkspell-dev
  • libindicate-dev

Une fois les paquets installé ouvrez un terminal dans le répertoire pino-0.2.10 et tapez la commande :
./waf configure --prefix=/usr
À ce stade le script va vérifier que toutes les librairies nécessaires sont bien présentes. Si l’une d’elles manquent vous aurez un message vous avertissant. Si c’est le cas pas de panique retournez dans synaptic faites une recherche avec le nom de la librairie qui vous est indiqué installez le paquet correspondant dont le non contient «-dev» et relancez la commande précédente jusqu’à ce que vous n’ayez plus de messages d’erreur.

Une fois ceci fait on lance la compilation proprement dite avec la commande
./waf build

Si cette étape se termine avec un message d’erreur il est probable que vous ayez fait une erreur dans l’une des étapes précédentes reprenez les tranquillement une par une et vérifiez que vous n’avez rien oublié.

Une fois cette étape finie il ne vous reste plus qu’a l’installer, ça se fait avec la commande :
sudo ./waf install

Si ultérieurement vous désirez désinstaller Pino il vous faudra utiliser la  commande
sudo ./waf uninstall

Voila avec cela vous retrouvez l’un des meilleurs client twitter/identi.ca du monde libre sur votre Ubuntu.


  1. Normalement si vous suivez bien les explications vous ne devriez pas finir comme goose 

Synchroniser un Palm avec JPilot sous Ubuntu 10.04

La synchronisation d’un Palm sous GNU/Linux n’a jamais été évidente et l’est encore moins actuellement car le support de ce genre de matériel plutôt ancien n’attire pas vraiment l’attention des développeurs. Après quelques tests j’ai fini par trouver le moyen de faire fonctionner mon matériel, je vous en fais donc profiter ça peut dépanner.

Le matériel en question est un Palm de marque Sony plus précisément un CLIÉ SJ30. Je cherche à le synchroniser avec JPilot pour deux raisons essentielles : JPilot me permet de retrouver mon carnet d’adresse dans Claws-Mail, redoutable client mail s’il en est, et me permet aussi de gérer une sauvegarde de mes mots de passe qui est synchronisé sur le Palm. Ça me permet de toujours les retrouver facilment même en déplacement et je les retrouve facilement quand je suis sur le PC. Je précise cette manipulation marche sur Ubuntu 10.04 Lucid Lynx. Je ne l’ai pas testé avec d’autres distribution ni sous d’autres versions d’Ubuntu. Normalement les grandes lignes devraient être les mêmes, si vous arrivez à le faire sur d’autres plates-formes dites le en commentaire je l’ajouterai au billet.

Pour synchroniser tout cela on va commencer par faire un petit tour par la ligne de commande :
sudo modprobe visor
On charge le module visor à la main pour cette fois si tout marche on fera en sorte de le charger automatiquement au démarrage.
Il faut ensuite installer jpilot, Je vous laisse le choix de la méthode (synaptic ou ligne de commande vous êtes assez grand non?).
Une fois ceci fait, lancer J-Pilot et allez dans les préférences

  • sur l’onglet «Réglages» mettez la valeur de l’option « port série » sur « /dev/ttyUSB1 ».
  • Dans l’onglet «Conduits» pensez à désactiver celle nommé «Expense 1.1» l’application correspondance n’étant pas fournie sur ce modèle.

Et voila normalement tout est prêt. Branchez votre CLIÉ, Lancez la synchronisation puis cliquez dans la foulé sur le bouton de synchronisation de J-Pilot vous devriez entendre la petite musique familière.

Maintenant que cela marche il faut faire en sorte de charger le module visor au démarrage. pour cela il suffit de l’ajouter à la fin du fichier «/etc/modules» qu’il vous faudra éditer avec les droits root bien sur.

Et voila à vous de jouer.

Cacher les partitions à Gnome version Lucid Lynx

Suite à ma migration vers Ubuntu Lucid Lynx ma petite astuce du billet précédent ne marchait plus. Après investigation il semblerait que ce soit du au remplacement de DeviceKit-Disks par uDisks. Donce pour que tout cela marche de nouveau il faut remplacer DKD_PRESENTATION_HIDE par UDISKS_PRESENTATION_HIDE dans le même fichier.
Pour le reste rien ne change.

Cacher certaines partitions de Gnome grace à udev

Allez pour une fois un petit article technique sur ce blog ça faisait longtemps.
Tout dépend bien sur de la façon dont vous utilisez votre ordinateur mais il est probable que vous ayez sur vos disques dur des partitions que vous n’utilisez pas quand vous êtes sous GNU/Linux. Ce peut être la partition Windows que vous n’utilisez que pour jouer, ou la partition de restauration de Windows mis en place par le fabricant de votre ordinateur etc etc…
Si ces partitions ne vous intéressent pas fort logiquement vous ne les montez pas au démarrage mais cela ne les empêche pas d’apparaitre dans Gnome, via les raccourcis et le poste de travail. La question est donc de trouver le moyen de cacher totalement ces partitions à Gnome pour qu’il ne les affiche pas.
C’est grace à ce thread du forum officiel Ubuntu que j’ai fini par trouver la solution. La méthode n’est pas très difficile même si comme pour toutes manipulations des partitions il faut faire attention où on met les doigts.

  1. Repérer le nom de périphérique de la partition que vous voulez masquer (quelque chose du genre sda ou sdb suivi d’un chiffre)1 . Je l’ai fait avec gparted mais il y a peut-être plus simple et déjà disponible en ligne de commande si vous ne l’avez pas installé.
  2. Créer un fichier hide-partitions.rules dans le répertoire /etc/udev/rules.d
    sudo gedit /etc/udev/rules.d/hide-partitions.rules
  3. Dans ce fichier mettre ceci :
    # we only care about block devices
    ACTION!="add|change", GOTO="hide_partitions_end"
    SUBSYSTEM!="block", GOTO="hide_partitions_end"
    KERNEL=="loop*|ram*", GOTO="hide_partitions_end"
    ################################################## ############################
    # Partitions which desktops should not display
    KERNEL=="sda1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    KERNEL=="fd0", ENV{ID_DRIVE_FLOPPY}="1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    ################################################## ############################
    LABEL="hide_partitions_end"

    Bien sur il vous faut adapter les mentiions « sda1 » et « fd0 » par le nom de la partition qui vous intéresse. Dans mon cas je cherchais à masquer une partition de restauration de Windows et mon lecteur de disquette 2 .

Et voila vous n’avez plus qu’a redémarrer votre machine pour que ces partitions n’apparaissent plus, Simple et efficace.

Un avantage de cette méthode est que ces partitions restent accessible malgré tout. Certes il faudra les monter en utilisant la ligne de commande mais elles ne sont pas totalement inaccessible.
C’est à mon avis à utiliser pour des partitions qui sont utilisé pour des scripts de sauvegarde de plus en les montant ailleurs que dans /media (/mnt par exemple) elles n’apparaitront jamais même pendant qu’elles sont montées.

Je pense d’ailleurs que ce mécanisme doit pouvoir être exploité pour faire bien plus que cela les courageux peuvent se plonger dans les pages man de udev et DeviceKit-disks pour avoir plus d’information sur le contenu de ce fichier. À mon avis il doit y avoir plein de choses à faire.


  1. il est possible d’utiliser d’autres moyens mais celui ci me semble le plus simple 

  2. oui j’en ai encore un qui traine même s’il ne me sert plus à grand chose je dois bien le reconnaître 

Signature du pacte du logiciel libre : Europe écologie loin devant

Graphique de répartition des signatures

Répartition des signatures.


J’ai fait ce petit graphique à partir des données du site candidats.fr en date de ce soir. Le moins que l’on puisse dire c’est que graphique est éloquent : la moitié des signataires du pacte du logiciel libre sont sur une liste Europe Écologie. Quand je dis qu’il y a une indéniable communauté de valeur entre l’écologie et la culture libre voila un argument supplémentaire.
Certes il est probable que certaines signature relève plus de l’opportunisme politique que de la réelle conviction mais ce doit être la même chose pour toute les listes donc logiquement l’impact doit être le même pour toutes. Et de plus certaines des listes ne sont présent que dans certaines régions alors que d’autres sont présentes dans tout le pays ça fausse un peu le jeu j’en conviens mais cela ne joue qu’a la marge vu le nombre de signature réduit concerné.

Campagne «Pacte du logiciel libre» Vraiment utile?

Si vous suivez l’actualité du monde du logiciel libre vous n’êtes pas sans connaitre la campagne que l’April lance pour inviter les candidats aux prochaines élections régionales à signer le pacte du logiciel libre. On ne peut que saluer l’initiative. Il serait de mauvaise foi de prétendre le contraire mais en ce qui me concerne je suis loin d’être persuadé que ce soit vraiment utile.

Bon certes c’est un peu facile et ça se rapproche un peu du discours «tous pourris» (discours auquel je suis loin d’adhérer) mais franchement j’ai du mal à croire que parmi les signataires il y en ait beaucoup qui ait vraiment signé le document avec conviction et en toutes connaissances de cause. L’initiative est louable comme tout ce qui peut rappeler aux décideurs en tout genre l’existence et l’importance du libre mais n’est ce pas aussi un moyen donné aux candidats de nous la jouer «je vous écoute» alors qu’en fait ils ne captent rien à ce dont ou leur parle.

Certains candidats ont inclus dans leurs programmes quelques déclarations en faveur des logiciels libres n’aurait-il pas été préférable d’aller les chercher sur ce terrain là pour leur en faire dire plus? Pour leur demander plus de détails sur ce qu’ils comptent faire précisément, par exemple dans le domaine de l’éducation? Pour leur montrer que ce qu’ils feront sera surveillé et mis en parallèle de leurs déclaration d’intention? Cela aurait probablement été plus difficile à faire mais peut-être plus utile.

Attention que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, mon propos n’est pas de casser du bois sur le dos de l’April je ne me le permettrais absolument pas, eu égard à ce qu’ils font pour le libre ce serait malvenu, mais malheureusement je n’ai que peu de confiance envers nos élites politiques ce qui m’amène a être particulièrement sceptique.

Par contre je ne peux m’empêcher de remarquer que la liste qui comporte le plus de signataires est « Europe écologie » or j’ai toujours trouvé une certaine communauté de valeur entre l’écologie et le logiciel libre1 visiblement je ne suis pas le seul.


  1. notamment l’idée de bien commun 

Premiers test de la nouvelle Ubuntu.

Comme d’habitude j’ai installé la nouvelle version de la distribution GNU/Linux Ubuntu dès la sortie de la version béta il y a une semaine. Voici un petit tour des principales nouveauté de cette version nommé Karmic Koala (koala charmeur je crois).

Je ne vais pas ici vous faire l’énumération complète de toutes les nouveautés je vais me concentrer sur une présentation un peu plus détaillée des nouveautés les plus visibles, celles auxquelles vous serait confronté dans un usage quotidien.

Petite remarque au passage sur la stabilité, comme d’habitude elle est au rendez vous. J’aimerais voir des versions béta aussi stable plus souvent. Les mises à jours continuent à se succéder rapidement (jusqu’à deux fois par jour parfois) et je n’ai pas eu droit à un seul plantage, de quoi frustrer n’importe quelle testeur. Il m’arrivait parfois (très occasionnellement) d’avoir le PC qui se gelait totalement et pour l’instant cela ne m’est pas arrivé une seule fois mais une semaine est un délai un peu court pour en être certain. Je sais que je le répète à chaque fois mais c’est simplement que je suis à chaque fois impressionné par cette stabilité.

Les nouveautés maintenant :

La première qui saute aux yeux est le processus de démarrage. Non seulement il est bien plus rapide mais en plus il paraît visuellement bien plus léché et finit. La vitesse de chargement s’est améliore que ce soit jusqu’à l’écran de connexion ou jusqu’à l’accès au bureau. L’amélioration de l’aspect visuel a été obtenu en homogénéisant l’aspect graphique des différents écrans de démarrage avant ou après la connexion et ce même écran de connexion. Il en ressort l’impression d’un seul et unique processus et non plus d’une succession d’étapes accompagné de saut d’affichage et de changement de résolution ou de configuration. Un autre changement dans ce processus ce sont les préférences de l’écran de connexion qui ont été largement simplifié, il ne reste plus que la possibilité d’activer ou non la connexion automatique avec ou non un délai d’attente. C’est certes limité mais personnellement je ne me souviens pas en avoir utilisé d’autres.
Évidemment le revers de la médaille de cette simplification est le manque de personnalisation qui en découle puisque l’on ne peut plus changer le thème de l’écran de connexion ni l’écran de l’ouverture de session de Gnome. Je dois bien reconnaître que ça me gêne un peu. L’extrême personnalisation de GNU/Linux est un de ses avantages majeur et c’est un peu dommage de perdre cela mais le choix se tient, Ubuntu est une distribution grand public pour lequel la facilité d’utilisation primera toujours et il faut avouer que la multiplication des options de Gdm avait de quoi faire peur au quidam moyen. Quant à l’apparence visuel elle donne un aspect fini et professionnel qui est nécessaire pour convaincre ce même grand public1 Personnellement je vais continuer à suivre cela et voir son évolution. Je comprends le choix qui a été fait même si je regrette un peu ce que l’on y perd. L’idéal serait de concevoir un outil permettant de gérer les thèmes des différents composants du démarrage en un seul bloc, cela permettrait de concilier personnalisation, homogénéité et simplicité.

La deuxième nouveauté d’importance apparait une fois arrivé sur le bureau Gnome : il s’agit de l’intégration des deux applets de notification à droite du panneau supérieur.
Tout à droite vous avez «l’applet de notification de session». Il regroupe toutes les fonctionnalités de gestion de session (déconnexion, verrouillage, session invité etc…), d’arrêt et redémarrage de l’ordinateur et d’indication de votre statut de messagerie instantanée et ceci sans même charger un logiciel dédié. Cela est rendu possible grâce à l’intégration de Gnome de la librairie telepathy qui supporte de nombreux protocoles de messagerie.((notamment les populaires MSN et AIM ainsi que le libre jabber)) Évidemment pour les fonctionnalités avancés il vous faudra démarrer Empathy le client adéquat.

C’est justement Empathy que l’on va utiliser comme exemple pour illustrer le fonctionnement du deuxième applet. Nommé «applet de notification», il a pour vocation de regrouper l’ensemble des notifications que les programmes « résidents » type messagerie instantanée proposent. Vous avez lancé Empathy, mais vous n’en avez plus besoin. vous la fermez via la croix de la fenêtre, elle se ferme mais pas l’application en elle même, elle est simplement masqué, les notifications de cette application (contact qui se connecte par exemple) vous seront présenté via le menu de l’applet de notification. Si vous en avez de nouveau besoin ce même menu vous permet de retrouver rapidement la fenêtre. Par contre si vous voulez l’arréter complètement faites le via le menu et vous ne serez plus dérangé. Et cerise sur le gâteau cela sans même changer le statut que vous avez choisi grâce à l’applet de session, Redoutable non? 
Alors quel est vraiment l’intérêt de tout cela.

  1. Tout regrouper au même endroit : que l’application soit lancé ou simplement masqué elle est accessible par le même menu, c’est simple et efficace.
  2. Éviter de multiplier les icônes dans la zone de notification qui n’est pas faites pour cela.
  3. Éviter de multiplier les fonctionnements différents d’une application à l’autre et la multiplications de options correspondantes. ici c’est simple : fermer par le menu je quitte complètement, la croix ne fait que fermer la fenêtre point final, c’est clair et explicites. Certes on peut ne pas être d’accord avec ces choix mais ceux ci on l’immense mérite de l’homogénéité.

Il est vrai que cela peut paraître tordu au début mais on se fait vite la main et pour peu que les applications qui viendront s’y intégrer gardent toutes le même comportement homogène cela va être d’une irrésistible efficacité.
Bien sur tout n’est pas parfait encore. Les applications qui s’intègre a cette applet ne sont pas très nombreuses pour l’instant.((Empathy, Gwibber et Évolution pour l’instant)) Et pour certaines l’intégration n’est pas toujours parfaite, notamment Gwibber. Mais aussi il n’est pas toujours facile de distinguer visuellement dans le menu quelles sont les applications qui ne sont pas lancé de celles qui sont simplement masqué. Les premières voyant une description s’afficher sous l’élément lui correspondant dans le menu ce n’est pas ce qui se fait de mieux il faut bien le reconnaître un système d’icône coloré par exemple aurait été pas mal.
J’espère un jour voir claws-mail s’y intégrer, si cela peut être fait de manière optionnelle pour ne pas créer une dépendance envers Gnome. Je ne sais pas si je vais pouvoir m’y attaquer techniquement parlant mais si je peux au moins essayer de pousser en ce sens je n’hésiterais pas.

La troisième nouveauté est bien entendu le « Software Center », tentative de recyclage de l’AppStore d’Apple et de son succès. Dans le milieu du libre ça en fait frémir plus d’un mais pour l’instant il n’y a pas encore de quoi fouetter un chat. Tout les logiciels libre accessible auparavant le sont toujours de la même façon et pour l’instant il n’y a rien d’autre. Il est donc difficile de se faire une opinion. Quand au fait de rendre accessible facilement du logiciel propriétaire ça ne me gêne pas tant que cela si c’est clairement visible, si ça ne m’est pas imposé et si ça ne se fait pas aux dépends d’un équivalent libre. De plus je trouve l’approche par applications trié dans les mêmes catégories que dans le menu plus facile d’accès que l’approche par paquet plus classique d’un synaptic. Personnellement je préfère ce dernier mais je peux comprendre que ça perturbe bon nombre d’utilisateurs débutants.

Voila donc pour ce petit tour des nouveautés les plus visible de la nouvelle Ubuntu Pour avoir plus de détails sur les autres nouveautés vous les trouverez en anglais sur cette page.


  1. auquel se destine toujours Ubuntu, si ça vous pose des problèmes vous n’avez qu’a retourner chez Debian 

Mettre Firefox 3.5 en français sous Ubuntu.

Firefox 3.5 est disponible dans les dépôts Ubuntu mais malheureusement on n’y trouve pas de paquets pour l’avoir en Français. Certes ce n’est pas impossible d’utiliser un navigateur web en anglais mais c’est toujours plus agréable d’avoir ses applications dans sa langue.
Pour traduire votre Firefox c’est très simple rendez vous sur le serveur FTP de la fondation Mozilla à l’adresse : ftp://ftp.mozilla.org/pub/firefox/releases/3.5.2/linux-i686/xpi et téléchargez le fichier fr.xpi
Pour installer l’extension il vous suffit de glisser le fichier dans la fenêtre des extensions de Firefox et de redémarrer votre navigateur pour l’avoir en français.

EDIT du 14 Sept : Évidemment lors des prochaines mise à jour de Firefox cette extension sera marqué comme incompatible. Il vous suffira de la télécharger à nouveau en remplaçant le numéro de version dans l’url (ici 3.5.2) par celui de la version que vous avez et de l’installer de la même manière.

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