LordPhoenix's Blog

Informatique, Internet , Logiciels libres, photographie et petites histoires.

Catégorie : Internet (Page 2 sur 14)

Neutralité du Net et libertés numériques : point d’étape.

Petit point de situation à propos de la neutralité du net et autres combats pour les libertés numérique.

Quelques bonnes nouvelles :

Petit à petit le camp des défenseurs d’internet voit de plus en plus de monde le rallier. Plusieurs pays ont voté des lois ou des résolutions soit en faveur de la neutralité du net, soit marquant une opposition claire et net à l’ACTA. Le rapporteur spécial de l’ONU pour la liberté d’expression (excusez du peu) a, dans un rapport, clairement pris position contre les lois de types HADOPI et LOPPSI en argumentant que défendre la liberté d’expression est plus importante que la défense du droit d’auteur et donc porté atteinte à la première au nom du deuxième est totalement disproportionné. Ça la le mérite d’être clair et sans bavures. 41 pays ont signé ce rapport, pas la France bien sur. Comme dirait Benjamin Bayart «ce sont des gauchistes qui ont signé ça (y compris les états-unis)».

Autre bonne nouvelle le ridicule de l’Hadopi a explosé aux yeux de ceux qui ne l’auraient pas encore compris. Je ne reviendrais pas sur le succès mitigé de leur campagne de pub internet en a suffisamment parlé. En fait ils continuent tout doucement à creuser leur propres tombes on va pas les en empêcher. Point positif à tout ça j’ai pu assister à un petit concert sympa lors de la conférence de presse.

Pour les moins bonnes :

L’ACTA est ouvert à signature, ce qui signifie qu’une fois qu’il sera signé il pourra être ratifié par les signataires. Pour nous il semble que ça devrait se faire via le parlement européen puis par les parlements nationaux. Ce sera le moment de se monopoliser. Le risque étant que cela se fasse pour le parlement Européen au début juillet, pas évident de mobiliser les gens à cette période.

Pour plus tard nous avons toujours en préparation au niveau Européen une révision de la directive IPRED. Il y a eu une consultation et une audition publique, il reste à savoir comment nos argument auront été reçus. Apparemment le nombre important de réponse à la consultation venant du public n’est pas passé inaperçu mais rien ne garantit que cela aura un impact important.

Qu’est ce qu’il y a en préparation :

Dans un premier temps la quadrature du net organise ce week-end un «Quadrature Communication Camp», il s’agit de rassembler un maximum de gens pendant un week-end pour travailler ensemble sur des outils de communication en tout genre. Si vous êtes graphiste, créateur, codeur ou si vous désirez simplement participer n’hésitez pas à nous retrouver. Pensez à amener le matériel dont vous pensez avoir besoin. Vous pourrez y participer en ligne bien sur le meilleur moyen de suivre étant le salon irc #lqdn-qcc sur irc.freenode.net.

Ensuite pour plus tard il faudra se mobiliser lors de la ratification de l’ACTA, que ce soit au niveau européen ou français. Il va falloir faire chauffer les téléphones pour que les députés réfléchissent à deux fois avant de le voter.

La quadrature a toujours besoin de notre soutien

Sinon pour finir je répéterai encore une fois que la quadrature a besoin de sous. Elle ne peut pas faire le boulot sans payer des permanents compétent et disponible donc pour aider c’est par là : http://lqdn.fr/soutien

Le gouverment Français s’essaye encore à censurer Internet.

Quand je parle autour de moi que le gouvernement cherche à mettre en place une véritable censure de l’internet je passe pour un paranoïaque, cette info vient malheureusement confirmer que ne je ne le suis pas. Selon PC_Inpact un projet de décret concernant l’article 18 de la LCEN (modifié en 2007) vient d’être transmis au conseil numérique. Désolé pour les idéalistes et les sceptiques mais ce décret est bien une tentative d’instaurer une censure administrative de l’Internet. Sous l’argument du commerce électronique (sous entendu : protéger le consommateur) ce décret permettra en fait à quelques ministères d’interdire la publication de n’importe quel contenu.

Car il ne faut pas se leurrer quand on regarde la définition de commerce électronique qui est donné à l’article 14 de cette même loi, le panel d’activité concerné est très large . Je ne suis même pas sur que ce blog n’en fait pas partie. Si on y associe la liste très larges des troubles qui sont indiqués par cette loi les raisons de faire disparaître un contenu sont très nombreuses. Et tout cela sans qu’aucun juge ne soit saisie pour décider si le contenu concerné est illégal ou pas.

Ce décret s’il est publié portera une atteinte très grave à la séparation des pouvoirs et à la démocratie. Je suis loin de connaître tout les détails de la procédure juridique en cours, je ne connais pas toutes les voies de recours qui peuvent exister ni quelles sont les probabilités que ce décret paraissent tel quel au journal officiel mais son existence même montre bien la vision politique de ce gouvernement : Ce sont ni plus ni moins de méthodes de dictateurs.

Le seul bon coté est que l’engagement de consulter le CNN, pris lors de sa création, a été respecté. Maintenant c’est au CNN de nous montrer qu’il est autre chose qu’un comité à noyer les poissons et que ses membres ont une certaine vision de leur rôle. Son seul réel pouvoir est le bruit médiatique, la façon dont il va en faire usage dans les jours prochain sera très éclairant sur son utilité réelle.

 

La quadrature du net se montre à l’eG8

Personne n’aura manqué le peu de cas que faisait l’eG8 des internautes. On a donc décidé avec quelques Gus de la Quadrature du Net d’essayer de s’y montrer et voila ce que ça donne :

Des gus de la quadrature avec une banderole devant l'eG8
Bon d’accord ce n’est pas un happening comme sait le faire greenpeace ou autre mais nous ne sommes pas vraiment des habitués de ce type d’actions. Il va nous falloir de l’entrainement.
Quand à nos deux courageux volontaires ils ont pu rentrer chez eux mais après un contrôle d’identité quand même.

Et pendant que nous faisions les clowns dehors Jérémie Zimmermann a réussi une intervention très remarqué pendant la séance plénière consacré au droits d’auteurs :

Mail ouvert à Françoise Castex députée européen à propos de l’accord ACTA.

Je reprends ici le texte du mail que j’ai envoyé à Françoise Castex suite à ces propos concernant l’accord ACTA lors d’un colloque organisé par l’unifab (voir les détails)

Madame le députée.

Vous avez participé il y a quelques temps à un colloque organisé par
l’UNIFAB durant lequel vous avez pris la parole à propos de l’accord
dénommé ACTA. Permettez moi de vous dire combien j’ai été surpris,
voire choqué, du contenu de ces propos. J’ai du mal à comprendre
comment, alors que vous avez été à l’origine de la déclaration 12 et
vos multiples prises de positions et communiqué contre ce texte, vous
pouvez sans sourciller affirmer (je vous cite) «bien sur que le
parlement va ratifier, donner son accord parce que beaucoup de
questions que nous nous posions ont trouvé des réponses.»

En ce qui me concerne les seules réponse que je trouve dans cet accord
relèvent plutôt de la criminalisation systématique et d’une extension
abusive de l’ensemble des mécanisme permettant à des sociétés
d’utiliser tout ce qui relève de la propriété intellectuel pour
accroitre leurs contrôle sur les marchés au dépend et de la concurrence
(la vraie concurrence celle qui permet aux petits d’arriver avec des
idées et de concurrencer les gros) et surtout du consommateur.

De plus en tant qu’internaute je m’interroge particulièrement sur les
tentatives de régulation et de contrôle d’internet que cette accord
tente d’imposer à nos législation. Quel que soit les circonvolutions et
l’enrobage que l’on tente de mettre autour l’idée de base reste
toujours la même : faire pression sur les intermédiaires technique de
l’internet pour mettre en place des mécanismes de surveillance et de
filtrage en tout genre à l’avantage unique des profiteurs de la
propriété intellectuelle (notion qui en fait regroupe tellement de
domaine juridique différent qu’en elle même elle ne veut rien dire). Il
s’agit ni plus ni moins de faire intervenir des polices privés au sein
du plus grand espace dédié à la liberté d’expression que l’humanité ait
jamais créé. Permettez moi de trouver cela choquant et dangereux. C’est
le genre d’accord qui nous rapprocherait à grand pas de «l’internet
civilisé» si cher à M Sarkozy, permettez moi d’être surpris de ne pas
vous voir vous y opposer.

Et je ne parle même pas des risques que cet accord fait peser aussi
sur l’accès aux médicaments (notamment les tri-thérapies) dans les pays
en développement et ceci en contradiction totale avec plusieurs
accords internationaux existant. C’est un sujet que je maitrise peu mais
il ne devrait pas vous être difficile de trouver une multitude de prise
de positions à ce sujet notamment sur internet. C’est encore possible
actuellement vous conviendrez avec moi qu’il serait judicieux que ça le
reste, malheureusement c’est le genre d’accord qui vise progressivement
à rendre cela impossible.

En espérant vous retrouvez à la pointe du combat pour défendre nos
libertés, respectueusement votre.

Pourquoi il faut soutenir la quadrature du net.

Les habitués de ce blog et geek en tout genre, barbu ou non, auront déjà la réponse avant même d’avoir fini de lire le titre de cet article, mais pour une fois je vais essayer de m’adresser aux autres,en espérant que quelques uns d’entre eux viennent occasionnellement trainer leurs guêtre par ici.

Internet n’est pas seulement facebook et une version en couleurs de 3615 la redoute. Pour beaucoup de monde Internet n’est qu’un ensemble de site web dans lesquels on va piocher les informations dont on a besoin ou sur lesquels on va acheter la dernière paire de chaussure à la mode, malheureusement en se contentant de cela vous passez à coté de beaucoup.

Internet ne se limite pas au web. Internet est d’abord et avant tout un outil de communication. Le rôle des réseaux sociaux tant mis en avant par les journalistes (un peu trop d’ailleurs et surtout n’importe comment) dans les révolutions arabes en est une parfaite illustration. Ces outils n’ont bien sur pas fait la révolution à eux tout seuls mais par les échanges qu’ils ont permis une conscience politique collective a pu émerger et finir par s’exprimer. Le principe est assez simple, si je ne suis pas content d’un pouvoir en place je peux grogner dans mon coin, si je sais que mon voisin n’est pas content lui non plus on va grogner ensemble dans notre coin mais si je sais que nous sommes des millions grogner dans son coin se transforme en manifestations de masse. C’est là qu’internet intervient, grâce à un tel outil de communication, non seulement je sais, mais d’autres savent et je sais que d’autres savent…

Internet est un espace immense où on peut encore exercer des libertés telles que la liberté d’expression et d’accès à l’information et il faut que cela dure. Et pour cela, Internet doit rester neutre. Un internet neutre qu’est ce que c’est? Que toutes informations circulant sur internet ne doit pas être soumis à un quelconque filtrage ou régulation autre que technique. Vous allez me dire que c’est le cas plus ou moins mais ce serait ignorer les multiples pressions pour que ce ne le soit plus. L’échange d’information non contrôlé au profit des peuples gêne beaucoup de monde. Les élites politiques d’abord, mais aussi l’élite médiatique et intellectuel dont la parole peut maintenant être mis en doute par n’importe qui connaissant mieux le domaine concerné (Pensez à Jacques Attali s’exprimant sur un accident de centrale nucléaire par exemple c’est totalement ridicule). Mais aussi les marchands en tout genre qui voudrait bien limiter internet en une vaste galerie marchande où la seule liberté d’expression serait celle de votre carte bleue.

Notre seul moyen de conserver cet Internet tel qu’il est c’est-à-dire un vaste espace fait d’échanges entre individu et de liberté c’est de défendre sa neutralité. C’est de s’opposer à ces multiples lois (HADOPI,LOPPSI), directives européennes (IPRED) et traités internationaux (ACTA) qui au nom d’intérêt particulier (et bien souvent privés) veulent, tous, à des degrés divers et par des moyens variés s’attaquer à la neutralité du net.

Et pour cela il n’y a pas trente-six mille solution : Il faut soutenir la quadrature du net.

En plus j’en ai rencontré quelques-un lors d’un quadr’apéro c’est une joyeuse bande de hackers sympa.

Télécharger directement votre musique en Ogg Vorbis sur Jamendo

Jamendo bien que proposant de la musique en téléchargement libre a toujours eu une politique plus que bizarre avec le format Ogg Vorbis. Au lieu de le proposer en téléchargement direct comme le MP3 il fallait passer bittorrent… Jamais compris l’intérêt du truc… Vouloir économiser de la bande passante sur la consommation d’une fraction infime de leurs utilisateur n’a pas vraiment de sens. Résultat ça a toujours été une galère pas possible pour avoir sa musique dans ce format. Ils ont d’abord tenté de faire tourner leur propre tracker, puis se sont rabattus sur des trackers public qui ont été contraint de fermer pour cause de procédures judiciaire de nos amis de la mpaa… Enfin bref si vous voulez écouter de la musique libre dans un format libre ce n’était pas la joie.

J’ai finalement trouvé cette solution dans ce post sur le forum jamendo

Créer un fichier html quelque part sur votre disque dur et mettez y ça :

<html>
<head>
<script type="text/javascript">
var prefix = 'http://www.jamendo.com/get/album/id/album/archiverestricted/redirect/';
var suffix = '/?p2pnet=bittorrent&are=ogg3';
function download() {
var albumID = document.downloadform.album.value;
var downloadURL = prefix + albumID + suffix;
win = window.open(downloadURL, "fenster1", "width=600,height=400,status=yes,scrollbars=yes,resizable=yes");
win.focus();
}
</script>
</head>
<body>
<form name="downloadform">
Album-Id: <input name="album"/>
<input type="submit" value="Download Album as OGG" onclick="download();">
</form>
</body>
</html>

Pour télécharger un album il vous suffit de repérer son identifiant visible à la fin de l’url de la page web de l’album, d’ouvrir le fichier que vous venez de créer dans votre navigateur, de mettre l’identifiant dans le formulaire et enfin de valider.

Simple non, Maintenant à vous…

Pourquoi les sites web concernant le libre ne devrait pas utiliser GoogleAnalytics

Mise à jour du 19 janvier :

J’ai mis la réponse détaillé aux commentaire en fin d’article. Cela apporte quelques précisions intéressante à lire même pour ceux qui découvriraient l’article sur le tard.

Texte d’origine.

J’ai décidé de faire ce billet suite à un échange sur twitter avec @diaspbe après lui avoir fait la remarque à propos de l’utilisation sur diasp.be de GoogleAnalytics. Le format de twitter ne facilitant pas les longues explication je développe mon argumentaire ici.

Le contexte

Petite introduction avec les explications dedans pour ceux qui se demande de quoi on parle, pour les autres passez directement à la suite.

Google Analytics qu’est ce que c’est.

Google Analytics est un outil de calcul de statistiques de fréquentation des sites web fournit par Google. Il permet aux webmestre de suivre la fréquentation de son site, de savoir de quel moteur de recherche viennent les visiteurs, combien sont des visites unique combien de visiteurs reviennent etc etc. Il suffit pour le webmestre de s’enregistrer chez Google puis d’ajouter un petit script dans un endroit de ses pages web, c’est très simple et efficace. Car il faut bien le reconnaître cet outil est, comme souvent chez Google, bien fait et performant. Si vous y ajoutez le fait qu’il est gratuit vous comprendrez vite pourquoi on le retrouve à tout les coins du web.

Quel est le rapport entre statistique et traçage des internautes.

Pour faire ses différents calcul le service de statistique a besoin de vous identifier. En effet pour savoir combien de visiteurs reviennent il faut bien qu’il vous reconnaisse d’une fois sur l’autre ou dans le sens inverse pour calculer le nombre de visiteur unique sure une période il a besoin de savoir si vous êtes déjà venu ou pas. Donc pour assures son fonctionnement le script Google Analytics enregistre dans votre navigateur un cookie, un petit fichier contenant une variable et sa valeur, ici un identifiant unique, qu’il pourra retrouver la prochaine fois que vous venez sur le site. Ce serait très bien si cet identifiant était spécifique au site que vous visitez mais non il est unique pour tout google analytics. Ce qui veut dire que dans tout les sites web utilisant ce service pour leurs statistiques le script va réutiliser le même identifiant pour calculer les statistiques. Et évidemment il est tout à fait possible de remonter dans l’autre sens, à partir de cet identifiant on peut reconstituer une grande partie de vos habitudes de navigation, pour peux qu’a un moment où a un autre vous vous soyez connecté chez Google pour utiliser un de leur service ils peuvent facilement mettre ces données en corrélation avec d’autres le tout associé aux mots clefs que le moteur de recherche a associé aux pages web que vous avez visitez.Le tout bien entendu n’ayant qu’un seul but vous proposer de la publicité personnalisé…

En bref dites moi ce que vous lisez, je vous dirai ce qui vous intéresse et je vous en ferai de la pub.

En quoi cela pose-t-il un problème.

Vu comme ça il est assez aisé de comprendre pourquoi voir Google Analytics sur un site web dont la justification est justement de protéger notre vie privé comme diasp.be me choque.

Mais il n’est pas le seul concerné. De nombreux sites web du monde du libre utilise GA pour leurs statistique. Alors que l’une des idées fondatrice du logiciel libre est de permettre à l’utilisateur de reprendre le contrôle de son outil informatique en toute indépendance des intérêts commerciaux des éditeurs voila que ceux qui les promeuvent participent à la plus grande stratégie de profilage généralisé des internautes! Il y a de quoi trouver cela pour le moins troublant.

Je suis loin de faire parti des libristes les plus intransigeant mais là ça me gêne beaucoup. Je suis bien plus gêné par ça que de savoir qu’il y a des bouts de binaires non libre dans le noyau de ma Ubuntu. Eux au moins ne cherche pas à exploiter quoi que ce soit me concernant dans mon dos. Personnellement j’ai réglé le problème avec l’extension Firefox Ghostery (malheureusement non libre, si quelqu’un connait un équivalent libre, je suis preneur) qui bloque les scripts de statistique et régies publicitaire en tout genre mais ce n’est à mon sens qu’un mauvais palliatif.

Le plus étrange c’est le manque d’écho que je rencontre sur ce sujet de la part d’acteur du libre. J’ai essayé de lancer un gros troll la dessus sur identi.ca et twitter mais il n’a généré quasiment aucune réaction.1  Et celles que j’ai obtenues sont plutôt du genre faiblarde.

C’est  exactement la même inertie que quand on évoque la vente lié avec un windowsien de base. «Ben oui mais c’est compliqué», «J’ai juste besoin d’un truc qui marche», «Oui mais c’est gratuit» etc etc du windowsien pur souche…  Le problème est que ces réactions viennent de personnes à priori au courant et normalement concerné par ce sujet.

Peut on y faire quelque chose?

Une solution serait que chaque site web utilise son propre outil de statistique hébergé sur son propre serveur pour être sur de l’utilisation des données.Mais c’est loin d’être évident. Les solutions de statistique récentes un tant soit peu performantes sont lourdes, une comparaison entre piwik par exemple et son prédécesseur phpmyvisites2 est plutôt révélatrice, ça rend cette solution difficilement réalisable car elle nécessite de ressources pas forcément disponibles.

La parade serait à mon sens de mutualiser les besoins et les ressources. Il ne me parait pas totalement stupide de considérer que plusieurs associations (ou entreprise) du libre pourraient collaborer pour monter un service basé sur une solution libre. Je suis bien conscient que c’est facile à dire assis derrière mon bureau et bien plus difficile à mettre en œuvre mais je pense que l’enjeu est important. Surtout que pour cela il n’est pas nécessaire de mobiliser une énorme communauté.  Quelques administrateur systèmes des associations les plus en vue pourraient suffire même s’il est vrai que ce ne sont pas forcément les plus disponibles.

Je comprends bien que à débarquer comme cela en disant «bouuuu c’est pas bien ce que vous faites» je passe pour le donneur de leçon de service mais ce n’est pas mon intention. J’essaye de soulever ce qui pour moi est un problème et de creuser un peu les solutions possibles.

Si j’étais admin sys je serais bien tenté de lancer quelque chose mais ce n’est malheureusement pas le cas. Je sais faire tourner ma Ubuntu mais c’est tout, prétendre pouvoir en faire plus serait mentir, alors vouloir faire fonctionner de mes petites mains un service de ce genre serait utopique. Mais par contre si une initiative de ce genre vient à être lancé je m’y intéresserais de très très près c’est évident car si je ne peux pas m’occuper de la partie technique il y a d’autres choses à faire.

En espérant que cette contribution puisse faire avancer un tant soit peu les choses.

Réponses aux commentaires :

Quelques point abordé dans les commentaires méritent une réponse détaillé :

Le modèle économique et le problème des coût.

Perso je ne voyais pas du tout la chose sous cette angle, à aucun moment je ne pensais vraiment à un service payant. Ma vision de la chose serait plus dans une collaboration de différents sites pour administrer ensemble un serveur pour leur propres statistiques. Dans ce contexte les coûts seraient géré via un pot commun aux associations concerné. Ce serait certes plus couteux que GoogleAnalytics mais avec suffisamment de participant on peut rendre le coût supportable. L’idée telle que je la vois n’est pas du tout celle d’un service qui serait ouvert à tous du moins dans un premier temps. Ce qui n’exclut pas bien sur qu’il puisse le devenir dans un second temps la participation aux frais pouvant se faire dans ce contexte sous la forme d’une  cotisation à une association.

Pérennité des données :

C’est vrai que je n’ai absolument pas pris ce point en compte mais en même temps si des utilisateurs de GA se plaignent d’être coincé chez Google parce qu’ils ne peuvent pas récupérer leur données j’ai un peu envie de leur dire qu’il fallait y penser avant… Par contre prendre en compte ce problème dans la futur plate-forme (si elle se monte) serait effectivement une bonne chose il reste à voir ce que les outils disponibles actuellement permettent. Et s’ils ne proposent rien après tout un logiciel libre on peut y contribuer non? Mais c’est vrai que ce point ne doit pas être négligé.

L’aspect technique :

Je peux me tromper bien sur mais je ne pense pas qu’un outil de ce genre nécessite forcément un machine très performante. Mis à part le fait que Piwik3 demande des capacités de stockage importantes mais ce n’est pas forcément ce qui coute le plus cher actuellement. Cela réduit d’autant le coût d’une telle solution que la mutualisation rend d’autant plus accessible.


  1. Je ne suis pas un très bon troll non plus je l’admets 

  2. qui a longtemps tourné ici d’ailleurs avant que je me dise que je n’en avais rien à faire des stats 

  3. dans le cas où ce serait la plate-forme retenue 

Quelques extensions Firefox qui aide à protéger votre vie privé

Difficile à l’heure actuel d’être un utilisateur intensif du net sans être exposé à un véritable traçage de vos activité avec tout ce que cela peut dévoiler de vos habitudes, centres d’intérêt, et autres préoccupation qui après tout relève plus de votre vie privé.

Heureusement Firefox propose quelques extensions qui aident bien pour ceux qui voudraient se protéger un tant soit peu. Personnellement j’utilise :

  • Ghostery : qui permet de bloquer tout les scripts qui sous prétexte de statistiques et autres services à ajouter dans un site web ne sont en fait que d’énormes traceur à internaute. (Je suis d’ailleurs assez effaré de voir le nombre de site consacré au libre qui utilisent Google Analytics… Hé les gars faudrait peut-être réfléchir un peu non? ). À noter que cette extension est disponible aussi pour chromium.
  • Flashblock : Elle n’est pas vraiment dédié à protéger votre vie privé mais comme elle empêche les applis flash de démarrer sans que vous l’ayez explicitement demandé les multiples pub en flash disséminé sur le web ne peuvent pas vous tracer grâce aux cookies qu’elles laissent sur votre ordinateurs.
  • Https-everywhere : Malheureusement de nombreux sites web sur lesquelles vous vous connectez et à qui vous envoyez des données privées ne vous proposent pas par défaut de crypter votre connexion en utilisant le protocole https. Même si bien souvent ils le permettent ce n’est quasiment jamais proposé par défaut. Cette extension, édité par l’Electronic Frontier Fondation,  forcera les sites qui le permettent à systématiquement utiliser https afin de chiffrer1  les données que vous envoyez. Cette extension devrait être obligatoire pour toutes les  personne qui utilisent un portable et qui se connectent sur des hot-spots wifi public. Dites vous bien que dans ce contexte, sans https, toutes les données que vous envoyez circulent en clair sur un réseau que n’importe qui peut écouter2 . Le fait que les fournisseurs de services web ne proposent pas l’utilisation du https par défaut est un scandale et cette extension est le moyen le plus simple de s’assurer que chaque fois que c’est possible ce sera le cas.

Certes ce petit tour est loin d’être exhaustif, il y a bien d’autres possibilité mais c’est ce que l’on pourrait appeler un «service minimum»

Et vous vous en avez d’autre à suggérer?


  1. on dit bien chiffrer, crypter est un horrible anglicisme 

  2. une extension Firefox en a fait la démonstration récemment 

Balise vidéo du HTML 5 : quel codec et qui l’imposera? 

La nouvelle étape de la guerre des navigateurs se déroule aujourd’hui sur le terrain du codec (le bout de code qui compresse et decompresse les vidéos) de la balise vidéo du HTML5. Les deux concurrent sont Ogg Théora d’un coté qui est un format libre et ouvert et le H.264 de l’autre, format propriétaire soumis à brevets et licences.

Ce billet de Tristan Nitot résume assez bien la situation et les positions des différents antagonistes mais la question demeure qui va réussir à imposer quel format. En ce qui me concerne je suis assez pessimiste sur ce coup là certain y voit pour le Théora l’occasion de s’implanter, personnellement je n’y crois pas.

Que l’on ne se trompe pas Théora est un codec qui en théorie aurait largement de quoi défendre ses chances mais malheureusement le jeu est truqué.Car ll ne faut pas se leurrer celui qui décidera ce sera encore une fois Microsoft. Le jour où MS annoncera de manière officiel quel codec sera supporté par leur navigateur web youtube et consorts diffuseront leurs vidéo dans ce format puisqu’ils seront sur que 95% de PC de la planète seront équipé à terme plus ou moins long d’un navigateur le supportant. Tout cela accompagné bien sur de la grosse campagne de pub sur le navigateur qui accélère les vidéos d’internet (ben quoi on a bien eu les processeurs qui accéléraient internet).

Seul espoir pour l’instant Internet Explorer ne supporte pas la balise vidéo cela laisse du temps aux autres éditeurs mais c’est aussi à double tranchant peu de sites vont utiliser cette balise pour autre chose que des expérimentations tant que IE ne la supportera pas.

C’est bien pour cela qu’à mon avis Mozilla et Google aurait plutôt intérêt à s’entendre car à vouloir jouer au chat et à la souris pour des parts de marché ils oublient qu’il y a un gros tigre qui les attends à l’orée du bois.

Google SideWiki : Excellent idée mais…

La dernière nouveauté en date inventé par le géant Google s’appèle Google SideWiki. Pour ceux que ne connaitrait pas l’idée de base est simple : permettre à n’importe qui de publier un commentaire sur n’importe quelle page web que le site d’origine le permette ou non.

De prime abord l’idée peut paraître intéressante mais elle soulève quand même un paquet d’interrogation. Sur le principe je trouve l’idée excellente. Internet est devenue un média interactif cette solution en rajoute encore une couche partout où ce n’était pas le cas. Fini les commentaires accessibles aux seules abonnées plus personne ne pourra dire n’importe quoi sans pouvoir être contredit ça change de certains interviews télévisuels.

Maintenant passons aux points plus négatifs.

  1. Il faut la barre d’outil Google et je n’en veux pas. Ça m’énerve ces paquets où il faut prendre 15 trucs inutiles pour avoir le seul qui m’intéresse.
  2. Il s’agit une fois de plus de l’omniprésent Google qui cherche à récupérer des données et des informations nous concernant. Données qu’il ne se gènera pas pour les croiser avec les sujets que vous abordez dans vos mails, avec les thèmes des sujets que vous suivez dans Google Reader tout cela gentiment tagué par vois soins pour pouvoir s’y retrouver plus facilement… Et pour fournir des liens publicitaire sur lesquelles vous aurez plus de chances de cliquer car ils correspondront à ce qui vous intéresse. Le fait que tout cela soit du domaine privé n’a jamais effleuré l’esprit des concepteurs de Google il est illusoire de croire qu’ils vont changer aujourd’hui. Ça me donne le frisson rien que d’y penser.
  3. Il s’agit encore une fois d’une application totalement fermé, encore une fois chez Google une application qui manipule les données des utilisateurs est sous licence propriétaire. C’est systématique certes Google fait beaucoup pour le logiciel libre mais jamais rien pour les « données libres » et franchement je commence à me demander lequel est le plus important.
  4. À partir du moment où Google (ou d’autres à venir) fournit un service de commentaire ils est logique de penser que des concepteurs de site web vont vouloir les intégrer dans leurs propre site cela permet d’y ajouter de l’interactivité à moindre coût. À cet effet, il est fort probable que Google (ainsi que les autres) fournisse une API qui permettra ce genre d’exploitation. Je ne vous raconte pas la galère pour les concepteurs de site web s’ils veulent intégrer les commentaires à leurs sites avec la multiplication des fournisseurs et des API. Certes c’est un boulet que l’on traine depuis l’émergence du web2.0 mais il va bien falloir y mettre fin car le risque de lasser les utilisateurs est loin d’être négligeable.

Encore une fois Google nous gratifie d’un service très intéressant mais les problèmes de politique de confidentialité, d’exploitation de données personnelles, de licence et de formats fermés viennent sérieusement plomber le sujet. La quintessence des inconvénients du Web 2.0 et des logiciels propriétaires en pleine démonstration.

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