Cacher certaines partitions de Gnome grace à udev

14 mars 2010

Allez pour une fois un petit article technique sur ce blog ça faisait longtemps.
Tout dépend bien sur de la façon dont vous utilisez votre ordinateur mais il est probable que vous ayez sur vos disques dur des partitions que vous n’utilisez pas quand vous êtes sous GNU/Linux. Ce peut être la partition Windows que vous n’utilisez que pour jouer, ou la partition de restauration de Windows mis en place par le fabricant de votre ordinateur etc etc…
Si ces partitions ne vous intéressent pas fort logiquement vous ne les montez pas au démarrage mais cela ne les empêche pas d’apparaitre dans Gnome, via les raccourcis et le poste de travail. La question est donc de trouver le moyen de cacher totalement ces partitions à Gnome pour qu’il ne les affiche pas.
C’est grace à ce thread du forum officiel Ubuntu que j’ai fini par trouver la solution. La méthode n’est pas très difficile même si comme pour toutes manipulations des partitions il faut faire attention où on met les doigts.

  1. Repérer le nom de périphérique de la partition que vous voulez masquer (quelque chose du genre sda ou sdb suivi d’un chiffre)(1) . Je l’ai fait avec gparted mais il y a peut-être plus simple et déjà disponible en ligne de commande si vous ne l’avez pas installé.
  2. Créer un fichier hide-partitions.rules dans le répertoire /etc/udev/rules
    sudo gedit /etc/udev/rules/hide-partitions.rules
  3. Dans ce fichier mettre ceci :
    # we only care about block devices
    ACTION!="add|change", GOTO="hide_partitions_end"
    SUBSYSTEM!="block", GOTO="hide_partitions_end"
    KERNEL=="loop*|ram*", GOTO="hide_partitions_end"
    ################################################## ############################
    # Partitions which desktops should not display
    KERNEL=="sda1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    KERNEL=="fd0", ENV{ID_DRIVE_FLOPPY}="1", ENV{DKD_PRESENTATION_HIDE}="1"
    ################################################## ############################
    LABEL="hide_partitions_end"

    Bien sur il vous faut adapter les mentiions « sda1″ et « fd0″ par le nom de la partition qui vous intéresse. Dans mon cas je cherchais à masquer une partition de restauration de Windows et mon lecteur de disquette (2) .

Et voila vous n’avez plus qu’a redémarrer votre machine pour que ces partitions n’apparaissent plus, Simple et efficace.

Un avantage de cette méthode est que ces partitions restent accessible malgré tout. Certes il faudra les monter en utilisant la ligne de commande mais elles ne sont pas totalement inaccessible.
C’est à mon avis à utiliser pour des partitions qui sont utilisé pour des scripts de sauvegarde de plus en les montant ailleurs que dans /media (/mnt par exemple) elles n’apparaitront jamais même pendant qu’elles sont montées.

Je pense d’ailleurs que ce mécanisme doit pouvoir être exploité pour faire bien plus que cela les courageux peuvent se plonger dans les pages man de udev et DeviceKit-disks pour avoir plus d’information sur le contenu de ce fichier. À mon avis il doit y avoir plein de choses à faire.

  1. il est possible d’utiliser d’autres moyens mais celui ci me semble le plus simple []
  2. oui j’en ai encore un qui traine même s’il ne me sert plus à grand chose je dois bien le reconnaître []

Signature du pacte du logiciel libre : Europe écologie loin devant

11 mars 2010

Graphique de répartition des signatures

Répartition des signatures.


J’ai fait ce petit graphique à partir des données du site candidats.fr en date de ce soir. Le moins que l’on puisse dire c’est que graphique est éloquent : la moitié des signataires du pacte du logiciel libre sont sur une liste Europe Écologie. Quand je dis qu’il y a une indéniable communauté de valeur entre l’écologie et la culture libre voila un argument supplémentaire.
Certes il est probable que certaines signature relève plus de l’opportunisme politique que de la réelle conviction mais ce doit être la même chose pour toute les listes donc logiquement l’impact doit être le même pour toutes. Et de plus certaines des listes ne sont présent que dans certaines régions alors que d’autres sont présentes dans tout le pays ça fausse un peu le jeu j’en conviens mais cela ne joue qu’a la marge vu le nombre de signature réduit concerné.

Bon alors comment il s’en sort avec le bépo?

9 mars 2010

Comme promis il y a longtemps, dernier retour d’expérience de mon utilisation de la disposition de clavier bépo(1).

Ça fait maintenant suffisamment longtemps que je l’utilise pour pouvoir me faire un avis définitif. Et franchement je n’ai qu’un mot à dire : Génial. Le changement est incomparable. Certes avant le bépo je ne tapais pas en mode dactylo, même si j’utilisais mes 10 doigts je le faisais à l’arraché en regardant le clavier avec les mains qui bougeaient beaucoup.
Alors il est évident que comparé à cela l’utilisation du bépo est un progrès énorme. Pas forcément en termes de vitesse de frappe(2) mais surtout en termes de confort. les mains ne bougent quasiment plus sur le clavier tout les caractères sont facilement accessible mêmes les accentués. Je suis certain que même les personnes qui ont de longues années de pratique de la frappe dactylo apprécierait la différence en termes de confort. De même pour les personnes passant beaucoup de temps sur un clavier je pense que le risque de TMS(3) (notamment le syndrome du canal carpien aussi appelé la tendinite de la secrétaire) doit considérablement être diminué. il ne faut pas oublier qu’avec les 8 touches de base on fait en moyenne 60% d’un texte avec le bépo contre 20% en azerty.

En plus la présence facilité de certains caractères incite à respecter d’autant plus des règles de typographie que beaucoup d’entre nous ignorons (a condition de bien vouloir s’y intéresser bien sur). Comme par exemple l’utilisation des majuscules accentué, pratique que recommande depuis longtemps l’académie française mais que l’usage intensif des machines à écrire nous a fait perdre jusqu’à considérer à tord que c’était une règle.
Règles typographique auxquels nous devrions nous aussi, blogueurs, prêter un peu plus attention. Étant producteur d’un nombre d’écrit non négligeable il y a en ce domaine un savoir et une expérience collective que nous ne devrions pas négliger. Si un jour je trouve un guide de la typographie pour les nulls à l’usage des blogueurs je vous fait signe.

La prochaine étape sera celle de trouver un clavier vraiment adapté. Les claviers actuels issues des antiques machines à écrire sont vraiment une ineptie.avec une disposition vraiment adapté on se rend vite compte que le positionnement des touches comme «Entré» ou «Del» (et ce ne sont que des exemples) est vraiment aberrant en imposant au petit doigt de la main droite un gymkhana impossible. Un clavier avec les touches en colonnes et les deux touches en question au centre par exemple serait vraiment une solution intéressante. Un peu comme le clavier typematrix mais avec un vrai pavée numérique mais ça c’est vraiment une histoire de goût.

Bon allez puisqu’il faut bien le reconnaitre il y a quand même des défauts et ce sont en fait certains positionnement de caractères qui me gênent lorsque je développe. Une variante qui inverserait certain signes de ponctuation (^ et ! ou , et ; par exemple qui sont en plus à chaque fois sur la même touche) fournirait une solution simple et efficace au problème. mais cela obligerait à switcher entre les deux dispositions selon ce que l’on fait je ne suis pas sur que ce que cela entrainerait comme complication à l’usage en vaille vraiment la peine. Mais aussi lorsque l’on veut faire une frappe rapide de quelques caractères dans un formulaire ou dans une application il peut sembler énervant de devoir prendre le temps de placer correctement les deux mains au dessus de clavier, c’est peut-être le seul cas où un véritable clavier bépo serait utile en permettant une saisie rapide non orthodoxe.

Maintenant pour ceux qui voudraient tenter l’expérience quelques petits conseils :
1°) Faites le d’un seul coup ne vous amusez pas à revenir en azerty quand vous avez du mal ou parce que vous n’avez pas le temps (ou faites le le moins possible) ça ne fera que retarder votre apprentissage.
2°) Ne cherchez pas à apprendre la disposition par cœur. Ce sont les gestes des doigts que vous devez automatiser pas un schéma que vous devez apprendre. Donc n’hésitez pas à scotcher sous votre écran un schéma de la disposition (j’en ai même encore un qui me sert pour les caractères peu fréquent). J’ai fait cette erreur et cela m’a vraiment fait perdre du temps.
3°) Si vous voulez vous acheter ou vous faire un vrai clavier bépo (c’est plus ou moins possible) ne le faites pas maintenant. Profitez que ayant un clavier azerty vous ne pouvez vous servir de vos yeux pour vous aider, ceci vous empêchera de regarder votre clavier ce qui ne fait que ralentir votre apprentissage. Et de toute façon par la suite vous n’en aurez plus besoin.
4°)Persévérez.

Maintenant si avec tout ça je ne vous ai pas convaincu franchement je ne sais plus quoi faire.

  1. pour ceux qui n’auraient pas suivi il s’agit d’une disposition de clavier francophone utilisant les critères d’ergonomie et la méthode mise au point par le docteur A Dvorak pour créer la disposition de clavier anglophone éponyme []
  2. au contraire je me contrains à ralentir pour diminuer le nombre de faute de frappe []
  3. Trouble Musculo-Squelettiques []

Accord de licence qu’Apple impose aux développeur décortiqué.

9 mars 2010

Electronic frontier fondation a réussi à utiliser certain point de la législation américaine pour faire en sorte que la NASA lui fournisse le contrat de licence qu’Apple lui a fait accepter, ainsi qu’a toutes les personnes qui veulent développer pour l’iPhone, et l’a décortiqué dans cette article. Pour en faire un rapide résumé « toutes vos applications appartiennent à Apple ».
Voici une tentative de transcription de l’article original. Ce n’est pas une traduction mes modestes capacités en anglais ne me le permettent pas. Je l’ai transcrit tel que j’ai compris le document original en y ajoutant mes propres commentaires. Je ne crois pas avoir trahi le sens de l’article original mais il est fort possible que j’ai pu mal comprendre certains point. Si vous relevez de telles erreurs n’hésitez pas à me les signaler.

Pas de commentaire public
le chapitre 10.4 interdit aux développeurs de faire des commentaires public concernant les termes de cet accord. C’est d’autant plus étranges que cela ne fait pas partie des «informations confidentielle Apple» comme indiqué au chapitre 10.1. En gros c’est tu signes et tu fermes ta gueule
App Store uniquement
Bon on connait depuis longtemps la stratégie d’Apple mais la c’est vraiment claire. Les applications développés à l’aide de kit de développement Apple ne peuvent être diffusé que sur l’App Store. Même celles qui sont refusé ne peuvent être diffusé ailleurs.(1). Quand on vous dit qu’Apple cherche à contrôler les contenus.
Interdiction de tout reverse engineering
La section 2.6 interdit tout forme de reverse engineering y compris pour assurer l’interopérabilité que plusieurs cours de justice américaine ont pourtant intégré au «fair use»
Ne pas remplacer les produits Apple
En gros tu n’as pas le droit de fournir des fonctionnalités qui viendrait concurrencer directement les produits Apple. Encore un coup sur l’interopérabilité et la concurrence. Je suis surpris que ce genre de disposition ne tombe pas sous le coup de la loi.
Bloquer votre application n’importe quand
Apple peut révoquer à tout moment l’autorisation de fonctionnement de votre application. C’est la confirmation de ce que Steve jobs avait annoncé Franchement je n’arrive pas à comprendre que des personnes acceptent de signer un accord qui contient ce genre de clause pour pouvoir apparaitre sur la dernière plate-forme à la monde…
Nous ne vous devrons jamais plus de 50$
On contrôle tout vous n’avez aucun droit si ce n’est celui de vous taire et en plus on ne vous doit rien… C’est plutôt gonflé comme clause quand même. Apple tient toute votre réputation de développeur, a le contrôle complet sur le lien qu’il y a entre vous et vos clients et en cas de problèmes ils ne vous devraient rien? Cela signifie qu’une société qui délivre un service quelconque contre rétribution via une application iPhone ne pouvant exécuter le contrat pour lequel elle est payé suite à, par exemple, une fausse maneuvre d’Apple qui bloque son application ne pourrait même pas se retourner contre Apple c’est fort quand même.

Pour résumer c’est tout pour Apple et rien pour les autres. Il est vrai que c’est un domaine où ce genre d’abus ne sont pas exceptionnels. Mais la ou c’est plus surprenant est que cet accord a été signé par près de 100 000 développeurs incluant de grandes compagnies public. Comment cela a-t-il été possible tout simplement parce que l’AppStore est le seul canal de diffusion vers le 40 000 000 d’unités vendus dans le monde.

Sauf que non il existe un canal que Apple ne contrôle pas : Le web. En gros ne faites pas des application iPhone faites des applis web si vous ne voulez pas avoir de menottes.

En tout cas personnellement en tant que développeurs libre je ne suis pas prés de pondre la moindre ligne de code pour cette machine que j’achèterais encore moins.

  1. Je me demande d’ailleurs si le fait de mettre son code sous GPL ne serait pas en contradiction avec cette clause []

Campagne «Pacte du logiciel libre» Vraiment utile?

8 mars 2010

Si vous suivez l’actualité du monde du logiciel libre vous n’êtes pas sans connaitre la campagne que l’April lance pour inviter les candidats aux prochaines élections régionales à signer le pacte du logiciel libre. On ne peut que saluer l’initiative. Il serait de mauvaise foi de prétendre le contraire mais en ce qui me concerne je suis loin d’être persuadé que ce soit vraiment utile.

Bon certes c’est un peu facile et ça se rapproche un peu du discours «tous pourris» (discours auquel je suis loin d’adhérer) mais franchement j’ai du mal à croire que parmi les signataires il y en ait beaucoup qui ait vraiment signé le document avec conviction et en toutes connaissances de cause. L’initiative est louable comme tout ce qui peut rappeler aux décideurs en tout genre l’existence et l’importance du livre mais n’est ce pas aussi un moyen donné aux candidats de nous la jouer «je vous écoute» alors qu’en fait ils ne captent rien à ce dont ou leur parle.

Certains candidats ont inclus dans leurs programmes quelques déclarations en faveur des logiciels libres n’aurait-il pas été préférable d’aller les chercher sur ce terrain là pour leur en faire dire plus? Pour leur demander plus de détails sur ce qu’ils comptent faire précisément, par exemple dans le domaine de l’éducation? Pour leur montrer que ce qu’ils feront sera surveillé et mis en parallèle de leurs déclaration d’intention? Cela aurait probablement été plus difficile à faire mais peut-être plus utile.

Attention que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, mon propos n’est pas de casser du bois sur le dos de l’April je ne me le permettrais absolument pas, eu égard à ce qu’ils font pour le libre ce serait malvenu, mais malheureusement je n’ai que peu de confiance envers nos élites politiques ce qui m’amène a être particulièrement sceptique.

Par contre je ne peux m’empêcher de remarquer que la liste qui comporte le plus de signataires est « Europe écologie » or j’ai toujours trouvé une certaine communauté de valeur entre l’écologie et le logiciel libre(1) visiblement je ne suis pas le seul.

  1. notamment l’idée de bien commun []

Balise vidéo du HTML 5 : quel codec et qui l’imposera? 

26 janvier 2010

La nouvelle étape de la guerre des navigateurs se déroule aujourd’hui sur le terrain du codec (le bout de code qui compresse et decompresse les vidéos) de la balise vidéo du HTML5. Les deux concurrent sont Ogg Théora d’un coté qui est un format libre et ouvert et le H.264 de l’autre, format propriétaire soumis à brevets et licences.

Ce billet de Tristan Nitot résume assez bien la situation et les positions des différents antagonistes mais la question demeure qui va réussir à imposer quel format. En ce qui me concerne je suis assez pessimiste sur ce coup là certain y voit pour le Théora l’occasion de s’implanter, personnellement je n’y crois pas.

Que l’on ne se trompe pas Théora est un codec qui en théorie aurait largement de quoi défendre ses chances mais malheureusement le jeu est truqué.Car ll ne faut pas se leurrer celui qui décidera ce sera encore une fois Microsoft. Le jour où MS annoncera de manière officiel quel codec sera supporté par leur navigateur web youtube et consorts diffuseront leurs vidéo dans ce format puisqu’ils seront sur que 95% de PC de la planète seront équipé à terme plus ou moins long d’un navigateur le supportant. Tout cela accompagné bien sur de la grosse campagne de pub sur le navigateur qui accélère les vidéos d’internet (ben quoi on a bien eu les processeurs qui accéléraient internet).

Seul espoir pour l’instant Internet Explorer ne supporte pas la balise vidéo cela laisse du temps aux autres éditeurs mais c’est aussi à double tranchant peu de sites vont utiliser cette balise pour autre chose que des expérimentations tant que IE ne la supportera pas.

C’est bien pour cela qu’à mon avis Mozilla et Google aurait plutôt intérêt à s’entendre car à vouloir jouer au chat et à la souris pour des parts de marché ils oublient qu’il y a un gros tigre qui les attends à l’orée du bois.

Premiers test de la nouvelle Ubuntu.

8 octobre 2009

Comme d’habitude j’ai installé la nouvelle version de la distribution GNU/Linux Ubuntu dès la sortie de la version béta il y a une semaine. Voici un petit tour des principales nouveauté de cette version nommé Karmic Koala (koala charmeur je crois).

Je ne vais pas ici vous faire l’énumération complète de toutes les nouveautés je vais me concentrer sur une présentation un peu plus détaillée des nouveautés les plus visibles, celles auxquelles vous serait confronté dans un usage quotidien.

Petite remarque au passage sur la stabilité, comme d’habitude elle est au rendez vous. J’aimerais voir des versions béta aussi stable plus souvent. Les mises à jours continuent à se succéder rapidement (jusqu’à deux fois par jour parfois) et je n’ai pas eu droit à un seul plantage, de quoi frustrer n’importe quelle testeur. Il m’arrivait parfois (très occasionnellement) d’avoir le PC qui se gelait totalement et pour l’instant cela ne m’est pas arrivé une seule fois mais une semaine est un délai un peu court pour en être certain. Je sais que je le répète à chaque fois mais c’est simplement que je suis à chaque fois impressionné par cette stabilité.

Les nouveautés maintenant :

La première qui saute aux yeux est le processus de démarrage. Non seulement il est bien plus rapide mais en plus il paraît visuellement bien plus léché et finit. La vitesse de chargement s’est améliore que ce soit jusqu’à l’écran de connexion ou jusqu’à l’accès au bureau. L’amélioration de l’aspect visuel a été obtenu en homogénéisant l’aspect graphique des différents écrans de démarrage avant ou après la connexion et ce même écran de connexion. Il en ressort l’impression d’un seul et unique processus et non plus d’une succession d’étapes accompagné de saut d’affichage et de changement de résolution ou de configuration. Un autre changement dans ce processus ce sont les préférences de l’écran de connexion qui ont été largement simplifié, il ne reste plus que la possibilité d’activer ou non la connexion automatique avec ou non un délai d’attente. C’est certes limité mais personnellement je ne me souviens pas en avoir utilisé d’autres.
Évidemment le revers de la médaille de cette simplification est le manque de personnalisation qui en découle puisque l’on ne peut plus changer le thème de l’écran de connexion ni l’écran de l’ouverture de session de Gnome. Je dois bien reconnaître que ça me gêne un peu. L’extrême personnalisation de GNU/Linux est un de ses avantages majeur et c’est un peu dommage de perdre cela mais le choix se tient, Ubuntu est une distribution grand public pour lequel la facilité d’utilisation primera toujours et il faut avouer que la multiplication des options de Gdm avait de quoi faire peur au quidam moyen. Quant à l’apparence visuel elle donne un aspect fini et professionnel qui est nécessaire pour convaincre ce même grand public(1) Personnellement je vais continuer à suivre cela et voir son évolution. Je comprends le choix qui a été fait même si je regrette un peu ce que l’on y perd. L’idéal serait de concevoir un outil permettant de gérer les thèmes des différents composants du démarrage en un seul bloc, cela permettrait de concilier personnalisation, homogénéité et simplicité.

La deuxième nouveauté d’importance apparait une fois arrivé sur le bureau Gnome : il s’agit de l’intégration des deux applets de notification à droite du panneau supérieur.
Tout à droite vous avez «l’applet de notification de session». Il regroupe toutes les fonctionnalités de gestion de session (déconnexion, verrouillage, session invité etc…), d’arrêt et redémarrage de l’ordinateur et d’indication de votre statut de messagerie instantanée et ceci sans même charger un logiciel dédié. Cela est rendu possible grâce à l’intégration de Gnome de la librairie telepathy qui supporte de nombreux protocoles de messagerie.((notamment les populaires MSN et AIM ainsi que le libre jabber)) Évidemment pour les fonctionnalités avancés il vous faudra démarrer Empathy le client adéquat.

C’est justement Empathy que l’on va utiliser comme exemple pour illustrer le fonctionnement du deuxième applet. Nommé «applet de notification», il a pour vocation de regrouper l’ensemble des notifications que les programmes « résidents » type messagerie instantanée proposent. Vous avez lancé Empathy, mais vous n’en avez plus besoin. vous la fermez via la croix de la fenêtre, elle se ferme mais pas l’application en elle même, elle est simplement masqué, les notifications de cette application (contact qui se connecte par exemple) vous seront présenté via le menu de l’applet de notification. Si vous en avez de nouveau besoin ce même menu vous permet de retrouver rapidement la fenêtre. Par contre si vous voulez l’arréter complètement faites le via le menu et vous ne serez plus dérangé. Et cerise sur le gâteau cela sans même changer le statut que vous avez choisi grâce à l’applet de session, Redoutable non? 
Alors quel est vraiment l’intérêt de tout cela.

  1. Tout regrouper au même endroit : que l’application soit lancé ou simplement masqué elle est accessible par le même menu, c’est simple et efficace.
  2. Éviter de multiplier les icônes dans la zone de notification qui n’est pas faites pour cela.
  3. Éviter de multiplier les fonctionnements différents d’une application à l’autre et la multiplications de options correspondantes. ici c’est simple : fermer par le menu je quitte complètement, la croix ne fait que fermer la fenêtre point final, c’est clair et explicites. Certes on peut ne pas être d’accord avec ces choix mais ceux ci on l’immense mérite de l’homogénéité.

Il est vrai que cela peut paraître tordu au début mais on se fait vite la main et pour peu que les applications qui viendront s’y intégrer gardent toutes le même comportement homogène cela va être d’une irrésistible efficacité.
Bien sur tout n’est pas parfait encore. Les applications qui s’intègre a cette applet ne sont pas très nombreuses pour l’instant.((Empathy, Gwibber et Évolution pour l’instant)) Et pour certaines l’intégration n’est pas toujours parfaite, notamment Gwibber. Mais aussi il n’est pas toujours facile de distinguer visuellement dans le menu quelles sont les applications qui ne sont pas lancé de celles qui sont simplement masqué. Les premières voyant une description s’afficher sous l’élément lui correspondant dans le menu ce n’est pas ce qui se fait de mieux il faut bien le reconnaître un système d’icône coloré par exemple aurait été pas mal.
J’espère un jour voir claws-mail s’y intégrer, si cela peut être fait de manière optionnelle pour ne pas créer une dépendance envers Gnome. Je ne sais pas si je vais pouvoir m’y attaquer techniquement parlant mais si je peux au moins essayer de pousser en ce sens je n’hésiterais pas.

La troisième nouveauté est bien entendu le « Software Center », tentative de recyclage de l’AppStore d’Apple et de son succès. Dans le milieu du libre ça en fait frémir plus d’un mais pour l’instant il n’y a pas encore de quoi fouetter un chat. Tout les logiciels libre accessible auparavant le sont toujours de la même façon et pour l’instant il n’y a rien d’autre. Il est donc difficile de se faire une opinion. Quand au fait de rendre accessible facilement du logiciel propriétaire ça ne me gêne pas tant que cela si c’est clairement visible, si ça ne m’est pas imposé et si ça ne se fait pas aux dépends d’un équivalent libre. De plus je trouve l’approche par applications trié dans les mêmes catégories que dans le menu plus facile d’accès que l’approche par paquet plus classique d’un synaptic. Personnellement je préfère ce dernier mais je peux comprendre que ça perturbe bon nombre d’utilisateurs débutants.

Voila donc pour ce petit tour des nouveautés les plus visible de la nouvelle Ubuntu Pour avoir plus de détails sur les autres nouveautés vous les trouverez en anglais sur cette page.

  1. auquel se destine toujours Ubuntu, si ça vous pose des problèmes vous n’avez qu’a retourner chez Debian []

Google SideWiki : Excellent idée mais…

4 octobre 2009

La dernière nouveauté en date inventé par le géant Google s’appèle Google SideWiki. Pour ceux que ne connaitrait pas l’idée de base est simple : permettre à n’importe qui de publier un commentaire sur n’importe quelle page web que le site d’origine le permette ou non.

De prime abord l’idée peut paraître intéressante mais elle soulève quand même un paquet d’interrogation. Sur le principe je trouve l’idée excellente. Internet est devenue un média interactif cette solution en rajoute encore une couche partout où ce n’était pas le cas. Fini les commentaires accessibles aux seules abonnées plus personne ne pourra dire n’importe quoi sans pouvoir être contredit ça change de certains interviews télévisuels.

Maintenant passons aux points plus négatifs.

  1. Il faut la barre d’outil Google et je n’en veux pas. Ça m’énerve ces paquets où il faut prendre 15 trucs inutiles pour avoir le seul qui m’intéresse.
  2. Il s’agit une fois de plus de l’omniprésent Google qui cherche à récupérer des données et des informations nous concernant. Données qu’il ne se gènera pas pour les croiser avec les sujets que vous abordez dans vos mails, avec les thèmes des sujets que vous suivez dans Google Reader tout cela gentiment tagué par vois soins pour pouvoir s’y retrouver plus facilement… Et pour fournir des liens publicitaire sur lesquelles vous aurez plus de chances de cliquer car ils correspondront à ce qui vous intéresse. Le fait que tout cela soit du domaine privé n’a jamais effleuré l’esprit des concepteurs de Google il est illusoire de croire qu’ils vont changer aujourd’hui. Ça me donne le frisson rien que d’y penser.
  3. Il s’agit encore une fois d’une application totalement fermé, encore une fois chez Google une application qui manipule les données des utilisateurs est sous licence propriétaire. C’est systématique certes Google fait beaucoup pour le logiciel libre mais jamais rien pour les « données libres » et franchement je commence à me demander lequel est le plus important.
  4. À partir du moment où Google (ou d’autres à venir) fournit un service de commentaire ils est logique de penser que des concepteurs de site web vont vouloir les intégrer dans leurs propre site cela permet d’y ajouter de l’interactivité à moindre coût. À cet effet, il est fort probable que Google (ainsi que les autres) fournisse une API qui permettra ce genre d’exploitation. Je ne vous raconte pas la galère pour les concepteurs de site web s’ils veulent intégrer les commentaires à leurs sites avec la multiplication des fournisseurs et des API. Certes c’est un boulet que l’on traine depuis l’émergence du web2.0 mais il va bien falloir y mettre fin car le risque de lasser les utilisateurs est loin d’être négligeable.

Encore une fois Google nous gratifie d’un service très intéressant mais les problèmes de politique de confidentialité, d’exploitation de données personnelles, de licence et de formats fermés viennent sérieusement plomber le sujet. La quintessence des inconvénients du Web 2.0 et des logiciels propriétaires en pleine démonstration.

Twitter un procés : Légal certes mais est-ce utile?

29 septembre 2009

J’imagine fort aisément que vous avez un minimum entendu parler de l’autre affaire judiciaire du moment le procès de l’affaire Clearstream. Je ne vais pas me préoccuper des aspects juridiques de cette affaire dont je suis loin de maitriser les tenants et les aboutissants juridiques je vais me contenter de revenir sur ce qui a été considéré comme un petit événement : Le compte rendu judiciaire un direct via twitter tentative mené par Deux journalistes l’un de France2 l’autre du Nouvel Observateur.
Espérant comprendre un peu plus cette affaire j’ai décidé de suivre les twitts du journaliste du Nouvel Obs.

Après quelques jours de suivi que penser du résultat? Franchement pas grand chose. Je ne sais pas si c’est uniquement du au journaliste mais je n’ai pas trouvé l’expérience très réussie. Les 3/4 des messages posté ne sont qu’anecdotique, rien ou presque sur le fond uniquement des compte rendu d’ambiance. C’est un peu léger quand même, j’espère pour le journaliste que ce n’est pas un choix éditorial. Franchement que DDV soit bien coiffé ou pas on s’en fout un peu.
Certes vu la complexité de l’affaire la limite des 140 caractères est probablement gênante mais la tentative récente de faire la même chose de la part de Maitre Éolas lors d’une autre audience laisse penser qu’il est possible de faire mieux.

En fait il est difficile de poser une conclusion définitive. Je principe est séduisant après tout, les audiences judiciaires sont publique qu’elles puissent être accessible au plus grand nombre grâce aux moyens de communication moderne est une très bonne chose. Mais dans le cas présent la tentative est plutôt raté.
Attention loin de moi de vouloir jeter la pierre au journaliste en question. Bien au contraire j’aurai plutôt tendance à saluer la prise de risque mais reconnaitre ses échecs est le meilleur moyen de ne pas les répéter. J’espère au contraire que la rédaction du nouvel observateur saura prendre le recul nécessaire pour faire que la prochaine tentative un succès.

Envoyez Polanski aux états unis

28 septembre 2009

Je me doute que ce titre va en faire bondir quelques en mais franchement j’en ai rien à foutre car cette histoire m’énerve particulièrement. Commençons par reprendre cette affaire depuis le début…
Elle commence en 1977 M. Polanski couche avec une jeune fille de 13 ans, consentante ou pas dans toutes les démocratie occidentale (et même beaucoup d’autres) cela s’appelle un viol ni plus ni moins. Et que l’on ne vienne pas me parler de présomption d’innocence le procès a eu lieu, le monsieur a plaidé coupable de détournement de mineur et a été donc été condamné pour cela; point barre, circulez il n’y a plus rien à voir, le monsieur doit purger sa peine. Pour x raisons M. Polanski décide de se faire la malle avant l’audience à laquelle le tribunal est censé lui prononcer la-dites peine. Si aujourd’hui il est en taulle c’est uniquement pour cela. Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à ce que la justice d’un état de droit réclame qu’un condamné soit présent lorsque sa peine va lui être prononcé. J’aurai même tendance à penser que eu égard aux droits de la défense c’est la moindre des choses.
Même si l’on peut émettre beaucoup de réserve sur le système judiciaire américain(1) on est loin d’une justice totalement aveugle aux droits de la défense et de l’homme. Surtout que les capacités financières de M. Polanski lui permette largement de se payer les avocats nécessaire pour assurer sa défense.(2) je ne m’inquiète absolument pas pour lui sur ce plan là, il est et sera défendu et même très bien défendu ça ne fait aucun doute.

Quand à l’arrestation elle même je suis sidéré des réaction indignées qu’elle provoque. Certes elle ressemble à un traquenard mais après tout ça fait trente ans qu’ils lui courent après qu’ils aient fait en sorte que cette fois il ne leur échappe pas n’a rien de particulièrement choquant, je vous rappelle que nous parlons bien d’un coupable pas d’un prévenu ça fait quand même une sacré différence. Il ne faut pas se leurrer pour chacun d’entre nous ça fait longtemps que l’on aurait parlé de «cavale d’un dangereux pédophile». Surtout que encore une fois cela a lieu dans un pays démocratique où les décisions de police et de justice peuvent être remise en question par des voies tout à fait accessible à M. Polanski.

Dernier point qui m’exaspère au plus au point dans cette affaire, la multiplication des réactions indignés. Au nom de quoi M. Polanski devrait échapper à la justice ? Pour quels raisons il n’aurait pas à assumer les conséquences de ses actes? Actes qu’il a lui même reconnu. Si encore on avait eu droit à des interrogations justifié par des arguments juridique sur la procédure américaine pourquoi pas mais non. Au nom de son talent, de sa supposé valeur artistique M. Polanski serait au dessus des lois? Et puis quoi encore à ce que je sache il n’existe pas d’immunité artistique. Et je ne parle même pas de la réaction du ministre de l’inculture la culture qui vient de participer à cette mascarade constitutionnelle qu’a été le vote sur la loi dites Hadopi2 elle est particulièrement choquante. Ce monsieur a été reconnu coupable, il l’a reconnu lui même, je ne vois pas au nom de quoi il aurait le droit d’échapper à la justice.

Attention par contre ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne cherche pas à réclamer quoi que ce soit en termes de condamnation contre M. Polanski, je laisse ce soin à la justice américaine. Il est même probable que si j’estime par la suite que l’éventuelle condamnation relèverait plus de l’acharnement judiciaire que de la justice je ne serais pas le dernier à m’en offusquer et à m’exprimer. Je me contente de considérer qu’il est normal qu’un tribunal veuille faire comparaitre un condamné qu’il a déclaré coupable.
Maintenant si vous n’êtes pas d’accord avec moi vous pouvez vous lâcher dans les commentaire mais attention mon trollomètre sera réglé sur ultra sensible vous avez intérêt à avoir des arguments.

Mise à jour : Pour les détails juridiques de l’affaire je vous conseille la lecture ce billet de l’excellent Maître Éolas.

  1. et je suis loin d’être le dernier à le faire []
  2. c’est traditionnellement le principal reproche que l’on fait, et probablement à juste titre, au système américain []